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Nous sommes un collectif d'audioprothésistes, depuis 2006, qui cherchent à améliorer l'image et la diffusion de connaissances techniques à destination des audioprothésistes ! L'exercice nous permet de commenter et également d'améliorer nos connaissances. Il faut bien le dire ce blog bouillonne de bonnes idées !!!! Si toi aussi tu as envie de partager ton expérience ! Alors rejoins nous !

EIN ? saison 2

… suite de la première partie. En reprenant l’exemple suivant : Capture   Environ 30dB SPL de bruit de fond (EINLevel) à 3KHz peuvent-ils être considérés comme gênants pour ce patient ? On peut penser (mais je n’en ai pas la confirmation) que lorsqu’un fabricant met un modèle sur le marché, de surcroît s’il est censé pouvoir s’adapter sur des surdités légères à moyennes, il connait les limites de BDF acceptables issues de la littérature. Enfin, on espère… Une solution radicale pour se garantir de toute perception de BDF serait de placer le 1er TK en entrée assez haut, mais pas trop quand même car il y aurait un risque de sous-amplifier les zones failles de la parole; disons 30/35dB SPL. C’est étrange, en explorant les courbes entrée/sortie (si par chance vous les avez), c’est justement la limite très commune d’expansion ! Un seul fabricant, depuis fort longtemps s’est quand même aventuré à passer sous cette barre : Widex, depuis le premier Senso. Mais quand vous voulez amplifier des niveaux très bas (5 à 30dB SPL) pour éventuellement les faire émerger au-dessus du seuil, il va falloir énormément de gain (si le larsen vous le permet). Et donc vous pouvez amener par la même occasion le bruit de fond en même temps que l’information dans la zone audible. Je crois me souvenir que tout avait été pensé chez ce fabricant pour maintenir le niveau du BDF toujours sous le meilleur seuil, notamment par la mesure du « sensogramme » qui était (est toujours) quasi obligatoire, comme celle du larsen. Très rapidement, l’effet d’évent (et pas uniquement son seul diamètre) a été également mesuré afin d’estimer la limite basse de TK sans larsen et/ou sans risque de BDF perceptible dans les BF. Bref, pour passer sous la barre des 30dB SPL en entrée sans craindre une perception de BDF avec une méthodologie d’amplification non-linéaire, il vaut mieux avoir confiance en sa technologie… Macrae et Dillon ont établi des niveaux de BDF acceptables en fonction du gain apporté (donc en fonction du seuil d’audition) à diverses fréquences, et mesuré dans un coupleur HA1 (intra). Pour donner quelques exemples (mais vous pouvez les retrouver sur l’article téléchargeable de la première partie) :

@1KHz, de 0 à 50dB de gain : env. 17,5dB SPL

@250Hz, de 0 à 45dB de gain : env. 37dB SPL

@2KHz, de 0 à 60dB de gain : env. 13dB SPL

Attention : il s’agit de bruit de fond à l’entrée, comme vu dans la première partie. On constate une gêne survenant plus rapidement après 1KHz. Etrangement, la « tolérance » au BDF semblerait importante dans les BF, mais ces zones fréquentielles sont souvent masquées (et le BDF avec) par le bruit ambiant, la « rumeur ». Et d’autant plus  l’appareillage présente un évent : le bruit ambiant entrant par l’évent minimise la perception du BDF de l’appareil.

Je vous passe les calculs éprouvants des auteurs, mais je reprendrais le résumé de leur méthode de calcul du EIN acceptable en fonction de la surdité : considérant un seuil à une fréquence donnée, ce seuil doit être corrigé avec NAL (et oui, c’est Dillon quand même !). Attention, ici, c’est NAL « old school » = formule linéaire d’avant NAL-NL1, c’est à dire NAL-R.

On a :

 EINL = Max( HTL + MAP – CG – Corr – 15,EINL0 )   (1)

Et là, oui, c’est beaucoup plus clair n’est-ce pas ?

En fait, NAL ne fournissant pas de cibles de niveaux de sortie en dB SPL au tympan (REAR), contrairement à DSL, Macrae et Dillon on converti la perte auditive (HTL), en niveau au tympan. Ils ont donc pour ceci ajouté au seuil HTL, le MAP (qui est le niveau d’audition minimal mesuré en dB SPL au niveau du tympan), ce qui a converti en quelque sorte le seuil HTL en seuil SPL au tympan. Mais comme la valeur du gain (CG) est donnée dans le coupleur d’intra (le HA1), ils ont ajouté une correction (Corr) pour passer du coupleur au tympan. Pour les puristes, cette valeur de correction provient de diverses tables de conversion toujours utilisées et très souvent citées dans la littérature : les valeurs de conversions (ou fonction de transfert) de Bentler & Pavlovic, et leur pendant en champ diffus. Aride… mais sachez quand même que ces valeurs se cachent encore dans tous nos logiciels de réglages et jusque dans nos chaînes de mesure (tables 1 & 2). Et enfin, la soustraction de l’EIN tolérable (EINL0) donnant 0dB SL (Sensation Level).

Vous retrouverez dans l’article (Table 6.) les valeurs de l’EIN max. acceptable, en fonction du seuil d’audition pour chaque bande de 1/3 d’octave.

Ce qui est intéressant, c’est de pouvoir saisir ces valeurs dans votre chaîne de mesure, comme ici pour un seuil de 0dB HL (ligne pleine) et un seuil, par exemple, de 50dB HL (carrés) :

Limites EIN

Par contre, il faut relativiser cette mesure, par l’apport de bruit de fond extérieur : performance du caisson de mesures (isolation) et BDF des transducteurs de mesure (microphones de mesure et de référence). Par exemple dans un caisson très performant, Bruël&Kjaer/Interacoustics TBS25 avec la config suivante:

20150306_173214

On obtient, au plus bas, cet EIN:

EIN TBS25 micros

Pour conclure, j’ouvrirais le débat sur les valeurs de Macrae et Dillon qui ont été obtenues à l’époque sur la base d’une formule linéaire (NAL-R). Il serait très intéressant d’avoir des valeurs aujourd’hui avec des formules de correction non-linéaires (NAL-NL et DSL) puisque les sons faibles sont nettement plus amplifiés qu’avec NAL-R, et que l’EIN risque donc potentiellement d’augmenter car le facteur CG de l’équation (1) augmente.

Avis aux étudiants de D.E. ou M1/2 en recherche de mémoire…

LAFON 5 POURQUOI UTILISER LE PHONÈME ?

Parler de test phonétique laisse entendre que le test se base sur le phonème. Mais pourquoi utiliser le phonème ?Le Professeur LAFON nous en donne la réponse en page 108 de son livre « le test phonétique et la mesure de l’audition », dans le paragraphe 1. et la dernière phrase (je me suis permis de les surligner et de les souligner) de : « Les critères de l’exploration auditive …Pour les tests faisant entrer en jeu le langage on peut considérer trois niveaux : le symbolisme phonétique (acougramme, tests de logatome, test phonétique), le sens des mots (test de nom, tests d’intelligibilité), les suppléances linguistiques (tests de phrase). Quand on veut connaître la valeur du système acoustique cochléaire, on est obligé de tester l’ensemble de la fonction, comme dans toute mesure indirecte. Nous mesurons la connaissance du sujet dépendant du fonctionnement de l’organe périphérique. Pour être précise une méthode de mesure doit : 1. Etre basée sur l’aspect unitaire le plus simple de la connaissance auditive. Les qualités de cette unité servent de paramètres. 2. Il est indispensable que tout sujet susceptible d’être soumis au test possède un excellent apprentissage de l’identification de ce paramètre. Pour pouvoir comparer à une moyenne, il faut que l’apprentissage soit équivalent pour tous les sujets et ne s’améliore pas durant l’examen. 3. Il doit être possible d’atteindre les limites physiologiques de la reconnaissance et de pouvoir les chiffrer. 4. Cette limite chiffrée ne doit pas varier chez l’individu normal ou tout au moins les écarts doivent être connus et assimilés à une marge d’erreur. C’est ainsi que l’audiométrie tonale liminaire est excellente, elle répond aux quatre critères ; alors que le test de Lüscher ne répond pas aux critères 2 et 4. Le test d’intelligibilité utilisant le mot comme unité et sa signification ne répond pas au critère 1, le phonème étant l’unité de langage la plus simple etc. »
Ces mêmes lignes, en langue anglaise, page 110-111 du livre « the phonetic test and the measurement of hearing », pour une diffusion internationale Emoji « General criteria for judging hearing tests …Where language tests are involved, one may distinguish three levels : phonetic symbolism (acougram, nonsense syllabe tests, the phonetic test), the meaning of words (name test, intelligibility tests) and linguistic flexibility (sentence lists). If one wishes to investigate the functioning of the cochlear system, one is obliged to test the whole auditory system, as in any indirect measurement. What we are in fact measuring is the subject’s knowledge, which depends on the functioning of the peripheral organ. In order to be precise, a method must : 1. be based on the simplest unitary aspect of auditory knowledge. The properties of this unit serve as parameters. 2. Any subject capable of being tested must have been given a thorough training in the identification of this parameter. In order to be able to compare the results, one must ensure that all subjects receive an equivalent training, and that their skill in identification does not increase during the test. 3. It must be possible to reach the normal levels of the knowledge and to give a numerical measure of these levels. 4. This numerical measure of the limit must be constant in a given individual, or at least the variations must be known, and included in the margin of error. For example, liminal tonal audiometry is an excellent method, satisfying all four requirements; while the Lüscher (section 4.2.2) does not satisfy requirement 2 and 4. The intelligibility test using the word as unit does not satisfy requirement 1, as the phoneme is the simplest unit of language; and son on. »Le phonème est donc à utiliser car aussi : « Le phonème, unité de langue, est le plus simple des éléments de référence du langage. »(1) « L’élément utile pour la mesure des qualités d’identification d’un sujet n’est ni la phrase, ni le mot, mais incontestablement le phonème, élément le moins prévisible. »(2) Et, si on veut aller plus en avant, qu’est-ce qu’un phonème ? « Le phonème désigne l’image mentale d’un phénomène acoustique, c’est un concept de langue, unité de mesure du langage. L’idée que nous nous en faisons est proche de celle que s’en font ceux qui ont la même langue que nous. C’est un symbole-étalon d’ordre social, que nous avons toujours à notre disposition mais dont nous ne nous servons pas. »(3) En effet, lorsqu’on prononce /mât/, on ne prononce pas le /m/, puis le /a/ seulement après la fin du /m/. C’est pour cela que le Professeur LAFON dit que nous ne nous servons pas du phonème /m/ en tant que tel [fondamental laryngé 140 Hz, de F1 300 Hz, de F2 2700 Hz, de F3 3800 Hz] (4) puis du phonème /a/ en tant que tel [fondamental laryngé 170 Hz, de F1 800 Hz, de F2 1100 Hz, de F3 3000 Hz pour une voix féminine] (5). Il y a, en fait, une transition phonétique entre /m/ et /a/ qui modifie chacune des structures acoustiques des deux phonèmes. Pour bien montrer l’importance de ces transitions phonétiques : « …l’on identifie non des phonèmes mais des transitions phonétiques qui sont partiellement perçues même si leur aboutissement au point d’articulation est inaudible : les critères d’identification ne sont pas les mêmes que pour l’entendant…La surdité de sénescence est pour cela bien caractéristique. Elle est apparue très progressivement, le sujet a modifié sans s’en rendre compte son système de référence et l’identification de la parole est peu perturbée par rapport à la courbe tonale. »(6) Le Professeur ayant parlé de point d’articulation, en voici sa définition : « La position des organes phonateurs détermine une série de cavités dont les résonances évoquent chez l’auditeur une image phonétique. Sur un enregistrement le point d’articulation se situe aux points d’inflexions des zones acoustiques fréquentielles, il correspond à un changement de direction des mouvements musculaires. C’est le seul repère précis que l’on puisse déceler dans la continuité de l’expression phonétique. Le passage d’un point d’articulation à un autre, entraîne la formation de transitions acoustiques phonétiques qui constituent les éléments de la syllabe. En considérant des points d’articulation virtuels, le passage d’un point à l’autre contient la totalité de l’expression. Nous appellerons ces passages des transitions phonétiques. L’identification du phonème dépend d’elles: même si le point d’articulation n’est pas parfaitement atteint, ou si les sons émis deviennent imperceptibles, le mouvement vers le point d’articulation permet souvent à l’auditeur d’identifier néanmoins le phonème en extrapolant. »(7) La dernière phrase : « … le mouvement vers le point d’articulation permet souvent à l’auditeur d’identifier néanmoins le phonème en extrapolant ». Voici l’explication de ce que nous rencontrons assez souvent dans notre pratique quotidienne d’audioprothésiste : l’audiométrie tonale est mauvaise et pourtant la personne comprend encore bien lors de l’audiométrie vocale. Vous allez sûrement relire plusieurs fois toutes ces phrases écrites par le Professeur LAFON. Peut-être pour les trouver d’une banalité affligeante, peut-être pour les trouver géniales car elles répondent à une question que vous vous posez depuis longtemps. Dans le test phonétique, il y a quatre listes : – la liste de balayage. – la liste cochléaire. – la liste de recrutement. – la liste d’intégration. Dans le prochain article, je commencerai par la liste que je trouve facile pour débuter avec le test phonétique. Je veux parler de la liste cochléaire que j’ai utilisée seule pendant des années, sans penser utiliser un jour les autres. JYM (1) page 55 du livre « le test phonétique et la mesure de l’audition » (2) page 69 du livre « le test phonétique et la mesure de l’audition » (3) page 54 du livre « le test phonétique et la mesure de l’audition » (4) page 120 du livre « message et phonétique » (5) page 116 du livre « message et phonétique » (6) page 178 du livre « le test phonétique et la mesure de l’audition » (7) page 52 du livre « le test phonétique et la mesure de l’audition« 

EIN ? Saison 1

Les appareillages de surdités légères se multiplient ces dernières années (enfin, je trouve). Dans le même temps, je pense que nous ne sommes pas loin d’adapter quasiment 100% des aides auditives BTE/RIC/RITE avec deux micros, qu’ils soient utilisés dans leurs modes directionnels ou non. La conjonction de ces deux faits augmente potentiellement le risque de perception de bruit de fond, notamment par un risque accru d’encrassement ou de panne du micro arrière, souvent plus exposé que le micro avant. Le circuit lui-même également génère un bruit de fond lors de son fonctionnement. S’il est un sujet qui n’est pratiquement plus abordé par les fabricants, c’est bien celui du bruit de fond. On trouve en effet rarement ces données dans les fiches techniques aujourd’hui, alors qu’elles y figuraient encore systématiquement il y a… finalement longtemps ! (longtemps = + de 10ans en audiologie prothétique…). Et pourtant, l’importante amplification des circuits WDRC, voire FDRC actuels est susceptible d’amener ce bruit « brownien » électronique à un niveau perceptible, voire gênant. Peut-on avoir une base quantitative fiable pour savoir si un bruit de fond se situe dans une limite tolérable ? Encore mieux : en fonction du seuil à chaque fréquence, comment déterminer si un bruit de fond risque d’être perceptible ? Il est en effet difficile de savoir si 35dB SPL de bruit de fond est un niveau tolérable par un patient. Et même pour un audioprothésiste qui écoute (« L’Art perdu de l’écoute des aides auditives », repris de A. Rosette 😉 ), ou qui mesure ce BDF, où fixer la limite acceptable de qualité des composants électroniques à partir de cette mesure (ou de cette écoute) ? Une mesure de BDF la plus utilisée en audioprothèse est la mesure du Bruit Equivalent en Entrée, ou en bon anglais « Equivalent Input Noise » ou EIN. La définition de ce terme m’a toujours parue « perchée », mais à la réflexion, elle est robuste (donc c’est moi qui ne suis pas assez perché) :

EIN = Bruit Equivalent  à l’Entrée :

  1. On suppose (c’est fictif) une aide auditive qui ne présenterait aucun BDF, avec un réglage équivalent (gain/fréquence) à celle (réelle) que l’on veut tester
  2. EIN = quantité de bruit qu’il faudrait envoyer à l’entrée de l’aide auditive fictive sans bruit pour avoir le même niveau de sortie (qui comprend l’amplification ET le bruit de fond mélangés) que l’aide auditive testée
Bref, trêve de bavardages, une bonne formule « et pi c’est tout ! » :

BDF dans le silence – Gain max. = EIN

Pourquoi faire intervenir une « aide fictive silencieuse » et donc exprimer le bruit « à l’entrée » plutôt qu’à « la sortie » ? Macrae & Dillon (2001) voient plusieurs intérêts à cela :
  • dans la plupart des aides auditives de bonne qualité de conception (pas les trucs faits en Chine et vendus en pharmacies), le BDF vient en majorité des micros, et le reste, du circuit
  • le BDF s’il était exprimé à la sortie, varierait en fonction de la position du potentiomètre (s’il y en a un); ce n’est pas la cas quand le BDF est exprimé en entrée
  • si le bruit était exprimé en sortie, les aides auditives à faible gain auraient toujours moins de BDF que les aides auditives à gain important
Ce qui veut dire :
  • que tester le BDF en entrée pour des appareils avec un potentiomètre (ou un réglage de gain) permet de s’affranchir du problème de l’augmentation de BDF avec l’augmentation du gain : en effet, si le BDF était testé en sortie, plus le gain serait élevé, plus le BDF le serait aussi. Le fait de retrancher le gain du BDF dans le silence permet de décorréler le BDF du niveau de l’amplification.
  • de même pour les appareils très puissants : s’ils étaient testés en sortie, leur amplification très importante (y compris dans un caisson de mesure très silencieux, mais jamais totalement silencieux) ferait croire à un bruit de fond très important. Le fait de le mesurer en entrée (donc de déduire le gain max.) permet de pouvoir comparer le BDF en entrée d’un « petit » appareil open et d’un surpuissant.
Donc en quelque sorte, la mesure de l’EIN « relativise » le bruit de fond par la soustraction du gain…

Pour calculer l’EIN, la chaîne de mesure va faire deux mesures successives dans chaque bande de tiers d’octave :

  1.  première passe : mesure du gain, en général à bas niveau d’entrée (40/50dB SPL par exemple) pour chaque bande de 1/3 d’octave
  2. deuxième passe : mesure du BDF dans chaque bande de 1/3 d’octave. Donc là, c’est le silence (relatif) dans le caisson, d’où l’intérêt d’avoir un bon caisson de mesures
Et donc ensuite, 2 – 1 = EIN. C’est la courbe bleue que vous voyez sur cette mesure : Capture Bon, maintenant que l’on a cette mesure d’un bruit de fond équivalent en entrée, qui est ici comprise entre 20 et 35dB, qu’en faire ? Bien ou pas bien dans ce cas ? Audible par le patient ou inaudible ? Mieux : potentiellement gênant ou non ? La suite au prochain épisode….

~Entracte~

~Chocolats glacés, Eskimos, cacahuètes, Treets, …~