A l’index, l’acouphène ?

Written by genyseb2 on . Posted in Acouphène, Astuces sur les appareils

Toujours à l’affût de questionnaires « sensibles » (permettant de  catégoriser la sévérité de la sensation de l’acouphène), j’ai découvert un questionnaire américain le bien nommé  TINNITUS FUNCTIONNAL INDEX. Il a été développé pour 3 raisons majeures :

  1. détecter de façon précise les caractéristiques individuelles de l’acouphène : qualité de vie avec l’acouphène, état du sommeil, les interférences cognitives… On peut compartimenter et coter les différents aspects de l’acouphène. mesurer
  2. précisément dans plusieurs catégories la sévérité de l’acouphène.
  3. avoir un outil précis pour évaluer l’amélioration apportée par un traitement.

Ce formulaire a été testé sur un panel suffisant et semble performant.

Il n’est actuellement qu’en anglais. Je mets le lien à disposition. Si une bonne âme souhaite le traduire, je le mettrais alors en ligne pour un accès collectif.

le lien « questionnaire » (en) : http://bit.ly/WKBQt5

VOUS SOUVENEZ VOUS…

Written by genyseb2 on . Posted in Astuces sur les appareils

…de ce type d’intra-auriculaire souple (silicone) qui permettait d’obtenir un meilleur confort de port ; le brevet : http://www.google.com/patents?id=aKQLAAAAEBAJ&printsec=abstract&zoom=4&hl=fr#v=onepage&q&f=false. Le concept était, techniquement, séduisant. En effet, l’électronique de l’intra-auriculaire était enrobé de silicone, en se basant sur une coque réalisée sur mesure, conforme à l’empreinte fourni. Ce processus industriel nécessitait une salle blanche pour éviter toute contamination par des poussières lors de l’étape d’enrobage.

 

 

Je n’ai jamais vraiment compris pourquoi ce type de procédé de fabrication ne se soit pas déployé chez les principaux fournisseurs ! En effet, l’intra-auriculaire souple permettait un confort supérieur aux coques dures des « intras » d’antan et d’aujourd’hui ; et surtout pour ceux qui se situent en position profonde (sound lens, iMini 2, nano…). Pourtant, il n’y a qu’à se pencher, 2 secondes, sur la question pour remarquer que les solutions « intras » proposées actuellement par nos fabricants reposent sur des principes alternatifs à cet intra souple : Eclipse, Lyric.

Et vous, pensez vous que :

Pour ceux d'entre vous qui avez recommandé un intra-auriculaire souple (ECLPISE, Lyric), pensez vous que :

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OTICON ALTA – ceci n’est pas un publi communiqué :-)

Written by genyseb2 on . Posted in Astuces sur les appareils, Humour, Oreille, OTICON, vidéos & screencast

Ceci n’est pas un publi-communiqué, mais blog-audioprothesiste ne pouvait pas passer à coté de la sortie de SONALTOA (ok, elle est super nulle celle-là !). Nous ne pouvions pas passer à côté de la magnifique prestation de C. AUBERT et E. BOUGEROLLES… qui ont quand même l’air de souffrir un tout petit peu (j’espère qu’ils me pardonneront :-) ). En tout cas, bravo à l’équipe #OTICON pour leur dynamisme, leur goût du risque :-) et pour ALTOA, dont le concept « holistique » semble plein de promesses !

Le site #OTICON a, pour l’occasion, fait peau neuve au niveau de la zone professionnelle ; plusieurs copies d’écran du logiciel de réglages m’ont mis l’eau à la bouche… en particulier  la partie réglage du « profil auditif » qui semble très ergonomique !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Une copie d’écran, qui réveillerait une armée de geek mort :-)

 

PS : La brochure ALTOA à destination des audioprothésistes : http://bit.ly/SeFwSq

PS2 : Mille excuses à l’équipe OTICON pour l’erreur sur le nom de leur produit !

 

 

 

Les chiffres ; les gros et les petits…

Written by bricedebrest on . Posted in Astuces sur les appareils

Une petite lecture du rapport de la DREES publié le mois dernier est assez instructive. Je vous conseille la première partie du rapport qui détaille bien la répartition des rôles entre régimes obligatoires et régimes complémentaires. Il s’agit d’un rapport de plus montrant l’aspect inégalitaire du développement des assurances maladies complémentaires. Mais c’est un sujet dont on reparlera… notamment avec la dérive vers le « managed-care »…

Ce qui m’a intéressé est la comparaison de quelques chiffres tout bêtes mais dont on n’a pas toujours les repères en mémoire.

Le PIB, retenu dans ce rapport, pour 2011 est de 1996,6 Md d’euros. La dépense totale de santé est quant à elle de 231 Md d’euros, cela comprend toutes les dépenses y compris les indemnités journalières, la prévention, la dépendance, le handicap, la recherche, la formation…

Si l’on se restreint à la Consommation des Soins et Biens Médicaux (CSBM) dont le total est de 180 Milliards d’euros (Md €), les « biens médicaux » ne représentent « que » 12,2 Md € dans lesquels se trouvent l’optique pour 5,3 Md €, « petit matériel et pansement » pour 4,6 Md € et enfin les « prothèses, orthèses et VHP » pour un montant de 2,3 Md €

Les aides auditives sont donc noyées dans ces chiffres mais l’estimation est simple : en prenant les chiffres du Snitem (450000 ACA) et un prix de vente moyen de 1400€ on arrive à un marché de 630 Millions d’euros ! M€

La sécurité sociale en prend à sa charge environ 100 M€ selon le rapport du CEPS de 2010 résumé sur le site du SNITEM, (lien ici). Une autre partie est financée par les FIPH et le plus gros par les ménages et les OCAM.

Ces rappels et actualisation de chiffres étant faits, venons-en aux comparaisons :

J’ai été surpris d’apprendre que les cures thermales dont le coût annuel est de 331 M € sont remboursées à 90% par la sécurité sociale. Tant mieux… ça évite à certains gestionnaires complémentaires de vouloir faire baisser la température de l’eau pour diminuer le reste à charge des patients.

Et puis d’autres chiffres m’ont étonné car je ne pensais pas que le ratio était aussi impressionnant. On apprend tout d’abord que la sécurité sociale (l’ensemble des régimes obligatoires, càd CPAM, MSA, RSI…) finance 135,8 Md € (75% de la CSBM) et que les OCAM n’en financent que 14% le reste étant à la charge des ménages (9,2%) et de l’état.

On lit ensuite que les coûts de gestion de la sécu sont de 7,2 Md € et on sait combien les organismes publics ont pu être critiqués pour leur mauvaise gestion, leurs fonctionnaires paresseux etc…  Mais, Oh surprise ! les coûts de gestion des OCAM sont de …. 7,6 Md € soit un peu plus que les régimes obligatoires alors qu’ils financent 5 fois moins de dépenses de santé.

Tout à coup je me suis souvenu de ce qu’on suggère, depuis quelques mois, par médias interposés, et en prenant le patient à témoin : « vous les professionnels de santé, êtes trop chers » « vous pouvez vendre la même chose, avec une prestation de la même qualité, moins chère » sous entendu « il y a des possibilités d’améliorer votre gestion pour faire baisser le reste à charge« .

Alors, je ne sais pas pourquoi mais j’ai eu une idée bizarre : je me suis dis : « vous les OCAM, vous pouvez aussi améliorer votre gestion et dégager un peu de marges de manoeuvre pour faire baisser le reste à charge.
Au fait c’est quoi le budget pub ? Peu importe, mettons que vous économisiez 5 à 10% de frais de gestion, allez disons 7,5%. Combien vous dégagez ? … je vous aide, je sais que -de tête- les gros chiffres c’est pas facile : vous récupérez environ 570 M €. Ah ben c’est drôle ça,…  ça couvre juste la totalité de la dépense d’aides auditives non financée par la sécu… »

Bon je sais, j’ai pensé à voix haute ce n’est pas raisonnable, c’est beaucoup vous suggérer, de baisser vos frais de 7,5% il vaut mieux qu’on baisse nos prix de 40% ça sera évidemment plus facile et plus crédible de la part du public.

… à moins de demander que ce risque soit couvert par quelqu’un qui sait mieux gérer et ne fait pas de pub’ , tiens la sécu par exemple…

 

B Jantzem

audioprothésiste indépendant et idéaliste.

 

 

PS : un petit bonus du rapport de la DREES, reproduction autorisée en citant la source :

 

Regardez bien la part de l’assurance privée, en noir, dans le financement des dépenses de santé dans l’OCDE. En premier : USA, en deuxième : Canada, en troisième : France.

Pour ce qui est du financement par les ménages en revanche ce sont les français qui sont dans les derniers, habitués à ce que la santé soit « gratuite ».

C’est un choix de société, il n’y a rien d’inéluctable.

Les nouvelles epithèses vivantes !

Written by genyseb2 on . Posted in Astuces sur les appareils

Des chirurgiens américains ont reconstruit l’oreille d’une patiente en glissant du cartilage sous la peau de son avant-bras. Pendant quatre mois, l’Américaine Sherrie Walter a porté son oreille dans le bras. 

Il s’agissait d’une oreille reconstituée à partir de cartilage extrait de ses côtes pour remplacer son oreille initiale qui avait dû lui être retirée à la suite d’un cancer. Remplacer l’oreille de cette mère de famille de 42 ans aura, au total, requis une douzaine d’interventions sur une période de 20 mois.

En 2008, Sherrie Walter se voit diagnostiquer un cancer de la peau très agressif, au niveau de l’oreille gauche. Après l’échec d’un premier traitement par radiothérapie, les médecins lui retirent la majeure partie du pavillon, l’oreille interne, une glande salivaire et une large partie du crâne et de la peau alentour. En temps ordinaire, les médecins auraient pu remplacer l’organe manquant par une prothèse artificielle, qui se refixe chaque matin grâce à une tige en titane : une epithese. Mais faute d’os du crâne pour la fixer, la patiente aurait dû recourir à du scotch ou à de la colle. « Un calvaire au quotidien », selon le Dr Patrick Byrne, chirurgien plastique.

L’équipe du Dr Byrne a donc proposé à Sherrie une autre option, plus longue mais plus esthétique et moins contraignante à terme. Ils ont dans un premier temps reconstitué la structure de l’oreille externe à partir de cartilage de côtes et de morceaux d’os issus du corps de la patiente, pour éviter le risque de rejet. La technique traditionnelle consiste à étirer la peau du cou, du visage ou du cuir chevelu pour recouvrir cette forme mais dans le cas de Sherrie, le chirurgien a jugé que la peau était trop endommagée du fait de ses précédentes opérations. Le Dr Byrne a donc préféré opter pour la peau de l’avant-bras. Le cartilage a été glissé près du poignet. En quatre mois, la peau s’est modelée autour du cartilage et a développé des vaisseaux utiles pour la greffe. Le chirurgien a ôté l’ensemble en mars pour le fixer sur le crâne de la patiente. Auparavant, un appareil auditif avait été fixé sur l’os du crâne de la patiente pour lui permettre de recouvrer l’ouïe (Voir la vidéo pour plus de détails).

Article lu sur egora

 

Jusqu’où peut-on (se) faire de la pub ??

Written by bricedebrest on . Posted in Astuces sur les appareils

Ce titre fait évidemment référence aux démêlées médiatiques Audika/Sonalto mais je ne souhaite parler ni des uns ni des autres. C’est l’occasion de revenir sur un dossier du premier semestre 2012 : la publicité qui concerne toute notre profession.

Comme vous le savez la loi « Bertrand » ou « Mediator », selon les terminologies journalistiques, visait -entre autres- à encadrer la publicité pour les dispositifs médicaux (DM).
Par publicité le texte comprend tout ce qui profite à la vente de DM, c’est à dire les publicités pour le DM lui même mais aussi pour la marque, le fournisseur, le principe etc…
De nombreux lobbies ont fait valoir leurs intérets afin de limiter la portée du texte selon le type de DM : pansement, implants, lentilles de contact, béquilles…. n’ayant ni la même dangerosité ni le même circuit de distribution.
Cette loi devait se prolonger par la publication de deux arrêtés et deux décrets d’application. Seuls ces derniers sont parus. Etant donné la complexité des textes, j’ai pensé qu’un petit schéma ferait le plus grand bien à ceux qui ne souhaitent pas tout lire. Cela peut permettre de comprendre comment les exceptions s’appliquent et en quoi les aides auditives seraient concernées.

PUB DM

Et donc , où en sommes nous aujourd’hui ?

Actuellement la publicité n’est pas vraiment encadrée et il n’y a pas de jurisprudence sur la question. Seul les audioprothésistes conventionnés par la sécurité sociale sont soumis à des règles interdisant « les procédés visant à drainer la clientèle » et interdisant « de faire pression sur les assurés au moyen (…) des ventes par démarchage« . Il leur est interdit de citer le remboursement du régime obligatoire.
Les sites internet et de nombreux audioprothésistes (mêmes conventionnés) ne se privent pas de faire de la publicité et/ou d’exposer les remboursements. Au pire il risquent de perdre leur convention. La publicité n’a jusqu’à présent pas été considérée par la justice comme un un procédé visant à drainer la clientèle puisqu’aucun audioprothésiste ne s’est vu interdire cette pratique.

Et demain ?

En principe à compter du premier janvier 2013, la publicité serait autorisée pour certains DM en respectant les mentions indiquées dans le décret.
Les aides auditives devraient être mentionnées comme « DM à faible risque » sur l’arrêté mais il n’est pas encore paru. Compte-tenu de la taille de la liste à définir cela pourrait prendre plus de temps que prévu : il existe plusieurs milliers de produits.
Si il ne parait pas, cela signifie que dans trois mois la publicité pour les aides auditives sera prohibée (ou la loi inapplicable ?).
Cela changerait pas mal la donne,  Non ?

Et pour conclure avec le titre de ce billet, les communications de ces sociétés seraient-elles encore exposées au grand-public ?

à suivre…*

Brice

PS : corrections du 28 sept en bleu

 

*clin d’oeil à nos amis bédéphiles

Les commentaires récents

xavdelerce

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J’ai oublié de préciser: le ME-intra n’a jamais été normalisé, son niveau de sortie assez limité, et donc n’a jamais été considéré comme un transducteur audiométrique.
Par contre, Aurical donnait aussi la possibilité de faire la même mesure (REDD) avec un EAR 3A plus sonde in-vivo dans l’oreille pour la mesure du SPLoGramme. Et là c’était très intéressant…

xavdelerce

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Les inserts 3A et 5A sont des transducteurs audiométriques normalisés (norme ISO ou ANSI), dont on connait précisément le RETSPL (pour passer de SPL à HL dans le coupleur). Les EAR 3A sont le plus anciens, mais toujours très appréciés et vendus, les EAR 5A plus récents et pas forcément pratiques pour les audios désirant directement les brancher sur les tubes des embouts (ce que l’on fait rarement quand même).
Le ME-intra est en fait une sorte de porte-sonde mis au point sur l’Aurical ancienne génération. Ce porte sonde se branche sur l’écouteur du casque in-vivo ET sur le micro de mesure du même casque. Donc en gros, on faisait l’audiométrie par l’écouteur du casque in-vivo, en dB HL et la sonde avait mesuré préalablement le niveau résultant SPL en fond de conduit du HL envoyé. On avait donc directement le SPLoGramme. Ca s’appelle une mesure REDD (on envoie du HL et on mesure directement du SPL en fond de conduit).

micmac

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Bonjour, quelle est la différence entre insert 3A/5A et me intra?

Merci

micmac

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Bonjour, quelle est la différence entre insert 3A/5A et les me intra?

Merci

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