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Archive for avril, 2012

Rien n’est perdu (2): rattrapage AudiologyNow ’12 !

Written by xavdelerce on . Posted in Audiologie, Audioprothese, Audioprothesiste, Congrès, formation, Formation continue

Merci à Clément GEORGET pour l’info ;-)

Pour ceux qui n’ont pas pris l’avion pour les states (en gros tout le monde…) pour assister au Barnum annuel de l’audiologie, voici sur le site AudiologyNOW ! les slides de quasiment toutes les présentations:

Tapez « BOSTON12″ (sans les guillemets) en mot de passe, puis « View Handouts Now » et « View by Title ».

Parmi les très très nombreuses présentations (on a encore du boulot en France…), comme ça à la va-vite: « transformez votre iPhone en analyseur spectral de niveau pour salle de classe » (!), « la jungle des mesures in-vivo », « tester et mettre en évidence les systèmes de décalage fréquentiel », « comparaison de deux méthodologies récentes en appareillage de l’enfant: sonie et SII estimés » (très très bien), etc., etc.

Rien n’est perdu !

Written by genyseb2 on . Posted in Audioprothesiste, mesure in-vivo

Il y a une semaine de cela, une jolie demoiselle vient me voir… Elle se dit gênée dans les situations bruyantes. Elle avait déjà rencontré un Médecin ORL qui lui avait annoncé sa perte auditive. Dans la foulée, il lui avait prescrit une ordonnance. Cadre dans la grande distribution, elle était de plus en plus mis à l’écart dans les groupes de travail de l’entreprise.bref, elle se rendait compte que renouer avec le monde passait hélas par un appareillage auditif, stigmatisant son arrivée dans le groupe des quadras depuis quelques mois !

habituée à l’internet, elle a google-isé « audioprothèse » ou « sonotone » et elle atterrit, paf, sur le site de sonalto… qui lui fournit une liste détaillée des pharmaciens délivrant le désormais célébrissime Octave ! Ainsi, bardée de sa liste, elle se rend chez un pharmacien, qu’elle ne connait pas… à quelques km de chez elle et après dépôt du chèque de caution, obtient le droit d’essayer le précieux assistant d’écoute ! Celui-ci lui déballe sur le comptoir et en 2 minutes lui explique comment ça fonctionne ! rapidement, car il y avait du monde derrière …

hélas, trois fois hélas, ça ne « morche pas » ! Au mieux, une légère résonance… Elle rend le dispositif erroné en provoquant l’ire du professionnel du médicament qui ne comprend décidément pas, mais alors vraiment pas, pourquoi ça ne fonctionne pas… il lui propose d’essayer 2 semaines de plus… Si, si !

fig. 1  Audiométrie tonale

Fig 2. Mesure ISTS 3 niveaux sans aides auditives pour évaluer la gêne

Fig 3. Réglages fournisseur

Légèrement échaudée, elle s’arrête nette dans ses recherches en se disant que non, non, non elle ne portera pas d’aides auditives, ça ne fonctionne pas… Quelques cycles lunaires plus tard, elle se rend à l’évidence tout va de mal en pis… Désormais, elle ira chez des professionnels qui s’y connaissent !Après avoir fait le tour elle finit chez votre serviteur (et oui, il faut bien une fin heureuse). Après une heure d’explications et moult tests,  elle se dit convaincu pour un essai ! 3 semaines plus tard, elle se décide car l’essai de 3 semaines ponctué de 4 rdv lui a permis de s’adapter tranquillement à son aide auditive gauche (en attendant de s’équiper de l’autre coté, choix personnel…) ! Elle a trouvé l’approche pro, pédagogique et efficace. Pour l’histoire, elle ne m’avoué qu’à la fin son parcours du combattant.

Morale de cette histoire : « continuons à bien travailler, gardons en tête quotidiennement que la qualité et le professionnalisme, ça paye ! »

Piles d’aides auditives dans le nez pour une jeune fille Américaine !

Written by genyseb2 on . Posted in Astuces sur les appareils

Pourtant l’option existe : verrouiller le compartiment pile grâce à un taquet permet d’éviter ce genre de mésaventure : http://bit.ly/HKAhFh. Le pire est que la jeune fille, qui a maladroitement égarée une pile d’aides auditives dans sa narine, a risqué de sérieuses brûlures des muqueuses des cornets nasales, eu égard à la toxicité des piles !

N’oubliez pas de verrouiller le tiroir pile sur les contours d’oreilles de nos chères têtes blondes appareillées ! Ainsi fermé, la pile ne risque pas d’être ingérer par les bambins ou par un Yorkshire terrier, meilleur ami de votre cliente fraîchement appareillée ! ;-)

 

Vous reprendrez bien quelques canaux ?

Written by xavdelerce on . Posted in Revue de presse

Une étude très intéressante (Hearing Aid Compression: Effects of Speed, Ratio and Channel Bandwidth on Perceived Sound Quality. Ole Hau, MSC EE, & Hanne Pernille Andersen, Ph.D., Department of Audiological Research, Widex) vient d’être publiée en ligne sur le site Audiology Online, concernant le rapport existant entre différents facteurs croisés comme  » nombre de canaux « ,  » vitesse des compressions  » et  » taux de compression  » utilisés dans le réglage d’une aide auditive.

Il est toujours délicat pour un audioprothésiste d’avoir des « preuves » qu’une aide auditive, parce qu’elle possède telle ou telle caractéristique, est meilleure qu’une autre.

L’approche prothétique fondée sur la preuve (evidence based), est de plus en plus employée par les audiologistes, on va dire, outre-atlantique. Le public appareillé, mieux informé, autant sinon mieux formé que nous à une certaine culture scientifique, finira bien par dire « Vous me dites que cela est mieux pour moi, expliquez-moi pourquoi ! ». Une connaissance de la littérature spécialisée, divers tests mis à disposition des professionnels (MIV, TEN-Test, HINT, etc.), doivent nous permettre de pouvoir d’argumenter en faveur de tel ou tel traitement du signal (au niveau audio, bien sûr).

Par exemple, une aide auditive à 15 canaux est-elle meilleure que celle à 5 canaux ? Et pourquoi (physiologiquement ou acoustiquement)? Un réducteur de bruit est-il efficace (voir l’article de Jean-Baptiste DELANDE et Alexandre GAULT, AudioInfos n°170, avril 2012) ? Une compression rapide est-elle meilleure qu’une lente ?

Et enfin : que veut dire « meilleur » ? Plus confortable ou plus efficace ? Les deux sont-ils conciliables ?

Revenons à cette étude qui a donc testé la qualité sonore ressentie (et pas la performance), sur des sujets normaux-entendants, d’une aide auditive dont on a pu faire varier le nombre de canaux de 3 à 15 (traitements 5/3, 3/3 et 1/3 d’octave), les temps d’attaque/retour (de 10/105 jusqu’à 700/7000ms) et le taux de compression (de 1 à 3). Seul un fabricant a la possibilité technique de mener de telles études (faire varier les caractéristiques intrinsèques d’une aide auditive).

Il a donc été demandé à 10 auditeurs de juger de la qualité de 111 sons présentés à 62dB SPL dans des niveaux de bruit variant -5 à -25dB par rapport au signal (S/B +5 à +25dB). Ces enregistrements ont été administrés par un casque après passage dans l’aide auditive et traitement testé.

Que dit en gros la littérature sur le sujet:

  • Vitesse de traitement des compressions et taux de compression : des résultats très contrastés sont retrouvés dans la littérature. Une compression rapide est souvent jugée plus efficace en intelligibilité alors qu’elle est en même temps jugée plus fatigante. La parole étant par exemple très rapidement amplifiée dans les « vallées du bruit » est alors perçue (intelligibilité), mais à l’inverse, un bruit fluctuant est également rapidement amplifié lors des interruptions de la parole (fatigue).
  • Egalement, les auteurs rapportent un effet délétère d’une compression trop rapide sur un nombre de canaux important : le lissage des contrastes spectraux, c’est à dire que les écarts entre pics et vallées ont tendance à être réduits, ramenant du même coup la parole vers la dynamique du bruit (plus réduite).
  • Enfin, la qualité sonore perçue semble nettement se dégrader en combinant taux de compression élevé et compression rapide.

Ce qui ressort de l’étude:

  • Plus la compression est rapide, plus le taux de compression utilisé est grand, plus la sensation d’intensité augmente ainsi que la sensation d’un son désagréable (baisse de qualité sonore).
  • On ne retrouve pas ces désagréments avec une compression lente (à facteurs temps et canaux identiques).
  • Egalement, la diminution du S/B (augmentation du bruit), lors de l’utilisation d’une compression rapide, réduit la qualité sonore ressentie.
  • Enfin, l’utilisation d’un nombre important de canaux (15 canaux), lorsque des taux de compression élevés sont utilisés et que la compression est rapide, renforce la sensation d’un son désagréable ou fatiguant lors d’ambiances bruyantes.

On pourrait donc en penser qu’en toute chose l’excès est nuisible : compression à l’extrême, rapide, etc. Mais les logiciels de réglage n’ont pas non plus de garde-fous (et bien sûr il n’y a pas de fous à garder !)…

Et nous, pôvres zaudios, que devons-nous penser de tout cela ?

Que, tout d’abord, vouloir corriger des dynamiques pincées avec de forts taux de compression et/ou des compressions rapides semble une erreur sur le plan du confort et de la qualité sonore.

Que l’intelligibilité est améliorée (peut être) par des systèmes rapides, très rapides, capables de détecter des zones temporelles « utiles » au milieu du bruit, mais que ces mêmes systèmes peuvent être responsables d’une dégradation substantielle du confort.

Que la multiplication des bandes, en se rapprochant de la largeur des bandes critiques, se rapproche du mode de fonctionnement psycho-acoustique (~15 bandes~tiers d’octaves~bandes critiques):

MAIS: que la multiplication du nombre de canaux ne semble pas avoir d’impact sur la qualité des sons perçus (je n’ai pas dit « intelligibilité »…). Plus de canaux = meilleur son –> Non prouvé !

Que l’utilisation d’un taux de compression supérieur à 2 demande une grande prudence (qualité sonore et intelligibilité en baisse).

Que les systèmes variables de TA/TR en fonction des situations sonores semblent justifiés, car ils peuvent ménager à la fois confort et intelligibilité.

Qu’il faudrait des systèmes de largeur de canaux s’ajustant aux ambiances sonores en fonction du style de vie et/ou du S/B mesuré (certains fabricants ont tenté cette analyse sans canaux).

Que les programmes « Musique » ont toute leur place sur des AA modernes et très interventionnistes.

Finalement, on en revient toujours aux fondamentaux. Une sorte « d’écologie prothétique » consistant à ne tout simplement jamais pousser des réglages à leurs maxima, alors que tout nous est permis. Pour l’instant…

Les commentaires récents

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xavdelerce

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Marrant de voir qu’en 5 ans, tous les liens sont « morts »… Le net a la mémoire bien courte et bien longue à la fois !

MOREL

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Bonjour, je réalise mon mémoire de fin d’étude d’audioprothese sur les piles rechargeables et votre article m’a beaucoup intéressé …
Je peux vous poser quelques questions par mail si possible ?
en vous remerciant et dans l’attente de vous lire

bien cordialement

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