Auteur : Jean-Yves MICHEL

Le niveau de la surdité ouvre des mondes très différents (suite)

« … Le deuxième groupe des déficiences auditives moyennes, que représentent les pertes auditives de 50 à 70 dB, est tout à fait adaptable à la vie sociale si le diagnostic est précoce, l’appareillage bien conduit, la prise en charge éducative adaptée, la surveillance médicale et orthophonique régulière, le suivi social, en particulier scolaire, attentif. Sans appareillage il ne faut pas escompter un comportement social normal. Il faut aussi éviter de considérer ces enfants comme handicapés, en leur appliquant des méthodes inadaptées, en particulier celles que l’on peut préconiser dans les surdités profondes. Le cursus scolaire doit être normal s’il n’y a pas de handicap associé, les projets pédagogiques doivent être ceux des autres enfants, le milieu social familial est le seul qui convienne sauf en cas de carences graves, de l’ordre de celles qui posent des problèmes, même pour un enfant entendant. S’il existe des troubles du comportement ils ont été créés par des maladresses éducatives et ne relèvent que d’une psychothérapie complémentaire et surtout d’une guidance parentale qui, n’ayant pas besoin de séances très fréquentes, peut-être suivie par n’importe quelle famille, en France tout au moins. Un bilan psychiatrique peut faire la part d’un handicap mental associé éventuel, en sachant bien que le plus souvent, le trouble est induit par la perturbation relationnelle de la surdité et que de toute façon, si ce handicap mental existe réellement, ce qui n’est pas évident, il est considérablement aggravé lorsque la déficience auditive est moyenne. On le comprend plus aisément pour les déficiences auditives sévères et surtout profondes

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Deafs persons, with add-on integrative disorder or not, are, by definition, suffering from deafness which can be highlighted and assessed by pure tone audiometry.

They can all benefit from performing speech audiometry. As we’ve already told it, it’s the only means of testing hearing in its entirety.

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Comme l’écrit le Professeur J.C. LAFON :

« Le niveau de la surdité ouvre des mondes très différents

Naturellement le seuil d’audition ne représente qu’une limite à partir de laquelle les sons peuvent être perçus en fonction de leur composition spectrale. Autrement dit cette donnée indique seulement la possibilité d’existence d’un signal, mais aucunement s’il est bien perçu, s’il est bien reconnu et encore moins s’il peut être opérant dans la compréhension du message. Ces niveaux calculés en déciBels n’indiquent en fait que ce qui ne peut pas être perçu, c’est une donnée négative.

Nous considérons que la prothèse auditive ne commence à être nécessaire à la perception de l’environnement que lorsque la perte auditive atteint 35 dB de perte, et plus de 30 dB dans la zone spectrale de l’octave 2 000 Hz. Réciproquement une correction par prothèse auditive est convenablement adaptée lorsque la limite des possibilités acoustiques révèle un niveau d’usage d’environ 30 dB de perte par rapport au seuil de l’audition normale. Donc toute surdité dont la perte n’atteint pas 40 dB de perte moyenne laisse la possibilité de percevoir le monde environnant, amputé certes d’une partie des informations utiles, mais à un degré autorisant une image mentale cohérente, compatible avec une vie sociale normale.

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Why then, for this patient, is this prognosis wrong in terms of speech understanding in quiet and noisy situations ?

Professor J.C. LAFON answers that question in his explanation of how the auditory integration list was developed: « … having young children among my patients, I encountered severe cases of spatial distortions that could only originate from speech identification difficulties, as tonal was normal and no damage had been detected in the ear. Incidentally, I then noticed that those distortions would come up more easily and to a higher extend in noisy situations. That fact sounded interested to me, as it could help distinguish between what should be assigned to cochlea and what should be interpreted as speech discrimination impairment. Allthere was to do was to perform a comparative measurement of two elements from a wordlist, in silence, and of two others, with a noisy background. Noise intensities were selected so that noise was almost as loud as speech, both measurements being performed at a same intensity: similar acoustic intensities would overcome the effects of cochlea impairments, since this was a comparative measurement. I had chosen a high level, 90 dB, in order to set the message at a higher level than the hearing treshold in cases of heraing loss. This measurement could thus be performed on deaf as well as hearing patients. »(1)

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Comme l’écrit le Professeur J.C. LAFON :

« La date d’apparition de la surdité est fondamentale pour l’avenir de l’enfant

Ce qui est acquis au moment de la surdité laisse comme trace l’organisation neurosensorielle induite par l’excitation acoustique, ainsi que certains mécanismes psychophysiologiques dans la mesure où d’autres voies sensorielles permettent la continuité de leur activité. Ainsi la notion de profondeur de l’espace où le trait acoustique est important à l’âge d’un an, est pris en charge par la vision de la perspective dans un conditionnement rémanent : la vue rappelle les signes auditifs et les remplace. Par contre ce qui est à dominante auditive de façon fondamentale telle que la parole articulée soutenue par le langage verbal est beaucoup plus fragile.

Avant la naissance il est très difficile de connaître l’incidence de la date de la surdité tant il est difficile de la fixer en dehors de la rubéole ou d’une maladie manifeste. Habituellement celles qui interviennent au cours des foetopathies sont peut-être moins profondes que celles des premiers mois. L’induction sur la structure du système nerveux est probablement moins importante. Quant à un acquis mémoriel c’est un flou poétique séduisant de la relation mère-fœtus où chacun projette son affectivité. Je ne pense pas qu’il ait une grande importance dans sa spécificité, tant la mémoire qui supporterait cette relation est labile. Il s’agit beaucoup plus d’une élaboration du système auditif que d’une psychologie relationnelle spécifique

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Now, let’s move on to the well known hearing function, that we practice every day in our life and our job : SECONDARY hearing, i.e. communication hearing.

Having a hearing test is not only doing one’s best with the only pure tone audiometry. The pure tone audiometry use pure sounds, and the ear is not a frequency sensor. We can test the ear through this method, but it is not made for this. Morover, pure tone audiometry only tests cochlea.

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Vers 7-8 mois, apparaît chez l’enfant le premier mot. « Arrivé au 7ème – 8ème mois, l’enfant utilise des mouvements d’articulation, que nous disons nous d’articulation, en fait ce sont des mouvements de langue, de bouche et il apprend plutôt par hasard il fait des mouvements de bouche qui ne sont plus des mouvements de l’appareil digestif, qu’il utilise même s’il n’y a pas une nourriture présentée, quelque chose à téter, à sucer. Il va donc faire des mouvements hors de leur objet, il va donc y avoir des mouvements qui vont par hasard tomber en même temps que l’expiration sonore, c’est le premier mot pour les parents »(1).

Les parents favorisent ces sons articulés par hasard. Petit à petit, l’enfant découvre la parole avec l’aide de ses parents.

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