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la mesure in vivo

SONALTO dans Capital

Written by genyseb2 on . Posted in Breaking news de l'audioprothèse

photo 2

les dirigeants de SONALTO s’exposent dans Capital de ce mois de Mai 2013. Ils représentent la jeune génération d’entrepreneurs « innovants »… Ca laisse songeur… Ils en profitent pour donner leurs stratégies pour 2014 : ni plus ni moins, une distribution orientée vers les opticiens, vraisemblablement pour faire bisquer les audios qui dénigrent leurs produits ! Mouahahahhahah

L’influence des attentes du malentendant sur sa perception du résultat de l’appareillage auditif

Written by Clément Georget on . Posted in Psychologie, Qualité de services

Dans un article récent, Dawes, Powell, et Munro (2011) ont examiné les conséquences des attentes de sujets malentendants en ce qui concerne leur perception de l’appareillage auditif et la satisfaction qu’ils en tirent.

Les effets placebo sont courants et très connus dans le monde médical. Ils tiennent une place essentielle dans la recherche médicale, puisque l’efficacité d’un médicament est défini par son efficacité supérieure à celle d’un placebo ou par son efficacité supérieure au médicament de référence.

On rappelle que l’effet placebo peut-être défini comme étant la réalisation d’un changement de la condition du malade entraîné par l’importance symbolique du traitement, à défaut d’une véritable action pharmacologique, physiologique voire physique et corporelle (Finniss, Kaptchuk, Miller, Benedetti, 2010).

Il semble que la personnalité du soignant et la conviction du thérapeute influencent la probabilité d’obtention de l’effet placebo. Une personnalité chaleureuse, amicale et compatissante augmente la conviction du patient à suivre le traitement et facilite la production de l’effet placebo (Bergmann, 2008).

Dans le domaine de l’audioprothèse, la notion d’effet placebo a été peu étudiée, elle ne fait l’objet que de 3 articles publiés à ce jour, tous rédigés par des équipes anglo-saxonnes.

Bentler et ses collègues (Bentler, Niebuhr, Johnson, & Flamme, 2003) ont montré qu’une aide auditive présentée comme « numérique » par l’audioprothésiste était beaucoup plus appréciée à l’usage par des sujets malentendants qu’une aide auditive présentée comme « conventionnelle », cette dernière étant pourtant elle aussi une prothèse numérique, mais de marque différente.

Bien que la mesure d’efficacité prothétique par audiométrie vocale ne montre pas de différences significatives entre les deux prothèses, les auteurs recueillent le ressenti des patients par le biais d’un questionnaire normé. Les auteurs estiment que le simple fait d’avoir caractérisé une aide comme « numérique » et pas l’autre amène jusqu’à 32% de variance dans le jugement du résultat. Sur les 40 sujets testés, 33 déclarèrent préférer l’aide numérique, sous couvert du caractère novateur de la technologie numérique.

Il faut savoir qu’à l’époque où cette étude a été menée, les aides auditives numériques venaient de sortir et étaient présentées par les industriels de l’audition comme une révolution.

Les auteurs concluent qu’il est important pour les chercheurs en audiologie d’utiliser des protocoles en double aveugle pour étudier l’intérêt d’une nouvelle technologie prothétique face à une autre.

Dawes, Powell, et Munro (2011) ont travaillé avec un groupe de 20 utilisateurs expérimentés d’aides auditives (13 hommes, 7 femmes, âgés de 54 à 80 ans) à qui ils ont demandé d’évaluer une « nouvelle » aide auditive face à une « conventionnelle ». Les deux aides auditives de type contour d’oreille étaient en fait identiques en tout point, seule la couleur de la coque les différenciait. Elles étaient programmées à l’identique, et ont été adaptées selon la même procédure à l’oreille du patient.

Contrairement à l’étude de Bentler (2003), le jugement des patients a été recueilli via plusieurs tests le jour de l’adaptation des appareils. Ces derniers n’ont pas été prêtés.

Trois tests, effectués en moins d’une heure, ont été retenu pour évaluer l’impression de performance des sujets : un test de compréhension de la parole en milieu bruyant, un jugement de la qualité sonore pour différents sons émis en cabine et enfin l’établissement d’une préférence (par opinion) ou non pour un des deux appareils et si oui lequel.

Pour le test dans le bruit, l’opérateur envoie des listes de phrases à 65 dB SPL, niveau de la voix moyenne, dans un brouhaha à 63 dB SPL. Chaque phrase est une phrase porteuse, « Pouvez-vous entendre X clairement ? », où X change à chaque phrase. Il demande au participant de répéter le mot clé X. Le participant doit alors cocher le mot qu’il pense avoir compris parmi 4 propositions (3 mots leurres et le mot clé). Un score d’intelligibilité est finalement calculé après passation d’une liste comportant 80 items.

Le participant à l’étude devait ensuite mettre une note comprise entre 1 et 10 pour évaluer successivement le confort et la clarté d’écoute de différents extraits sonores (morceaux de paroles, de musiques et de bruits environnementaux).

En moyenne, l’intelligibilité dans le bruit est de 62,3% (écart-type 10,4) avec le nouvel appareil et de 60,7% (écart-type 9,0) avec le conventionnel. Considéré l’échantillon et l’écart-type, cet écart d’intelligibilité est considéré comme statistiquement significatif par les auteurs, p = 0,03 au test de Wilcoxon.

Bien que les sonorités des deux appareils soient globalement notées de manière positive, les notes obtenues avec l’aide « nouvelle » sont systématiquement supérieures aux notes attribuées pour la « conventionnelle ». Pour les auteurs, les différences observées à l’avantage de l’aide « nouvelle » sont statistiquement significatives, p < 0,01.

Le recueil de la préférence des sujets pour l’une des deux solutions est tel :15 des 20 sujets préféraient la « nouvelle » aide auditive, 5 ne savaient pas dire qu’elles étaient la ou les différences entre les deux, et aucun sujet préférait l’aide « conventionnelle ». Encore une fois, l’hypothèse soumise au test statistique montre que la différence est significative, p = 0,02.

Les auteurs concluent que les mesures d’efficacité prothétique sont influencées par les attentes du patient dans le cadre de son appareillage auditif ainsi que par les espoirs du sujet malentendant dans le cadre d’un projet de recherche en audiologie. Ils mettent en avant la nécessité de contrôler l’effet placebo dans ces deux situations.

Hopkins (2012), afin d’établir un poster scientifique sur la question de l’effet placebo en audioprothèse, a ré-utilisé tout le protocole déployé dans l’étude de Dawes, Powell et Munro (2011). La seule différence étant le nombre de sujets testés, passant de 20 à 16 pour ce projet. Hopkins a trouvé que 75% des participants ont exprimé une préférence globale pour « le nouvel » appareil auditif. Cette valeur est similaire à celle déterminée par Dawes et al.  L’auteur conclu que l’effet placebo impacte fortement l’appréciation de l’utilisateur lors de l’essai d’une prothèse auditive.

EN CONCLUSION :

Lorsqu’ils pensent être appareillés par une prothèse auditive « récente », les malentendants se déclarent plus satisfaits qu’avec une prothèse présentée comme « conventionnelle » par l’audioprothésiste mais qui, dans les faits, est pourtant identique à la première.

Cette préférence pour l’appareil le plus désirable est fortement marquée dans chacune des trois études détaillées ci-avant : 82,5% des sujets testés par Bentler (2003) préfèrent une aide « numérique » à une aide « conventionnelle » et 75% des sujets testés par Dawes, Powell, et Munro (2011) ainsi que par Hopkins (2012) préfèrent une aide « nouvelle » à une aide « conventionnelle ».

On peut se demander combien de temps certains effets placebo peuvent durer, mais aucun travail de recherche n’a été proposé sur ce thème en audioprothèse. Bentler (2003) a mesuré la préférence pour l’une ou l’autre des prothèses au bout d’un mois d’utilisation dans des conditions réelles d’utilisation, tandis que Dawes, Powell, et Munro (2011) et Hopkins (2012) l’ont mesuré dans des conditions de laboratoire universitaire, sans mise à l’essai du matériel.

L’avis des malentendants étant ce qu’il est, il est étonnant de constater qu’à matériel et réglages identiques, Dawes, Powell, et Munro (2011) mesurent de meilleures performances objectives pour l’appareillage auditif présenté comme « nouveau » : l’intelligibilité dans le bruit est significativement meilleure qu’avec l’aide « conventionnelle » et la qualité sonore y est plus appréciée. En croyant porter une aide auditive « high tech », les patients ont obtenus de meilleurs scores au moment de tester l’appareillage auditif en cabine !

On peut donc penser que l’état d’esprit du patient vis-à-vis de sa démarche d’appareillage a une influence significative sur le ressenti et la satisfaction qu’il en tire. Cela montre que l’adhésion au projet d’appareillage, la bonne entente avec l’audioprothésiste et la bonne compréhension des enjeux d’une prise en charge non-tardive par l’audioprothésiste peuvent améliorer la satisfaction du patient. Vice-versa : un patient réfractaire, qui trouve toute solution prothétique inconvenante, qui n’accepte pas les limites etc… a plus de risques d’être déçu de son équipement auditif.

Le patient est influençable par de nombreux facteurs. Au-delà des effets positifs que suscite la croyance en l’avancée technologique des appareils auditifs sur les attentes du patient, le discours explicatif et l’expérience émotionnelle vécue par le patient auprès du médecin ORL puis de l’audioprothésiste sont des éléments importants pour le motiver et le décider. Kochkin et al. (2010) a montré que le nombre de patients satisfaits de leur appareillage augmentait quand l’audioprothésiste s’investissait dans des mesures audioprothétiques variées (administration de questionnaires normés, mesures en cabine, mesures in-vivo…), quand bien même elles ne modifiaient pas les réglages des aides auditives. Il mesure même que plus l’audioprothésiste commente de manière positive le résultat d’un test prothétique, plus le patient adhère à cette vision positive de l’appareillage et le trouve performant.

L’amélioration d’intelligibilité dans le bruit mesurée grâce à la croyance du patient en le port d’une prothèse « nouvelle » face à la prothèse « conventionnelle » est faible (62,3% contre 60,7%, soit environ 2%) mais peut être réelle. Elle est en tout cas statistiquement significative. Cette amélioration de la compréhension étant mesurée en laboratoire, elle ne reflète peut-être pas la performance obtenue dans les conditions de vie réelle des patients. Il faut garder à l’esprit qu’il y a toujours une fierté chez l’audioprothésiste en obtenant la moindre petite amélioration de la compréhension de la parole dans le bruit pour un de ses patients, tellement il est compliqué et important pour ceux-là de la maximiser.

BIBLIOGRAPHIE :

Le Monde. Vous souffrez ? Prenez donc un placebo… cher. 6 Mars 2008. Jean-François Bergmann.

Finniss DG, Kaptchuk TJ, Miller F, Benedetti F (2010) Biological, clinical, and ethical advances of placebo effects. Lancet 375: 686–695. doi: 10.1016/S0140-6736(09)61706-2.

Dawes P, Powell S, Munro KJ. (2011) The Placebo Effect and the Influence of Participant Expectation on Hearing Aid Trials. Ear & Hearing 32(6):767-774.

Bentler, R.A., Niebuhr, D.P., Johnson, T.A., & Flamme, G.A. (2003). Impact of digital labeling on outcome measures. Ear and Hearing, 24(3), 215-224

Hopkins R. (2012) Reliability of Placebo Effects In Hearing Aid Trials. British Academy of Audiology (BAA) Poster #24, Manchester,  England.

Kochkin S, Beck DL, Christensen LA, Compton-Conley C, Fligor BJ, Kricos PB, … & Turner R. (2010). MarkeTrak VIII: The impact of the hearing healthcare professional on hearing aid user success. Hearing Review, 17(4), 12-34.

Alors, votre avis sur le congrès ?

Written by genyseb2 on . Posted in Congrès, DISTRIBUTEURS

Après avoir arpenté(e), en long, en large, de travers les allées de notre congrès, qu’en avez vous pensé ? Avez vous identifié des nouveautés, des innovations ? N’ayant pas eu l’occasion de visiter tous les stands, j’attends vos commentaires sur les stands STARKEY, WIDEX, PHONAK et autres !

Mais avant de lâcher votre petite com’ coup de coeur sur votre fournisseur préféré ou celui que vous jugez digne de la meilleure innovation de ce premier semestre, un petit sondage :

Quelle est la marque la plus innovante en ce début d'année ?

View Results

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PS : les clics sont numérotés par adresse IP, le clic bombing pour augmenter le score d’un fournisseur sera vite identifié, à bon entendeur !

DU AUDIOLOGIE LYON 2013/2014

Written by genyseb2 on . Posted in Breaking news de l'audioprothèse

L’UNIVERSITE CLAUDE BERNARD LYON 1

et

L’INSTITUT DES SCIENCES ET  TECHNIQUES DE LA  READAPTATION 

Proposent

 

DIPLOME UNIVERSITAIRE AUDIOLOGIE AUDIOPROTHETIQUE ET PROTHESES IMPLANTABLES

 

Cette formation organisée à Lyon a pour objectif d’enseigner les connaissances pratiques les plus récentes en audiologie audioprothétique et prothèses implantables avec la participation active d’intervenants reconnus dans chacun des domaines. Cette formation a lieu sous la forme de sept modules de deux jours consécutifs (15 heures d’enseignement par module). Une prise en charge individuelle sera proposée pour l’élaboration du mémoire. Outre six TP, la participation à une chirurgie, une activation, et à un réglage d’un système implanté sera proposé à hôpital Edouard HERRIOT de LYON ou le centre hospitalier LYON SUD

Cette formation est ouverte aux audioprothésistes diplômés désireux d’approfondir leurs connaissances dans le domaine de l’audiologie, de l’audioprothèse et les réglages des différents systèmes d’implants par des cours théoriques et pratiques.

 

Programme théorique

 

Module 1 : 21/22 octobre 2013

I/ Physiopathologie et exploration fonctionnelle de l’audition. Pr H. Thai-Van, E. Veuillet, D. Collin, S. Gallégo.

II/ Psychoacoustique et traitement du signal. Pr P. Avan, M. Hoen, S. Gallégo, Fabricants.

 

Module 2 : 18/19 novembre 2013

I/ Intelligibilité et surdité. Michel Hoen, F. Seldran, D Colin.

II/ Modalités audio-visuelle (lecture labiale, LPC, LSF) et psychomotricité. Agnès Bo, S. Chapuis, V. Julien, S Fretis Arkaya.

TP d’initiation à la lecture labiale et LPC.

 

Module 3 : 16/17 décembre 2013

I/ Presbyacousie du troisième et quatrième âge. Léon Dodelé, E.Veuillet, Fabricants.

TP de réglages sur des cas pratiques.

II/ Cas particuliers de surdités : cophose unilatérale, Ménière, démences, microties. Stéphane Gallégo.

TP de réglages sur des cas pratiques par des fabricants

 

Module 4 : 13/14 Janvier 2014

I/ Les acouphènes. Arnaud Norena, S. Gallégo, Fabricants.

TP de réglages sur des cas pratiques.

II/ Compression et transposition fréquentielle. David Colin et Fabien Seldran.

TP de réglages sur des cas pratiques par des fabricants.

 

Module 5 : 10/11 février 2014

I/ Implant d’oreille moyenne. Pr Stéphane Tringali et Paul Berger, A. Devèze.

TP de réglages sur des cas pratique par des fabricants.

II/ Implant à ancrage osseux. Pr Eric Truy, P. Berger, F. Seldran.

TP de réglages sur des cas pratiques par des fabricants.

 

Module 6 : 10/11 mars 2014

L’implant cochléaire. Pr Eric Truy, Pr H. Thai-Van, S. Gallégo, S. Chapuis, T. Bigeard, J.F. Vesson.

TP de réglages sur des cas pratiques par des fabricants.

 

Module 7 : 7/8 avril 2014

I/ Appareillage de l’enfant. E. Bizaguet, F. Dejean, JF. Vesson.

TP de réglages sur des cas pratiques.

II/ Les bonnes pratiques. Unsaf.

Intervenants : représentant de l’Unsaf, représentant du collège, D. Colin, Fabricants.

 

Programme pratique 

Le choix sera donné aux candidats : participation à la chirurgie, à l’activation et à un réglage d’un

Implant d’oreille moyenne, ou implant à ancrage osseux, ou implant cochléaire adulte, ou implant cochléaire enfant.

 

Cette formation peut être prise en charge par le FONGECIF ou l’employeur.

Pour toute information complémentaire (dates, coût…), merci de contacter le secrétariat d’audioprothèse.

Inscription jusqu’au 3 septembre 2013

INSTITUT DES SCIENCES ET TECHNIQUES DE LA READAPTATION

8 avenue ROCKEFELLER 69008 LYON

Téléphone 04 78 77 75 40 – Télécopie 04 78 77 70 94

E.mail : veronique.villalon@univ-lyon1.fr

Ratio de compression in-vivo

Written by xavdelerce on . Posted in Affinity, Chaînes de mesure, La compression, mesure in-vivo

Une difficulté rencontrée lors de la mesure in-vivo est de faire coïncider le ratio de compression affiché par le logiciel de réglage et celui, réel, mesuré in-vivo.

Si vous effectuez une mesure in-vivo avec un signal de balayage, une mesure à 65 puis à 75dB SPL vous donnerons une lecture quasi-immédiate de CR par un calcul simple. Mais il est bien dommage, voire impossible d’effectuer aujourd’hui une MIV avec un tel signal. L’ISTS est pour cela hautement recommandé.

Le problème avec un signal de parole, fluctuant par nature, est qu’il devient très délicat d’associer le CR affiché et l’action (bonne ou mauvaise) de ce taux de compression sur le signal vocal. En effet, si le logiciel dit CR=4.0 entre 65dB SPL et 80dB SPL, malgré l’énormité d’une telle compression, il y a de fortes chances que la « voix moyenne » (65dB SPL) et même la voix forte (75dB SPL) ne soient pas impactées par cette compression. Pourquoi ? car même à niveau « moyen », l’énergie par bande de tiers d’octave d’un signal vocal ne dépasse pas 60dB SPL, y compris en crêtes:

Une telle compression (CR de 4.0 à TK=65dB SPL) n’aurait quasiment aucun effet à voix moyenne et à voix forte. Les points d’enclenchement nécessaires à une action sur un signal de parole sont situés entre 30 et 60dB SPL.

Cette difficulté de relier « CR affichés » et « CR réels » lors de l’utilisation d’un signal vocal avait été exploré dans ce très bon article.

Mais cela n’empêche pas la dégradation de la dynamique vocale par les compressions de bas niveau d’entrée et autres expansions dont on ne sait en général pas où elles agissent… Si l’on considère la dynamique vocale non-déformée, on retrouvera une valeur d’environ 30dB, correspondant au LTASS +12dB et LTASS -18dB:

Tout facteur de compression excessif positionné à un TK de 55dB SPL aurait tendance à dégrader les crêtes du signal, et à l’opposé, tout TK de la première compression, situé trop haut (ex: 40dB SPL) aurait pour conséquence de ne pas amplifier les « vallées » de la parole.

De retour du congrès, j’ai donc découvert la possibilité, en temps réel, d’analyser la facteur de compression sur la dynamique de la parole, le tout in-vivo.

Du percentile 30 (vallées) au percentile 99 (crêtes), la chaîne de mesure Affinity calcule en temps réel le ratio de compression, et dans chaque bande de tiers d’octave vous affiche le CR:

Cette analyse est intéressante pour les niveaux élevés de parole (ex: 75dB SPL) et peut être effectuée, au choix, sur la dynamique perc. 30/perc. 99 ou bien perc. 60/perc. 99:

Le taux de compression utilisé reflète donc le traitement du signal appliqué mais peut prendre des valeurs inhabituelles: par exemple, un CR de 0.85 reflèterait un premier TK trop haut, une mauvaise amplification des informations de faible niveau (percentiles 30). Un ratio de compression de 1.0 indique donc une dynamique vocale préservée (30dB en entrée, 30dB en sortie amplifiée). Il va sans dire que cet affichage est TRES intéressant lorsque l’on utilise des appareils censés utiliser un « gain linéaire flottant ». S’il est vraiment « linéaire » ce « gain flottant », la dynamique vocale ne devra pas être détériorée, donc Affinity devrait afficher un CR de 1.0, ou en tout cas décorrélé du CR « classique » ou « affiché »…

Cette fonctionnalité est présente dans la version 2.3 d’Affinity et peut être réalisée in-vivo (exemple précédent) ou au coupleur (exemple ci dessus). Elle correspond à la norme IEC 60318-5.

Je trouve cette mesure extrêmement utile: au-delà de s’assurer qu’il y a « in-vivo » une amplification suffisante, nous allons pouvoir vérifier qu’il n’y a pas de dégradation de la dynamique du signal et que les algorithmes nous assurant un traitement spécifique pour la parole, le font bien.

Pour les puristes, cette version d’Affinity, par simple clic-droit sur le « label » (niveau) de la courbe dans le bandeau de droite, vous donne accès à l’analyse statistique complète des niveaux d’énergie du signal au cours du temps. Preuve en est que nous avons à disposition de bien beaux joujoux !

On progresse toujours…

Les commentaires récents

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Demi

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Demi…

Blog audioprothésiste Mesures in-vivo avec le Signal Vocal International de Test (ISTS) sur Affinity 2.0x » Blog audioprothésiste…

BriceJ

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il faudrait écouter au casque directement sur la sortie du CD pour voir si il y a bien un signal à droite (piste A, parole) et un autre signal à gauche (piste B, bruit). Si ce n’est pas le cas en effet le CD a un problème.
Ca parait peu probable et le problème vient certainement de la configuration de l’audiometre, de l’ampli et des HP.

Brice J.

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L’effet placébo se traduit par un réel effet statistique sur la compréhension et c’est bien la difficulté lors de nos tests quand on cherche des « petites » différences.
Dans le calme en vocal ou en tonal il est -relativement- facile de démontrer une différence et un gain de l’ace. En revanche sur des pertes très localisées et légères ou pour des mesures dans le bruit, l’attention et la motivation du sujet peuvent anéantir la petite différence de gain. Chez les personnes très agées parfois on est confronté à cette même difficulté où il faut pousser le patient à faire un effort pour répéter les mots même s’ils sont difficile à comprendre.

Bref, il me semble que la mesure du gain in vivo reste primordiale dans le réglage et la mesure du gain en audiométrie doit toujours être pondérée par l’analyse des commentaires de la personne et de son entourage.

Enfin, il est difficile avec cet effet placebo d’opter pour la bonne conduite à tenir : plus on est convaincant meilleur sera le résultat à court terme mais plus on passer pour un « commercial » et plus la déception peut apparaitre à moyen terme. Il conviendrait de doser son discours tout en étant démonstratif et pédagogue sur les moyens employés.

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