Auteur : xavdelerce

Vous êtes l’heureux possesseur d’un Aurical ou d’un Affinity et lors d’un réglage sous CONNEXX, vous constatez la disparition des cibles de gain sur le logiciel :

Pas de cibles sous CONNEXX

Assurez-vous que vous êtes bien en mode de calcul « StandardFit » (en haut à droite), et le cas échéant, cliquez sur : « Réglages »–> « ClinicalFit »            –> « Jamais »

Si le problème persiste, tout en gardant ouvert le logiciel, cliquez sur l’icône « Audiogramme » de Noah sous le menu « Edition », vous rentrez alors dans votre audiomètre, CONNEXX est toujours actif :

Pour Affinity, sélectionnez le dernier audiogramme validé et faites « Edition »–> « Transfert sur actuel » et enregistrez (en quittant ou sans quitter l’audiomètre, peu importe).

Pour Aurical, vous tombez directement sur le dernier audiogramme, modifiez un point (+/- 5dB à 250Hz par exemple), sauvegardez et quittez.

Voilà, dans l’onglet « Appareils auditifs » de CONNEXX, vous devriez voir réapparaître votre audiogramme et donc vos cibles.

Je me « traîne » ce bug depuis déjà plusieurs années sous Aurical et maintenant Affinity, et en discutant avec des confrères, je me suis senti moins seul…

En espérant que les concepteurs du logiciel feront enfin ce qu’il faut pour ceux qui n’ont pas Unity !

XD

Le développement des mesures in-vivo par les aides auditives (mesure du RECD ou du niveau de sortie) a vu l’arrivée d’une nouvelle notion: le chemin électrique.
En effet, les mesures dans le conduit réalisées par ces nouvelles aides auditives le sont par un signal émis par l’écouteur, et non par un haut-parleur de champ libre. On parle donc ici du « chemin électrique » par opposition au « chemin acoustique ».
Et justement, le chemin acoustique dans une aide auditive est particulier: il s’agit du signal amplifié par l’aide auditive auquel s’ajoute le signal « direct » qui passe par l’évent, l’incidence de ce dernier n’étant pas négligeable à partir de 2mm d’aération…
Lorsqu’un fabricant réalise une mesure in-vivo par ses aides auditives (à ma connaissance à ce jour STARKEY et WIDEX), le niveau mesuré au fond du conduit par la sonde n’intègre pas ce chemin acoustique direct.
STARKEY, qui communique sur le sujet, intègre après la mesure, ce chemin acoustique direct pour le calcul de l’affichage des niveaux de sortie; quant à WIDEX, qui communique moins sur ses bases audiologiques (mais qui s’améliore 😉 ), il est fort probable qu’il en soit de même, car les abaques de passage du signal direct par les différents évents sont connues depuis longtemps par les fabriquants.

XD.

Je reçois chaque dimanche (pourquoi le dimanche ?) la lettre électronique de la DRASS Aquitaine et du CIS.
Certaines informations concernant la surdité, l’intégration des personnes sourdes, infos légales, etc… sont souvent très intéressantes et ne sont bien sûr pas cantonnées à l’aquitaine.
Si vous étiez intéressés, vous pouvez vous abonner ici. Il y a toujours quelque chose à apprendre !

Xavier DELERCE.

Dans son livre « La machine à écouter » (Masson, 1977), l’acousticien E. LEIPP décrivait un cas (p. 166) rapporté par un certain RADAU en… 1867:
(je cite) « Une dame, assez sourde pour ne pas comprendre la parole normale, se faisait accompagner par sa bonne qui jouait du tambourin pendant qu’on lui parlait: elle percevait alors chaque mot ! ». A l’époque, cette dame passait au mieux, pour une « originale », au pire, pour une folle !
Le cas avait cependant intrigué ce monsieur RADAU, au point qu’il le cite dans son ouvrage « Acoustique », en 1867 donc.
A partir des années 60, quand l’usage des sonagrammes s’est répandu, il est devenu possible de « voir » la parole et du même coup, l’effet du bruit sur la perception de la parole. LEIPP à cette époque décrit la perception dans le bruit qui dégrade le message vocal, mais se demande si dans certains cas, notamment pour les sujets présentant une baisse du seuil d’audition, le bruit de fond, à faible niveau, ne « comblerait pas les vides entre les syllabes », évitant à ces personnes une perception hachée quasi-inintelligible.
Je m’explique: l’enchainement des syllabes, très variable en intensité se situe tantôt au-dessus du seuil, tantôt au-dessous, créant ainsi des « micro-interruptions » du signal; très pénalisantes pour le malentendant. LEIP se demandait alors si le tambourin de la vieille dame, avec son spectre large, ne comblait pas ces vides, le cerveau se chargeant de faire le reste…
Sans aller jusqu’à rajouter du bruit, on pourrait obtenir le même phénomène d’interruptions (temporelles) avec des compressions agissant dans la gamme énergétique du signal vocal. On ferait alors plus de mal que de bien !
Bien entendu, on ne connaissait pas encore à l’époque l’importance des transitions de formants, permettant de percevoir certains phonèmes même sans les entendre, mais l’hypothèse audacieuse s’est révélée juste: la vieille dame n’était pas folle !
Pourquoi je vous dis tout ça: car je viens de recevoir « Essentiel D6 » n° 22 – juin 2009 de SIEMENS (bientôt téléchargeable sur France Audiologie), et oh, surprise ! en page 2 on y parle des effets néfastes de l’interruption syllabique par des réducteurs de bruit inappropriés.
Merci, vieille dame inconnue !

Xavier DELERCE.

Le SPLoGram est la transformation en décibels SPL d’une audiométrie réalisée en dB HL, dans le but d’une utilisation pour la mesure des niveaux de sortie avec appareils auditifs. Ca c’est le côté « logiciel », effectué par les fabricants pour convertir nos audiométries HL.

Le SPLoGramme est censé représenter l’énergie sonore au tympan, en dB SPL, déclenchant une sensation auditive (seuil, inconfort, etc…)
Contrairement à l’Aurical qui propose la mesure par ME-intra donnant un résultat direct en dB SPL (par REDD), Affinity, comme la plupart des chaînes de mesure, propose des mesures audiométriques à l’insert EAR 3/5A, en dB HL.
Mais pour passer en dB SPL, il ne suffit pas d’utiliser les tableaux de conversion HL–>SPL, car le SPLoGram « idéal » est une représentation graphique des seuils en dB SPL dans le conduit auditif de votre patient, avec les phénomènes acoustiques propres à son volume, car les conduits auditifs font rarement 2cc (volume du coupleur servant à étalonner les inserts).
Deux solutions existent en fait pour effectuer cette conversion:
Le REDD (Real Ear Direct Dial) qui consiste à pratiquer une audiométrie en mesurant simultanément le niveau en dB SPL atteint au fond du conduit par une sonde in-vivo lorsque le patient répond. Cette technique est peut-être plus délicate au casque, mais elle est en revanche simplissime avec inserts sur Aurical (voir post sur ce blog « l’audiométrie en dB SPL sur Aurical »).
Le RECD (Real Ear to Coupleur Difference), utilisé ici: différence entre un signal mesuré au fond du conduit et au coupleur.
Sur Affinity, vous avez deux façons de mesurer le RECD: par l’embout ou par « tétine » en silicone de type tympanométrique reliée à un porte-sondes appelé « SPL60 ». L’avantage de ce dernier matériel est que vous n’avez pas à placer la sonde (elle est intégrée dans le matériel), l’inconvénient est de ne pas utiliser l’embout… à vous de voir. Si on utilise ce porte-sondes SPL60, il faudra alors utiliser un coupleur particulier SPL60 pour l’étape coupleur.
Vous sélectionnez une audiométrie réalisée aux inserts EAR 5A et vous passez dans l’onglet REM: la mesure RECD vous demandera ensuite si vous souhaitez réaliser la mesure par l’embout, par le SPL60 ou bien utiliser des valeurs RECD « standards ». Vous voudrez peut-être aussi transposer une mesure faite sur une oreille à l’autre oreille (dans le cas où ça bouge en cabine…).

Donc vous avez réalisé un RECD d’une session précédente et vous voulez l’intégrer à votre session de REM actuelle pour avoir des courbes personnalisées en dB SPL au tympan (SPLoGramme), il suffit de faire un clic droit sur le RECD du patient et de sélectionner « transfert sur actuel »:

 

Le SPLoGramme statistique (issus d’un RECD moyen) sera recalculé en fonction du RECD de votre patient:


Une fois la mesure RECD réalisée, les mesures REAR (Real Ear Aided Response) seront proposées soit en mesure in-vivo classique, soit au coupleur pondéré par le RECD. Le SPLoGramme lu est donc bien le rsultat du seuil en dB HL + RETSPL 2cc (pour passer du HL au SPL coupleur) + RECD mesuré: vous avez un SPLoGramme individualisé, et non plus estimé.

Attention toutefois à passer en mode « oreille » plutôt que « coupleur » si vous voulez faire une MIV sur le patient plutôt que simulée au coupleur (S-REM):


C’est maintenant aussi facile qu’avec Aurical…
C’était peu clair: ils vous le diront mieux que moi…

XAVIER DELERCE

Eh oui ! on pouvait s’en douter: parmi les millions d’ « apps » (logiciels) qui circulent pour la plate-forme iPhone et son petit frère iPodTouch, il devait bien y avoir de l’audiométrie…
En fouillant un peu, j’ai trouvé:
« Audiometry » (2€39), le plus complet, testant de 20Hz à 20KHz (même nos audiomètres/casques ne font pas ça !!!), avec calibration (dixit le programmeur) intégrée.
« Hearing Test » (0,79€), petit logiciel qui semble plus ludique et vous donne « l’âge de votre audition », dans la veine du Dr Shiwazatruc pour Nintendo DS…
« Teen Torture » (0,79€), identique au précédent mais plus ciblé « parents-d’ados-qui-s’inquiétent-pour-l’audition-de-leur-progéniture-après-le-concert-de-Tokyo Hotel », et se propose entre autre de leur faire passer le test du « Mosquito » (son pur de 17.4KHz, c’est précis !) à 85dB (SPL?) pour voir si tout va bien…
Avec tout ça, l’investigation audiologique a encore de beaux jours devant elle ! Quand je pense que certains audios (moi le premier) se demandent si afficher « Test auditif à visée pré-prothétique » n’est pas déplacé vis-à-vis du corps médical, les programmeurs ne s’embètent pas avec ces considérations, et attention aux faux-positifs pour écouteur bouché ou de mauvaise qualité 😉
Je propose personnellement d’étendre le champ des investigations audiologiques sur iPhone avec la conduction osseuse par le vibreur et les listes de phrases sans signification avec chansons du groupe Indochine !!

XAVIER DELERCE

Petit TP de physique amusante, histoire de se détendre le vendredi soir sur le dernier rendez-vous !!

Le but: mesurer l’intensité acoustique qui s’échappe du conduit auditif avec un appareillage open (il faut que le dernier client ait un appareil open !)
Matériel requis: une chaîne de mesures in-vivo Aurical ou Affinity (les autres, je ne sais pas…)
Difficulté: débutant (vous n’aurez même pas à placer la sonde dans le conduit !)
Temps de préparation: 5min

Donc, il paraît que les appareillages open par voie aérienne ou RIC laissent fuir une partie de leur puissance par l’évent. Celà, nous devons le croire dès nos premières années d’études (puisque ça siffle…); mais le mesurer, ce serait mieux !
Une simple mesure in-vivo (ou plutôt ex-vivo, nous verrons pourquoi) permet d’objectiver ce phénomène:
Etape 1: placer le patient devant le HP de mesure et calibrer le microphone sonde comme d’habitude.
Etape 2: désactiver le microphone de référence (méthode « OpenREM » sur Aurical ou « Linéarisation générale » sur Affinity) de façon à ce que le signal s’échappant du conduit ne soit pas capté par ce micro (c’est indispensable lors de toute mesure « Open »).
Etape 3: mettre l’appareil en place dans et sur l’oreille A L’ARRET, placer l’extrémité de la sonde sur le porte sonde, au niveau de l’antitragus, sans renter dans le conduit, et lancer une mesure REUR au niveau désiré.
Etape 4: mettre l’appareil en marche, sans toucher à la sonde, et lancer une mesure REIG (ou REIR sur Aurical)

Ce que vous avez mesuré à l’étape 4 est la fuite acoustique hors du conduit. Elle est mesuré en gain (REIG), de lecture plus évidente qu’en dB SPL (REAR); le résultat de mesure que vous obtenez est en fait le nombre de décibels qui « s’échappent ». Pas grand chose en vérité…

Tiré de: « Verifying Open Canal Fittings with the Affinity » et « Where did my gain go? » (section downloads).

Xavier DELERCE

Bienvenu

Bienvenu chez Blog-Audioprothesiste.fr !

Qui Sommes nous ?

Contactez nous !

Je contacte Sébastien
Je contacte Xavier
Je contacte Jean Michel