Catégorie : appareillage de l’enfant

Now, you know the phonetic test’s four lists created by Professor J.C. LAFON. If this is not the case, you can access a repeat session if you go and read the articles « LAFON 4A… » to « LAFON 8A… » in the same blog (these articles will soon be available).

Since then, I have come to think that it would be interesting to inform you about all the Professor LAFON’s work is able to offer in the daily practice of hearing systems.

To begin with, the in extenso title of the Professor J.C. LAFON’s book, dealing with the phonetic test is « THE PHONETIC TEST AND THE MEASUREMENT OF HEARING ». So I want to point out that Professor J.C. LAFON did not only want to tell us abot the phonetic test, but also (and essentially ?) the measure of hearing.

When we complete the phonetic test, we measure hearing. So, I decided to concentrate on hearing, after having focused on the phonetic test for a long time.

Continue reading

Pourquoi, pour cette personne, est-ce un mauvais pronostic pour la compréhension de la parole en milieu bruyant et en milieu calme ?

 

Le Professeur J.C. LAFON nous le dévoile lorsqu’il explique la genèse de la liste d’intégration : « … examinant de jeunes enfants, je me suis trouvé en présence d’une distorsion spatiale aggravée qui ne pouvait venir que d’une difficulté d’identification, l’audition tonale étant normale et l’oreille indemne de toute atteinte pathologique. Incidemment, j’ai remarqué que la présence de bruit faisait apparaître beaucoup plus facilement ces distorsions à forte intensité. Ce fait m’a paru intéressant ; il permettait en effet de faire la part de ce qui revenait à la cochlée et de ce qu’il fallait attribuer à des difficultés de discrimination. Il suffisait pour cela de faire une mesure comparative de deux éléments de liste sans bruit et de deux autres avec bruit. Les intensités étaient choisies de telle sorte que le bruit soit presque aussi fort que la parole, les deux mesures étant effectuées à la même intensité : les intensités acoustiques semblables supprimaient l’incidence des altération cochléaires puisque la mesure était comparative. J’avais choisi un niveau élevé, 90 dB, pour situer le message au dessus du seuil d’audition en cas de perte auditive. Cette mesure était donc applicable aussi bien au sujet sourd qu’à l’entendant »(1).

 

La liste de balayage du Professeur J.C. LAFON permet de savoir si l’intégration de la personne est efficiente ou déficiente. C’est important de le savoir. Le résultat attendu de l’appareillage auditif n’est pas le même dans l’un ou l’autre de ces deux cas.

 

La liste de balayage permet « … de savoir en très peu de temps si l’on doit s’orienter vers une atteinte cochléaire ou une perturbation de l’intégration auditive… Cette liste de balayage ne comprenant que 34 mots permet de savoir si un examen plus approfondi est nécessaire et s’il faut employer une liste cochléaire ou une liste d’intégration »(2).

 

34 mots, en fait 17 prononcés sans bruit (élément A) puis 17 autres mots prononcés avec un bruit non masquant (élément B). En faisant la différence du nombre d’erreurs phonétiques entre ces deux listes (A -B), on trouve la part de l’intégration et seulement de celle-ci. Un abaque, fonction de l’âge de la personne, fonction du nombre d’erreurs phonétiques faites sur l’élément A et sur A-B, permet d’avoir une idée du niveau de l’atteinte cochléaire et/ou du trouble d’intégration. Pour plus de renseignements sur la liste de balayage, vous pouvez consulter les publications LAFON 12 et LAFON 13 que j’ai faites par le passé.

 

Réaliser une liste de balayage : cela prend 3 minutes ! Peu de temps, beaucoup d’enseignement. De suite après l’audiométrie tonale aux inserts (seuil aérien, intolérance, seuil osseux si besoin), j’émets la liste de balayage.

 

Admettons que, grâce à cette liste de balayage, on découvre que la personne sourde à appareiller souffre d’intégration, donc que neuro-physiologiquement à physio-psychologiquement elle a du mal à comprendre le message auditif qu’elle reçoit. Cela aide l’Audioprothésiste dans son choix de l’appareil auditif : il sait que ce n’est pas utile de rechercher l’appareil auditif du plus haut de gamme car les débruiteurs, même les plus efficaces, ne seront que d’un piètre secours. Vous pouvez ainsi mieux cerner l’appareil qui convient à chaque personne.

 

JYM

 

(1) Professeur J.C. LAFON « le test phonétique et la mesure de l’audition » page 116-117.

 

(2) Professeur J.C. LAFON « le test phonétique et la mesure de l’audition » page 132.

 

Maintenant nous allons passer à l’audition que l’on connait bien, que l’on pratique tous les jours dans notre vie et notre profession : l’audition SECONDAIRE, c’est-à-dire l’audition de communication.

Faire un test d’audition, ce n’est pas se contenter de la seule audiométrie tonale. L’audiométrie tonale utilise des sons purs, l’oreille n’est pas un capteur de fréquence. On teste l’oreille comme ça, mais elle n’est pas faite pour ça. De plus, l’audiométrie tonale ne teste que la cochlée.

On laisse donc de côté tout ce qui se passe au niveau des voies auditives, des noyaux cochléaires au cortex auditif primaire en passant par : complexe olivaire supérieur / lemnisque latéral / colliculus inférieur / corps genouillé médian.

Continue reading

Ne quittons pas l’audition PRIMAIRE sans apprécier ce que le Professeur J.C. LAFON disait en 1985 dans une émission télévisée (1). Je l’ai déjà évoqué dans « LAFON 23… », mais je ne m’en lasse pas ! 😉

Interrogé par une personne (que je nommerai Q comme questionneur), le Professeur J.C. LAFON (que je nommerai Pr) répond 

  • « Q : Dans l’oreille, il y a un organe qui renseigne sur la position qu’a le corps par rapport à l’espace ?
  • Pr : Oui, c’est très curieux. Ca a toujours posé un problème de savoir pourquoi l’appareil vestibulaire était à côté de l’appareil cochléaire, l’appareil de l’audition à côté de l’appareil de l’équilibre, avec les mêmes liquides, avec une pathologie semblable ; on a souvent surdité et vertiges, donc deux symptômes d’une même maladie si vous le voulez. Mais en fait ça se comprend très bien. Le vestibule est le système qui permet de savoir où l’on se situe, donc avec la gravité, la statique, et nous renseigne sur la dynamique, c’est-à-dire sur le mouvement ; les mouvements de la tête, les déplacements, etc…
  • Q : Plus ou moins rapides, plus ou moins lents.
  • Pr : Plus ou moins rapides… C’est-à-dire ça nous renseigne où nous sommes, nous, par rapport à l’environnement. Et l’oreille acoustique nous donne l’image de l’environnement et nous situe l’environnement par rapport à nous. Ce sont deux images parfaitement concordantes.
  • Q : Comment l’oreille peut-elle nous donner l’image de l’environnement par rapport à nous ?
  • Pr : En acoustique… Quand vous êtes dans une pièce, vous avez des réverbérations. Ces réverbérations vous renseignent sur le volume de la pièce, sur la nature des parois, sur l’existence d’ouvertures, sur des parois lisses, sur des parois protégées, etc… en acoustique. Elles vous renseignent donc sur le lieu où vous êtes dans son volume. Elles vous renseignent aussi sur la distance des choses, par l’écho. Vous savez, quand on est en montagne et qu’on fait « oh oh ! oh oh ! », on sait la distance par l’écart entre le son qu’on a produit et le son qu’on a entendu. » .

JYM

(1) Cette vidéo se trouve encore sur le site de l’INA (Institut National de l’Audiovisuel), on peut la télécharger pour 2.99 euros. Le titre de l’émission est : ENTENDRE.

En guise de conclusion à propos de l’AUDITION PRIMAIRE :

« Nous rencontrons chez l’enfant sourd des difficultés qui induisent des troubles de comportement. Dès le premier âge l’enfant se situe dans un milieu frustrant par l’absence d’information sur une partie déterminante de la communication. D’un côté la parole et la voix ne lui parviennent pas, mais d’un autre côté tous les signes acoustiques du monde extérieur, ceux de l’espace qui l’entoure ont perdu toute acuité. Quand il vient à se déplacer au moment où il commence à marcher, l’espace où il évolue n’a pas d’existence acoustique. Contrairement à ce que l’on pense l’espace est très marqué de traits acoustiques. Nous vivons dans un monde acoustique. Nous apprécions la distance des objets, la profondeur du champ perceptif, le volume de l’environnement à l’oreille. L’œil apporte la perspective, l’oreille la direction, la profondeur. Pour l’enfant sourd, le monde est plat. L’œil lui apportera la perspective qui suppléera le manque acoustique à force d’apprentissage. En se heurtant aux personnes, aux objets, l’enfant apprend à mesurer ses pas pour connaître la distance, il prend conscience des réalités indirectement ne pouvant d’emblée les percevoir… … double handicap, celui qu’on connait de la relation verbale, et celui méconnu de la vie dans l’environnement plein d’embûches, où il est difficile d’en percevoir l’état, de s’y déplacer et encore plus d’en concevoir la réalité… »(1).

L’audioprothésiste, son expertise lui permettant d’appareiller l’enfant sourd, va permettre à cet enfant sourd de prendre conscience de la distance, du volume et par là-même de lui donner les meilleures conditions pour monter un langage de qualité.

JYM

(1) Professeur J.C. LAFON « handicap sensoriel et personnalité » Psychologie médicale 1989. 21. 13. page 1934/125.

Terminons par le volume.

………. 3) RÉVERBÉRATION / VOLUME :

Jusqu’à 5 millisecondes entre l’émission vocale et le retour à l’oreille, on entend une réverbération. Ce qui correspond, dans l’air, à environ 2 mètres de parcourus par le son. Donc à un objet situé à 1 mètre.

Exemple : prenons 6 millisecondes (pour être supérieur à 5 millisecondes et faciliter le calcul). Dans l’air, la vitesse du son est d’environ 340 m/s. Comme x = vt (distance x, vitesse v, temps t), on trouve x = 340 x 0.006 donc x = 2 mètres. Pour que le son parcourt au total aller/retour ces 2 mètres, la paroi réverbérante est située à 1 mètre.

Continue reading

Continuons par la distance.

………. 2) ÉCHO / DISTANCE :

Quand on est en montagne et que l’on crie, on entend un écho qui nous revient. Si le temps entre le moment de l’émission vocale et le retour à nos oreilles est supérieur à 60 millisecondes, on perçoit un écho.

« Nous entendons le temps qui sépare deux signaux acoustiques. S’il est supérieur à 60 millisecondes on entend un écho : il y a séparation auditive, intervalle, entre un son et son renvoi. Cette distance dans l’air est de vingt quatre mètres, elle correspond donc à une paroi réverbérante située à 12 mètres et plus »(1).

Continue reading

Bienvenu

Bienvenu chez Blog-Audioprothesiste.fr !

Qui Sommes nous ?

Contactez nous !

Je contacte Sébastien
Je contacte Xavier
Je contacte Jean Michel