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Spéléologie

Written by xavdelerce on . Posted in Affinity, Appareillage ouvert, Audiométrie tonale, Audiométrie vocale, Audition binaurale, BICROS, Chaînes de mesure, Conduction osseuse, CROS, Investigations audiologiques, mesure in vivo, mesure in-vivo, RECD, Tests phonétiques de LAFON

Un peu pour information, un peu pour une question, voici le résultat de mesures audiométriques (tonale/vocale) et acoustiques sur un patient présentant une cavité d’évidement et des cryptes à droite.

Séquelles de coups dans l’enfance… OD et OG opérées à de multiples reprises (7 fois en tout).

L’audiométrie tonale (merci les inserts: pas de masking nécessaire même sur ces seuils, en tonale):

CA

La nature étant bien faite, ce patient réussit quand même (OG masquée) à obtenir ce score en listes cochléaires de LAFON:

Voc

Les mesures acoustiques des CAE mettent en évidence des valeurs totalement atypiques à droite, liées à l’évidement (longueur et volume hors norme).

La mesure oreille nue (REUG):

REUG

On a à droite un pic à 1600Hz, ce qui donne une approximation de longueur de conduit de (340000/1600)/4 = 53,1mm !!!

5 cm de conduit, ou plutôt de cavité(s)…

La mesure RECD:

RECD

Le coupleur fait 2cc. Un RECD HA1 « standard » (courbe bleue en pointillés) est à environ 12dB à 4KHz, ce qui fait une différence de volume de facteur 4 entre le coupleur et le conduit auditif bouché par la mousse (volume conduit 4 fois plus petit que le volume coupleur, soit 0,5/0,6cc, valeurs admises chez l’adulte).

Ici à droite, le RECD est d’environ -6dB, voire moins encore, ce qui signifie que le volume résiduel (résiduel, façon de parler !) du « conduit » ou de ce qu’il en reste est 2 fois plus important que le volume coupleur, donc entre 4 et 5cc, dû aux 3 cryptes que j’ai pu y voir.

Il est évident que si un appareillage était nécessaire à droite (ce que je ne ferai pas), toute approximation statistique logicielle serait totalement à la rue.

Je conclurai par une question simple : en sachant qu’il n’est pas recommandé de fermer l’oreille gauche, toujours plus ou moins humide et que ce patient a perdu depuis bien longtemps la localisation spatiale, appareilleriez-vous cette oreille gauche, de 2K à 3KHz, et qui présente 90% d’intelligibilité à 40dB HL ?

That is the question…

La parole, G65 ?

Written by xavdelerce on . Posted in Astuces sur les appareils, Aurical, Expansion, Le gain, Le niveau de sortie Max., Logiciels de réglage, mesure in vivo, N'importe quoi !, Réglages des appareils, SPLoGramme

Once upon a time : des aides auditives qui se réglaient avec des sons Wobulés, au caisson de mesure.

Cela se passait dans des temps forts lointains, où les Elfes, les Ents et les hommes vivaient en bonne harmonie; un temps où Saroumane ne commençait pas à faire n’importe quoi. En ce temps là, les assureurs assuraient, les banquiers banquaient, la sécu remboursait, les Zaudios appareillaient, les opticiens lunettaient, les professions réglementaient (jeu de mots…), etc. « Toute chose à sa place, toute place a sa chose », comme disait ma grand-mère.

Tout allait bien, quoi !

Et chez nous, les Zaudios (ça me fait penser à Claude PONTI et l’île des Zertes), un son « moyen » était à 65dB SPL, un son « faible » à 50dB SPL (allez, je vous le fais à 40dB SPL !) et un son « fort » à 80dB SPL.

C’était le bon temps : de bonnes vieilles valeurs simples, robustes et fiables ! Et qui nous parlaient bien !

Mais tout changea. Quand ? je ne saurais trop le dire… Des tours sont tombées, des bulles ont éclaté, des 4×4 sillonnent des déserts que photographient des drones, le vin français titre désormais à 14,5°, des regroupements/fusions/acquisitions ont eu lieu, etc, etc, etc.

Et désormais « On doit pouvoir s’épanouir en voyant « Fin » en l’air », comme dit la chanson…

Bref, tout a changé dans ce monde, mais un bastion résiste, en dehors des modes et du temps : le logiciel de réglage des Zaudios !!

G_BEG_Wid2G_WidG_STKG_SIG_RSDG_PKG_OT

Mais oui ! Vous l’avez remarqué : dans notre monde terrible de complexité, le logiciel de réglage se compose toujours (en autres, quand même) du bon (= le G65/moyen/modéré), de la brute (G80/fort) et du truand (expansion, G40/G50/faible, carrément fourbe celui-là !). J’oubliai aussi Dieu : le MPO !

C’est simple et de bon aloi, mais un peu tiédasse quand même pour « fort, moyen et faible », pas bien précis en tous cas. Et surtout, ces niveaux d’entrée vaguement flous contrastent furieusement avec la précision diabolique (au dB près) des pas de réglage.

Pour couronner le tout, on ne sait même pas s’il s’agit en entrée de dB SPL, de dB HL, de Sones. Et surtout, je le redis : ça n’a pas bougé depuis… que ces logiciels de réglages existent ! Nuance quand même : depuis que les circuits WDRC à trois points d’enclenchements existent, c’est à dire depuis peu pour certains ;-) .

  • A quoi correspondent aujourd’hui ces réglages hérités des temps anciens, lorsque par exemple, un patient va nous dire : « Les voix fortes sont un peu trop fortes » ? Les fabricants veulent-ils que nous touchions le « G80″ ? le « Fort » ?
  • Pour augmenter la perception de la voix « moyenne », faut-il toucher « Modéré » ou « G65″  ?
  • Où commence et finit la zone couverte par « Modéré » ? de 50 à 70dB SPL ?
  • Et les autres zones ?

Avant éventuellement d’apporter un peu de précisions, on présumera (mais ce n’est pas explicite…) que ce qu’affiche un logiciel de réglage sous la forme « Expansion », G40/50/65 et 80 ou autres « Faible, Modéré, Fort » concerne les niveaux d’entrée. Puisque on part du principe qu’aujourd’hui, toutes les aides auditives ont des compressions en entrée (AGCi) et en sortie (AGCo/MPO); donc tout ce qui est inférieur à 80dB (SPL ? Oui !) en entrée est régit par les AGCi.

C’est de là que vient la grande ambiguïté : une discordance entre l’affichage logiciel et/ou in-vivo qui est un niveau de sortie, et le niveau d’entrée, souvent invisible. Lorsque l’audioprothésiste règle une aide auditive, il voit çà sur son logiciel de réglage :

SPL_PK_TARGET

Et/ou éventuellement il voit ça en mesure in vivo :

REAR_65

Dans les deux cas ci dessus, le logiciel ou la mesure donnent le niveau de sortie prévu ou mesuré dans le conduit auditif pour la voix « moyenne » (65dB SPL) en entrée, qui est ici (zone entourée) de 90dB SPL entre 2 et 4KHz.

Donc si on voulait, par exemple, augmenter cette fameuse zone 2/4KHz, il faudrait :

  • augmenter le G80, puisqu’on est à 90dB SPL in vivo ?
  • augmenter le G65, puisqu’on est à voix moyenne en entrée ?
  • autre chose ?

Réponse : augmenter le gain entre 40 et 50dB d’entrée…

… parce que la voix moyenne (pour le niveau à long terme, c’est à dire le niveau de la cible donnée par telle ou telle méthodologie) est à environ +/- 50dB SPL en entrée.

Toute la difficulté est là :

  1. Raisonner en entrée alors que nous visualisons en sortie
  2. Se dépatouiller avec des niveaux « logiciels » qui n’ont rien à voir avec les niveaux réels de la parole en entrée

J’ai voulu essayer de donner une correspondance entre le signal d’entrée (ce signal étant une voix), et l’action à entreprendre dans les logiciels pour avoir un impact sur ses différents niveaux d’énergie (classés en percentiles) et dans quatre zones fréquentielles différentes.

Vous trouverez donc ci dessous les niveaux logiciels intervenants dans les réglages spécifiques de la parole, pour les zones 250/500Hz, 500/1000Hz, 1000/2000Hz et 2000/4000Hz; trois percentiles de parole (crêtes=  percentile 99 , long terme= LTASS = env. percentile 65 et vallées = percentiles 30), le tout à trois niveaux d’entrée (faible, moyenne et forte):

Voix faible (55dB SPL)

V55

Télécharger ce fichier « 55dB SPL »

Voix moyenne (65dB SPL)

V65

Télécharger ce fichier « 65dB SPL »

 

Voix forte (75dB SPL)

V80

Télécharger ce fichier « 75dB SPL »

Et là, oui, ça va mieux : on commence à comprendre que le « G80″ ne va pas servir à grand chose, et que même le « G65″ est finalement peu utilisé. Il va donc falloir faire attention à sélectionner des aides auditives dont le premier TK sera réglable, ou réputées avoir une expansion de très bas niveau, car même la voix « moyenne » est constituée d’indices de très faibles niveaux…

Mais attention : ces différentes zones dynamiques sont très approximatives, et surtout, différentes d’un fabricant à l’autre. Il faudrait connaître les TK exacts et donc pour cela avoir les courbes de transfert (entrée/sortie) qui sont bien souvent absentes… Et même quand ces courbes I/O sont présentes, la plupart commencent leur affichage à 40dB SPL (rien à voir et à savoir en dessous ?). Dommage…

Et Dieu dans tout ça ? (le MPO !)

Et bien lui, il ne fait jamais rien comme les autres, c’est connu ! Si vous reprenez la mesure in-vivo ci-dessus, vous constaterez qu’un MPO peut agir, disons dès 90dB SPL et que les crêtes de la voix moyenne dans la zone 2/4KHz, qui sont régies en entrée par le gain à 50/65dB SPL peuvent être atteintes (et détruites) par un MPO trop bas ou trop actif (ou volontairement réglé comme cela). Donc on aurait finalement deux informations à surveiller : le niveau en entrée, souvent inférieur à 65dB SPL dans une bande de fréquence, et le niveau en sortie, affiché par le logiciel ou la mesure in vivo.

La balle est maintenant dans le camp des fabricants. Il est temps de nous donner un choix d’affichage plus « réaliste » pour les niveaux vocaux en entrée :

  • Pourquoi ne pas proposer (en option dans les logiciels) des réglages adaptés aux niveaux d’énergie de la parole ? Je suggère « G35″, « G50″ et « G65″ par exemple qui couvriraient la voix faible à forte.
  • Pourquoi ne pas permettre d’afficher (à la demande) les spectres en entrée de la voix faible, ou moyenne ou forte, dans la fenêtre de niveau de sortie ? Certains, comme OTICON le proposent (voix moyenne).
  • Enfin, en mesure in vivo, pourquoi ne pas afficher lors d’une mesure vocale, le spectre en entrée correspondant ? FreeFit le propose à chaque niveau, Interacoustics, pour un seul niveau (voix moyenne).

Voilà, voilà. J’en ai fini avec mes récriminations qui, je l’espère, feront avancer le shmilblick (vous aurez remarqué deux très jolis mots placés dans une même phrase !).

Merci d’être parvenus jusqu’à la fin de ce loooooonnnng post, et bonne année 2015 !

 

Crédit image pour les spectres à long terme de la parole : Aurical FreeFit.

Sondage urgent : formation continue en audioprothèse

Written by xavdelerce on . Posted in Agendas & évenements, Audioprothese, collège nationale d'audioprothèse, Congrès, formation, Formation continue, Législation, Norme AFNOR

La loi HPST de 2009 a créé une obligation de formation continue pour les professionnels de santé, médicaux et paramédicaux.

Pour l’instant, les audioprothésistes ne sont pas entrés dans ce dispositif, ce qui va être fait courant 2015. Dès que notre profession se trouvera concernée, il y aura OBLIGATION à justifier annuellement d’un certain nombre d’heures de formation. Mais toutes les formations ne seront pas valides : il faut que l’organisme souhaitant créer une formation fournisse son programme d’enseignement à l’OGDPC pour accréditation après lecture par un comité d’experts vérifiant le nombre d’heures effectuées, le coût, les intervenants et leur qualification, la conformité du programme enseigné, etc. Ceci pour éviter des dérives d’offres de formations que vous imaginez sans mal…

Dans ce sens, comme vous l’avez peut être entendu lors des derniers EPU, le dossier du CNA a été validé par l’OGDPC (Organisme  Gestionnaire des Droits au Développement Personnel Continu) afin que chaque année, ce programme de deux jours de formation compte dans le décompte annuel. L’UNSAF a aussi déposé son dossier pour les ateliers et conférences du congrès, dossier en cours d’évaluation; d’autres offres de formation ont été validées ou sont en cours de l’être.

Chaque professionnel aura donc chaque année des « droits rechargeables » à la formation continue, sous forme d’une obligation d’heures et d’un montant alloué en fonction de votre cotisation à votre organisme collecteur (n’hésitez pas à cotiser correctement…). Chaque formation continue vous inscrira directement sur le site de l’OGPC en vérifiant votre diplôme (par le registre ADELI) et vos droits en cours. Le paiement des formations, si le crédit est suffisant, se fera directement de l’OGDPC au prestataire de formation.

Dans le cadre de ces modifications du financement et de l’obligation à la formation continue, l’OGDPC nous demande de relayer l’information suivante : Connaissez-vous le DPC ?

Pour cela, vous voudrez bien répondre au questionnaire suivant en cliquant sur le lien :

 

https://docs.google.com/forms/d/19SEz70KgLvm7c9f_tKagkBKraW8d8gHAiiA2JLhBlJ4/viewform?c=0&w=1

 

Merci de répondre nombreux !

Les commentaires récents

xavdelerce

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Non, j’ai bien dit « oreille gauche ». Cette (ces) oreille(s) coule(nt), et on est en permanence à la limite de l’otite. Dans l’idéal, si l’on voulait corriger les BF à gauche, pas de secret, il faudrait fermer. J’ai peur d’enclencher un cycle d’infections. Ensuite pour les HF à gauche: une correction qui démarre après 2KHz et qui s’arrête à 3KHz, c’est bien peu.
Tu comprends ma question: pas vraiment de possibilité de corriger BF et une bande passante HF très réduite, le tout associé à une intelligibilité finalement de bonne tenue (90%@40dB HL).
Alors oui, éventuellement un « petit » BiCROS.

leblanc

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Je pense que tu veux dire « pas recommandé de fermer l’oreille droite »? Rien n’empêche d’essayer d’appareiller la droite et voir comment réagit l’oreille, en cas de suintements evidemment, passer en bicros.
L’OG est bien sur à appareiller à mon avis, en prévoyant un appareil compatible en bicros

genyseb2

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Bien vu ! Et merci pour tes explications ! Bonne années !!!!!

xavdelerce

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En cherchant « scoring span test » sur Google, on trouve pas mal de choses, notamment ce doc qui revient souvent.

Instagram @Audioprothese