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Diverses constantes de temps d’une mesure in vivo

Written by xavdelerce on . Posted in Affinity, Astuces sur les appareils, Chaînes de mesure, mesure in vivo, mesure in-vivo, SPLoGramme

La mesure in vivo est souvent vue comme une mesure du spectre à long terme d’un signal après son amplification par l’appareil auditif. Donc une mesure spectrale.

Les cibles de gain ou de niveau de sortie nous donnent des indications afin, dans chaque bande de tiers d’octave, de fournir tel ou tel gain ou niveau de sortie.

Mais si un bruit blanc ou rose est constant dans le temps (que son spectre soit mesuré sur 1 ou 30″, il est le même), cela fait bien longtemps que l’on ne teste plus les appareils avec ce genre de signal. Aujourd’hui, le signal de test le plus utilisé est l’ISTS, au caisson ou in vivo. Ce signal est un signal de parole, très fluctuant dans le temps et dont le spectre dans les premières secondes n’est pas forcément représentatif du spectre à long terme (sur 1 minute par exemple) :

istsLorsque l’on regarde ce signal, plusieurs interrogations :

  • Combien de temps mesurer ? la minute complète du signal ou 5 secondes ?
  • Comment avoir une idée de la répartition de l’énergie dans le temps ? (en clair, est-il possible d’avoir une représentation temporelle et non spectrale du signal)
  • Doit-on faire la mesure sur la moyenne des derniers événements acoustiques qui se sont passés dans la seconde ? Des 5 dernières secondes ? Plus ?

 

  • La mesure du spectre à « long » terme :

En mesure in-vivo du niveau de sortie appareillé (REAR) la cible (DSL ou NAL) correspond au spectre moyenné sur le long terme. Mais « long terme » combien ? Si vous mettez « 1 seconde », le spectre va changer en permanence en fonction de la composition fréquentielle au cours du temps, et si vous mettez « 30 secondes » votre courbe sera certes être très stable, mais après un changement de réglage pendant la mesure, il vous faudra 30 secondes pour en voir l’effet…

L’astuce consiste alors à effectuer une moyenne glissante : la mesure se fait en continu (case « Mesure continue » cochée), mais, par exemple ici, seuls les événements des 8 dernières secondes comptent dans la moyenne (« Temps de mesure » = temps d’intégration sur 8 secondes) :

RéglagesREAR65

  • Combien de temps mesurer :

Là, ce n’est pas paramétrable, ou alors il faut définir le paramètre « Temps de mesure » et décocher « Mesure continue » : la mesure s’arrêtera quand le temps sera atteint. Dans ce cas, le spectre à long terme serait intégré sur 8 secondes puis la mesure s’arrêterait.

Une autre solution consiste à laisser le signal tourner en boucle avec « Mesure continue », et à arrêter ni trop tôt ni trop… quoi ? J’en avais déjà parlé : il est important de laisser la mesure en niveau de sortie appareillé (REAR) se faire au moins 10 secondes, et laisser passer le phonème /ch/ présent dans l’ISTS et qui fait littéralement exploser le niveau de sortie à 2/4KHz avec certains appareils; il est présent vers 12/15 secondes.

En conséquence, une mesure sur 15 à 20 secondes semble bien et permet de modifier un ou deux réglages et d’avoir le temps d’en visualiser l’effet (8 secondes après dans l’illustration ci-dessus). Le temps de mesure se fait au jugé par l’audioprothésiste, et en général, on peut se fixer un repère d’arrêt, par exemple vers ce qui ressemble à « poderos » dans l’ISTS (env. 18 secondes).

AN: bien sûr, en mesure de gain d’insertion, le temps n’est pas aussi important puisqu’en général le REIG est le même au cours du temps (à 1 ou 2dB près). Les premières secondes de la mesure donnent la « bonne » mesure. Compter donc 5 à 10 secondes de mesure en REIG pour laisser à l’appareil le temps de se stabiliser.

  • Analyse temporelle « de base » = min/max :

Jusqu’à maintenant c’est du spectral (niveau/fréquence), mais la chaîne de mesure peut analyser, dans le temps et dans chaque tiers d’octave, les événements les plus forts (les crêtes du signal, niveaux dépassés seulement 1% du temps) et de plus faibles intensités (les vallées du signal, niveaux dépassés 70% du temps).

Case à cocher: « Afficher min. -max », sans cocher aucune des autres cases (très important). Vous obtiendrez alors la dynamique du signal de parole (à environ +12/-18dB du spectre à long terme). Cette dynamique n’est pas calculée avec la même moyenne que « Temps de mesure » (ici les 8 dernières secondes du signal mesuré en sortie), mais elle a sa propre constante de mesure, qui est de 5 secondes, non modifiable. Donc vous pouvez avoir une constante de mesure pour le spectre à long terme, alors que les événements « min/max » (vallées/crêtes) ont leur propre constante de temps de 5 secondes. Pourquoi 5 secondes ? parce que la fenêtre temporelle d’analyse est de 23ms, mais que le câble USB ne pouvant pas transporter autant d’informations, deux blocs d’analyse de 23ms sont moyennés, ce qui donne une fenêtre globale de 46ms (information reprise brute d’Interacoustics). Et comme il faut faire au minimum 100 mesures pour faire une analyse percentile correcte, on a donc 100*43ms= environ 5 secondes, temps minimal d’intégration.

Cet affichage vous donne la dynamique du signal avec une résolution fréquentielle de 43Hz.

  • Analyse temporelle « renforcée » :

Au lieu de cocher « Afficher min. _max », qui correspond à des valeurs « percentile 30<–>percentile 99″, vous souhaitez définir vous même l’analyse percentile du signal. Vous allez donc cocher et définir les zones qui vous intéressent dans « Analyse percentile ». En passant, si vous cochez 30% et 99%, ça revient au même que «  »Afficher min. _max »…

Donc à réserver à ceux d’entre nous qui veulent plus… pointu, genre analyse du 39ème percentile !

Cette analyse se fait sur les mêmes constantes que « min/max. »= 5 secondes, quelle que soit la constante de temps utilisée pour l’intégration du LTASS, et pour les mêmes raisons citées précédemment.

Cet affichage vous donne la dynamique du signal avec une résolution fréquentielle de 43Hz.

  • Analyse percentile « idéale » (normalisée) :

Toutes les chaînes de mesure analysent le signal par fenêtres temporelles successives. Certaines par fenêtres de 125ms, d’autres par fenêtres plus courtes. C’est le cas de l’Affinity qui peut réaliser une analyse toutes les 23ms, mais dont le port USB limite en réalité la vitesse. Comme son nom ne l’indique pas vraiment, l’analyse percentile analyse le signal dans le temps (ce n’est plus du spectral) afin d’en donner la répartition des différents niveaux en pourcentage, par tranches de 1%.

Après une analyse percentile en règle, la chaîne de mesure sera capable de vous dire que 37% du temps, le signal a dépassé telle valeur; que 2% du temps il a dépassé telle valeur, etc.

Donc, pour faire une analyse percentile correcte, il faut faire 100 mesures, au minimum. C’est ce à quoi correspond la case à cocher « Centiles pour mesure complète ». Certes, vous le remarquerez, la chaîne de mesure affichera bien la dynamique du signal sous forme de petits rectangles dans chaque bande de tiers d’octave (voir graphique ci-dessous pour analyse percentile 30/99) avant d’avoir atteint 15 secondes, mais cette analyse percentile ne sera complète (et donc fiable) qu’à partir de 15 secondes (après 200 mesures environ) , mais dans certains cas (plusieurs zones percentiles analysées), cette intégration pourra prendre jusqu’à 45 secondes (les crêtes et vallées se figent alors progressivement au cours de la mesure):

REAR65

Ce qui implique que si vous décidez de cocher cette option (recommandée…), vous avez alors deux constantes de temps en jeu: le spectre à long terme qui évolue ici dans une fenêtre glissante de 8 seconde, et l’analyse percentile qui elle, évolue dans un autre espace-temps (Igor et Grichka BOGDANOV, sortez de ce corps !!!!!), de 15 à 45 secondes. Vous l’avez peut être expérimenté: vos changements de réglages se voyaient relativement vite sur le LTASS, mais très lentement sur les crêtes/vallées en cochant « Centiles pour mesure complète ». Mais peut être n’aviez-vous pas osé…

AN: sans cocher cette option, il ne sera pas possible de cocher et donc d’obtenir la valeur suivante « Ratio de compression de la dynamique vocale ».

A l’écran, la zone dynamique donne progressivement la sensation de se « figer » au fur et à mesure que le test progresse. Une modification de réglage ne se visualisera alors quasiment pas sur la dynamique (à moins de refaire une mesure) alors qu’elle se visualise plus rapidement sur le spectre à long terme.

  • 1/3 octave and overlapping time windows:

Paramètre modifiant la zone temporelle d’analyse, en l’élargissant sur une fenêtre de 92ms, ce qui correspond à la norme de mesure IEC 60118-15. Cette norme définit les paramètres de mesure permettant une analyse percentile standardisée, mais également, pour ce qui suit, le calcul du ratio de compression de la dynamique vocale.

Vous trouverez des informations sur ces points dans ce document de travail qui a précédé la norme IEC 60118-15.

Cet affichage vous donne la dynamique du signal avec une résolution fréquentielle d’un tiers d’octave (et non plus 43Hz).

  • Ratio de compression de la dynamique vocale:

Ca c’est encore une autre histoire et je vous en avais déjà parlé.

Il s’agit de la case à cocher « Show dynamic compression ratio » qui vous donne dans chaque tiers d’octave la compression de la dynamique vocale entre l’entrée et la sortie sous forme de chiffres de 0.xx à plus de 2 (mais rarement plus de 2 quand même). Ce calcul n’est pas possible sans avoir modifié la fenêtre temporelle d’analyse à 92ms par le paramètre « 1/3 octave and overlapping time window ».

Afin de pouvoir mesurer la compression entre le signal à l’entrée de l’appareil et le signal à la sortie, il va falloir que la chaîne de mesure les aligne temporellement de façon très précise (précision du décalage inférieure à 10ms):

T_shift_speech_signalSans cet alignement, les mêmes zones temporelles (et donc spectrales) ne seraient pas analysées avant/après, ne permettant pas un calcul fiable du ratio de compression de la dynamique vocale.

AN: ce calcul de ratio nécessitant de connaître le signal à l’entrée pour le comparer au signal de sortie (d’où l’alignement des deux signaux), la chaîne de mesure crée alors un fichier .spectra avant la mesure. Il n’est donc pas possible d’effectuer ce calcul « à la volée », c’est à dire en live avec le Visible Speech.

Pour aller plus loin dans la compréhension de ces analyseurs spectraux et temporels que sont nos chaînes de mesure, je vous conseille la lecture de ce document passionnant in french dans le texte pour une fois (merci Franck ;-) ).

 

Bons paramétrages !

Et bon WE à tous !!

Merci à Dennis Mistry (Interacoustics) pour ses explications.

Enseignement continu des audioprothésistes

Written by genyseb2 on . Posted in Astuces sur les appareils

Vous avez tous reçu l’invitation à participer à l’EPU 2014 ! J’avoue que j’attends avec impatience cette formation qui, sans nul doute, nous apportera une meilleure compréhension des algorithmes sous tendants nos méthodologies fétiches :-)
 
 Seul petit hic, quid de DSL ? il n’est pas mentionné dans le programme :-(
 
 

Location:Rue des Châtaigniers,Marcq-en-Baroeul,France

« Dark Side of the Head »* Réglage objectif d’un système CROS/BiCROS

Written by xavdelerce on . Posted in Affinity, Astuces sur les appareils, BICROS, Chaînes de mesure, CROS, Marques, mesure in vivo, mesure in-vivo, Réglages des appareils, WIDEX

J’avais déjà évoqué la possibilité sur Affinity d’activer le microphone de référence opposé à la mesure in-vivo, et de l’intérêt de cette technique de mesure dans l’évaluation de l’ombre de la tête et de sa compensation par un système CROS.

Voici un cas clinique de validation de la mesure avec un patient appareillé dans un premier temps avec un Widex DREAM Fusion 330 à gauche, et cophose à droite:

Aud_CROS

Ce monsieur, très actif dans sa commune, participe à de nombreuses réunions et autres joyeuses activités associatives à base de canard gras dont Les Landes ont le secret…

Bref, sans surprise, il n’entend pas son voisin de droite, et ça l’embête bien. Donc une adaptation est programmée pour l’essai d’un système CROS Widex, qui en l’occurrence dans ce cas est un système BiCROS puisque son côté « bon » nécessite un appareillage.

La mise en évidence de l’ombre de la tête et le réglage de la balance microphonique se fait en trois étapes:

  1. Mesure in-vivo de la bonne oreille (Cas du CROS) ou de l’oreille appareillée (cas du BiCROS) avec HP à 90° (pile face à l’oreille)
  2. On laisse la sonde dans l’oreille et on fait tourner le patient de manière à présenter son oreille cophotique face au HP (mesure à 270°), MAIS on active le micro de référence opposé à la mesure =  mesure in-vivo oreille OK, mais micro de référence activé oreille cophotique –> on obtient l’ombre de la tête.
  3. Même mesure que 2 (toujours avec micro de référence activé à l’opposé de la mesure in-vivo), mais on place et on active le système CROS: si tout va bien on doit revenir à la mesure 1, sinon on ajuste le niveau de transmission dans le logiciel Compass GPS (ou Target ;-) ).

Démonstration pour ce patient:

REM_shadow

La partie colorée en jaune correspond pour ce patient à l’ombre de la tête.

On active le micro:

CROS_REM

La courbe bleue montre la captation de la bonne oreille/de l’oreille appareillée lorsque le son arrive du côté cophotique : l’ombre de la tête a été compensée.

Eventuellement, la balance microphonique permettra d’ajuster le niveau de la courbe bleue, jusqu’à coller à la noire:

CROX Dex

CQFD. Il restera à savoir si le patient en tire un bénéfice dans sa vie sociale.

Donc en résumé:

  • ça semble fonctionner et c’est un des rares moyens de mesurer cet « effet ombre »
  • ça permet d’ajuster la sensibilité du micro CROS avec précision et en connaissance de cause
  • permet de démontrer au patient le problème et la solution proposée…
  • attention aux appareils adaptatifs dans le cas du BiCROS, qui ont tendance, à l’opposé du HP, à augmenter l’amplification et donc à « gommer » l’ombre de la tête

Vous trouverez sous ce lien le fichier .iax pour Affinity permettant cette mesure. Attention: l’activation du micro de réf. opposé (en orange sur les copies d’écran) est à faire manuellement pour les étapes 2 et 3.

Mesures et création du test: Xavier DELERCE et Gilles ASSOULANT.

 

* The Pink CROS …

Les porter, c’est quand même mieux !

Written by genyseb2 on . Posted in Astuces sur les appareils, Qualité de services

Dès fois, à nos heures perdues, notre regard s’arrête sur une brochure, une de celles qui jonchent votre bureau (et oui, il y en a quelques unes qui traînent !). On la regarde, on constate qu’elle date, on feuillette les pages et paf, on tombe sur un article qu’on avait laissé passer, qui ne nous avait pas interpellé à l’époque. L’article qui trouve tout sens là, maintenant, paf !

C’est le cas de l’article suivant, plutôt éloigné de la « pure » technique, qui avait été publié en Juillet 2013 (assurément le « holidays effect » avait du provoquer une lecture rapide du magazine… genre un coup d’oeil toutes les 4 pages…) dans le journal AUDIOLOGY INFO (j’espère qu’ils ne m’en voudront pas de récupérer des copies de leur étude).

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Alors qu’apprend-t-on d’aussi important ? Et bien que le rôle de l’audioprothésiste est crucial (rien que ça, à l’heure où tout le monde s’évertue à penser que l’appareillage auditif peut être mis en place par n’importe qui !) dans le port quotidien des solutions auditives. En effet, l’article  énumère les facteurs limitant le port des aides auditives à moyen/long terme. Est ainsi listé :

  • la qualité intrinsèque de l’aide auditive
  • le confort de port
  • l’adaptation de l’aide auditive aux paramètres audiologiques
  • les facteurs psychosociaux.

L’étude s’appuie sur les publications de la très sérieuse Université de Nottigham (ici) : celle-ci dit que le plus important pour augmenter le taux d’utilisation des aides auditives, c’est de surveiller, accompagner et conseiller le patient fraîchement appareillé plutôt que de faire assaut de nouvelles technologies (tiens, tiens… :-)) ça fait du bien de le lire, 5 mn de tendresse dans ce monde de brutes !)

L’étude conclue que le style de la prise en charge réalisée par l’audioptrothésiste contribue de façon significative au bénéfice apporté par l’aide auditive et peut induire une différence notable de port à court ou moyen terme.

L’expérience auditive des utilisateurs est une notion quasi essentielle : l’accompagnement, la guidance, la validation de l’adaptation, la vérification de l’adéquation entre attentes et possibilités/limites de correction auditive sont ainsi des éléments clefs d’un appareillage auditif réussi !

Des outils d’évaluation des capacités d’usage d’une aide auditive n’attendent plus qu’un traducteur :-) (le test PHAST pour Practical Hearing Aids Skills test – Revised). De même, le test ANR permet de prévoir le taux d’usage d’une aide auditive.

L’audioprothésiste ne doit pas oublier qu’il doit « coacher » son malentendant pour réussir à satisfaire son patient ! Abon entendeur !

 

Monitorage du « mixing point » du bruit composite des paramètres « anti-acouphènes » des aides auditives – version 1.2

Written by genyseb2 on . Posted in Acouphène, Astuces sur les appareils, Aurical, Mesure de la sonie, mesure in-vivo, SIEMENS AUDIOLOGIE

Les méthodes in vivo, après avoir s’être cantonnées strictement à l’application de méthodologies, se retrouvent partout : simulation acoustique, vérification phonétiques (usage du test ling6), vérification des critères de réglages hors méthodologies (compression fréquentielle, MPO, etc….). On peut désormais les utiliser pour la réalisation d’un mixing point hyper précis pour le traitement des acouphènes (même si je n’aime pas le terme de traitement…) :

mixing point acouphène blog audioprothésiste audition geny

schémas du mixing point

Je partage ici une manoeuvre expérimentale que je réalise avec le système Astera et freefit d’Otometrics. Plusieurs améliorations permettent désormais de réaliser efficacement et rapidement le masquage d’un acouphène (compter un bon trois quart d’heure pour réaliser cette technique). Pour le bien de la démonstration, j’utilise un appareil PURE MICOM 3 MI, écouteur de taille S de la marque SIEMENS.

Cette procédure est utile pour bien « monitorer » la réalisation du point de mélange masquage/acouphène. Elle doit bien évidemment être accompagnée de nombreuses explications sur les acouphènes et de questionnaires type THI pour « scorer » la sensation d’acouphène, sa répercussion sur la qualité de vie  et l’évolution dans le temps. Cette méthode fonctionne dans 60/70 %, même chez les sujets ne présentant qu’une très légère augmentation des seuils auditifs (panel de 16 personnes). j’aborderai ici que la partie technique.

Pour paraphraser mon ami Xavier DERLECE, une bonne audiométrie est une audiométrie faite aux inserts ! Alors ne nous dévoyons pas, dans le cadre d’une prise en charge d’un acouphénique, soyons le plus précis possible, eu égard à la souffrance ressentie par le client/patient ! Je ne reviendrais pas sur cette approche, pour plus d’infos consultez les pages suivantes >>ICI<<

A noter que je pratique une audiométrie par 1/6ème d’octave ce qui facilite par la suite la recherche de la hauteur de l’acouphène.

Dans un second temps, ASTERA permet, via le module « acouphène », d’enregistrer les caractéristiques clefs de l’acouphène : hauteur, intensité, masquabilité, qualité du masque, mixing point. les acouphènes larges bandes restent néanmoins difficile à préciser. Dans ces cas là, je définis les bornes fréquentielles de l’acouphène. De même pour les acouphènes qui varient (l’important est d’être facilement accessible pour l’acouphénique pour enregistrer les valeurs « hautes » de l’acouphènes, en cas de « crise »).

2013-12-14_1152

Dans ce cas, nous enregistrons un acouphène à +/- 4KHz avec une intensité de 6 dB SL. Lors de l’acouphénométrie, l’acouphène était masqué à 10 dB SL avec un bruit NB. Il est remarquable, quasi systématiquement, d’enregistrer des valeurs d’intensité très faibles : entre 0 et 6 dB SL…

Une fois que les caractéristiques précises de l’acouphène sont établies le plus précisément possible, j’utilise le module freestyle du freefit pour visualiser en fréquence et en intensité le « masquage » de l’acouphène procuré par l’aide auditive comme suit :

enregistrement réglage anti acouphène astera audition geny

Au niveau de l’audiométrie SPL droite ci dessus, je manipule les curseurs de réglage du PURE pour générer un pic plus large en fréquence que l’acouphène avec une intensité plus ou moins égale dans un premier remis à l’acouphène percu (vous pouvez remarquer, autour du 4KHZ, l’émergence de la courbe orange qui correspond au « masquage »). Après moult réglage, cette personne admet ressentir une amélioration de sa qualité de vie (THI à l’appui).

Conclusion : sans supprimer la présence de l’acouphène, on peut désormais quantifier et qualifier l’acouphène précisément et rigoureusement, apporter des solutions dans plus de 50 % du temps. Encore une victoire de canard :-)

Les commentaires récents

leblanc

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Merci Xavier pour cet éclairage opportun!

José SCANDELLA

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Ce style de vente est à déconseiller sincèrement. Surtout pour de l’appareillage auditif qui est malgré tout encore coûteux Siemens I pure à 1290 euros pièce! cela fait quand même 16000,00 F, (gym euro /francs)
par ailleurs, impossible de laisser des commentaires sur le site.
Egalement, vous ne rencontrez le vendeur qu’à la commande et 8 jours après pour l’achat ! ensuite pour des problèmes de panne au bout de 8 jours! une bonne dizaine de mails,des messages sur répondeur, bref j’ai attendu 3 mois! je ne suis pas le seul dans ce cas. je recommande plutôt l’achat chez un audioprothésiste, que vous pouvez rencontrer en passant au magasin. le cas présent, ce sont des permanences qui doivent être assurées suivant des jours précis, mais la grille est toujours baissée (avenue très commerçante à Toulon) ( les autres boutiques témoignent) et on prétexte être en déplacement ! je regrette d’être passé par ce système. Je suis ancien correspondant de la mutuelle hospitalière la MNH. Mieux vaut aller chez un audioprothésiste qui est présent et qui vous suit, c’est essentiel .

xavdelerce

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Non, DSL n’est pas une méthodologie assez mature encore…
Oeufs, farine, sucre vanillé, vin blanc, pastis: lou pastis Gascoun… boudiou ! Voilà une méthodologie qui marche !

xavdelerce

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Marrant de voir qu’en 5 ans, tous les liens sont « morts »… Le net a la mémoire bien courte et bien longue à la fois !

Instagram @Audioprothese