Catégorie : appareillage de l’enfant

Terminons par le volume.

………. 3) RÉVERBÉRATION / VOLUME :

Jusqu’à 5 millisecondes entre l’émission vocale et le retour à l’oreille, on entend une réverbération. Ce qui correspond, dans l’air, à environ 2 mètres de parcourus par le son. Donc à un objet situé à 1 mètre.

Exemple : prenons 6 millisecondes (pour être supérieur à 5 millisecondes et faciliter le calcul). Dans l’air, la vitesse du son est d’environ 340 m/s. Comme x = vt (distance x, vitesse v, temps t), on trouve x = 340 x 0.006 donc x = 2 mètres. Pour que le son parcourt au total aller/retour ces 2 mètres, la paroi réverbérante est située à 1 mètre.

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Continuons par la distance.

………. 2) ÉCHO / DISTANCE :

Quand on est en montagne et que l’on crie, on entend un écho qui nous revient. Si le temps entre le moment de l’émission vocale et le retour à nos oreilles est supérieur à 60 millisecondes, on perçoit un écho.

« Nous entendons le temps qui sépare deux signaux acoustiques. S’il est supérieur à 60 millisecondes on entend un écho : il y a séparation auditive, intervalle, entre un son et son renvoi. Cette distance dans l’air est de vingt quatre mètres, elle correspond donc à une paroi réverbérante située à 12 mètres et plus »(1).

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L’audition PRIMAIRE c’est ce qui nous permet d’être alerté, d’avoir la notion de direction, la notion de distance, la notion de volume. Ouaouhhhh, tout ça ? 😉 La fonction primaire de l’oreille « … est celle de la perception de l’environnement »(1).

Commençons par la direction.

………. 1) ALERTE / DIRECTION :

Dès que nous avons dans notre environnement une variation brusque du volume sonore, nous allons nous tourner automatiquement vers le lieu de cette variation brusque.

Cette alerte induit l’attention, automatiquement.

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On peut faire varier la voix, c’est ce qui donne la mélodie.

Cette mélodie se déroule dans le temps.

Il faut donc être capable de penser à ce que l’on va dire avant de le dire.

Parce que c’est un déroulement dans le temps de quelque chose.

Ce quelque chose, il faut être capable de le concevoir.

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Je vais, sans doute, être amené à utiliser souvent les termes : voix, parole. Ces termes sont-ils équivalents, autrement dit : est-ce que voix = parole ?

La voix, ce sont les impulsions produites par le larynx, on les appelle les impulsions laryngées. La voix c’est « le son émis par le larynx »(1). La voix « … possède des qualités d’intensité, de hauteur tonale et de timbre, le timbre correspondant à l’abondance et à la proportion relative des harmoniques »(2).

La parole « est constituée de sons émis par des rétrécissements placés sur le trajet du souffle et modulés par le jeu de l’articulation »(1). Cette modulation de la voix « en fait le support d’un message en provoquant des variations de timbres évocatrices des phonèmes »(1). Ce « timbre représente plus précisément la parole »(1).

« Le son est nécessaire pour donner une structure acoustique à la parole, la voix est le support des informations de la parole »(3).

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Pour toute spécialité médicale ou para-médicale, le besoin de preuves scientifique s’accroit ces dernières années.

La prudence vis à vis de tel ou tel traitement augmente, une méthode ou pratique évolue au gré de nouvelles connaissances. Nous le constatons tous les jours, par exemple avec ces listes de médicaments « à faible bénéfice » voire « bénéfice nul » qui s’allongent d’année en année. Et ce n’est pas uniquement pour faire plaisir à la sécurité sociale: ces changements s’appuient sur des études ou méta-analyses d’études scientifiques.

L’audiologie prothétique échappe t-elle à ce mouvement ? Non, bien sûr. Et ce mouvement a même un nom: la pratique de l’audiologie basée sur des preuves (Evidence based practice).

Par exemple, aux questions: « Un réducteur de bruit est-il efficace ? dans quelle mesure ? », « Le microphone directionnel est-il recommandé chez l’enfant ? », « La pratique de la mesure in-vivo améliore t-elle significativement la précision de réglage ? », « L’utilisation d’un seuil d’inconfort statistique au lieu de le mesurer induit-elle un appareillage significativement moins confortable ? », etc.

Que répondre ? Sur quelles bases ? Notre « ressenti », notre intuition ou notre expérience (alias nos plus ou moins bonnes habitudes…) ? Non, ce n’est pas acceptable. Ce n’est PLUS acceptable.

Au jour d’aujourd’hui, nous devons prouver que ce que nous faisons s’appuie sur des bases scientifiques. Certes, un patient n’est pas une règle de calcul millimétrée, mais nous devons être capables aujourd’hui de lui PROUVER que ce que nous avons fait pour lui est un choix rationnel, pensé et établi sur des pratiques validées scientifiquement. C’est un peu le sens de l’imminente certification AFNOR NF, qui à mon avis ne va pas assez loin dans la pratique obligatoire (mesure in-vivo par exemple), mais qui est un excellent début.

Mais la certification valide un service minimal de qualité, pas une pratique scientifique. Pour cela, il faudrait que chacun d’entre nous se plonge dans les revues scientifiques, en extraient les articles intéressants, les traduisent, les confrontent, en analysent leur robustesse statistique, etc. Vous m’avez compris…

Et bien, des audiologistes l’ont fait pour nous ! Dans le cadre de l’appareillage de l’enfant, mais par extension chez l’adulte également.

Car plus que tout autre appareillage, l’appareillage de l’enfant ne tolère pas l’approximation. Le « Pediatric Amplification 2013 » fait suite à sa précédente version publiée 10 ans plus tôt:

Pediatric amplification 2013

Ce guide est en fait une revue de littérature donnant des réponses claires sur des questions techniques concernant l’appareillage de l’enfant. Chaque point est analysé, en fonction du nombre d’articles publiés sur un sujet particulier, mais aussi et surtout en fonction de la robustesse statistique de ces articles.

Par exemple, aux questions suivantes, vous avez les preuves associées, avec le nombre d’articles publiés, leurs références:

  • Le réducteur de bruit est-il souhaitable chez l’enfant ?
  • Une compression WDRC améliore t-elle l’intelligibilité ?
  • L’appareillage d’un oreille cophotique chez l’enfant est-il meilleur en CROS ou en aide FM sur la bonne oreille ?
  • La transposition fréquentielle est-elle utile à l’enfant ?
  • Le microphone directionnel adaptatif doit-il être activé chez le tout petit ? Et en grandissant ?
  • etc., etc.

Vous avez des 10aines de points de ce genre abordés. On parle ici de l’appareillage de l’enfant, mais vous constaterez qu’une grande majorité des articles cités ont été obtenus sur des tests faits avec adultes (les études extrapolées à l’enfant sont indiquées). Nous avons donc ces réponses pour les adultes également.

Pour ne plus jamais dire « J’ai l’impression que… » !

 

En janvier 2012, l’agence américaine des médicaments (Food and Drug Administration, FDA) a donné son feu vert à un essai clinique visant à traiter la surdité congénitale des nourrissons à partir de cellules souches du sang de cordon ombilical. Cet essai de phase I, conduit par le Dr Sami Fakhri, de la Faculté de Médecine du Texas à Houston, consistera à évaluer la sûreté de la greffe de ces cellules souches chez les bébés. Touchant 6 enfants sur 1000, la surdité congénitale provient d’une lésion des organes sensoriels, notamment des cellules de l’oreille interne et du nerf cochléaire. 10 nourrissons ayant entre 6 semaines et 18 mois participeront à cet essai.

 

La décision de la FDA d’autoriser cet essai s’appuie sur les résultats d’études prometteuses menées chez des souris : des greffes de cellules souches issues du sang de cordon ont permis chez elles de reconstituer la structure de l’oreille interne.
Ayant déjà été appliquée pour traiter d’autres pathologies, cette greffe a en outre permis, dans certains cas, de restaurer l’ouïe d’enfants atteints de surdité de perception. Finn MCGrath, une petit garçon de 2 ans, a reçu cette greffe pour traiter sa paralysie cérébrale. Il aurait ainsi retrouvé l’ouïe après avoir reçu une première greffe à l’âge de 7 semaines, une deuxième greffe 6 mois plus tard et une dernière à l’âge de 1 an, en septembre 2010.
Le Dr. Fakhri estime donc que « cette thérapie cellulaire pourrait potentiellement restaurer une audition normale » chez les enfants touchés de surdité congénitale.

 

Lu dans Les Echos.fr (Kerry Sheridan) 11/02/12- Le Parisien.fr 13/02/12 – Maxisciences.com 13/02/12 – Terra Femina.com (Elodie Vergelati) 13/02/12


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