Books

Written by xavdelerce on . Posted in Audiologie, Audioprothese, Investigations audiologiques, Livres, mémoire, Revue de presse

Quelques ouvrages que je trouve très intéressants et qui pourraient s’avérer précieux pour des audios(logistes ?) désireux de cultiver leurs neurones.

Certes, ils sont en anglais, mais écrits de façon très simple et limpide. C’est la force de leurs auteurs, très pointus dans leurs domaines (Valente, Moore et Dillon), mais vraiment « accessibles ». Et on s’aperçoit une fois encore que l’audiologie anglo-saxonne, Amérique, Grande-Bretagne et Australie, nous en met plein la tête !

B.C.J. Moore: An Introduction to the Psychology of Hearing (6th Edition) – 01/2012. Moore en est à la sixième édition de ce livre, et avant de me lancer à l’achat, un petit tour sur Google Books m’a rassuré quant au côté abordable de la chose. « Psychology of Hearing » fait le tour de différentes notions de psychoacoustique, et cette piqûre de rappel de plus de 400 pages (tout n’est pas compréhensible par mon petit cortex…) fait vraiment du bien. Pas à pas, on en arrive à des notions très actuelles et pointues (concept des ERB, intégration cochléaire normale et pathologique du signal, enouveau modèle de progression de sensation sonore à la base de celle utilisée par NAL depuis 2004, phénomènes de masquage, démasquage, localisation spatiale, etc.). Les 160 premières pages sont absolument à connaître pour bien appréhender le fonctionnement des filtres cochléaires, les phénomènes de perte de sélectivité, zone cochléaires déficientes, démasquage, etc.

Ca fait du bien quelques années après la fac !

M. Valente: The Audiology Capstone: Research, Presentation, and Publication – 06/2011. Justement, après la fac: la fac, le retour ! Capstone pourrait se traduire par « mémoire de fin d’études », « publication d’un mémoire recherches ». Il s’agit d’une boîte à outils pour étudiants, de notre équivalent D.E. à +++, et qui doivent se lancer dans la rédaction d’un travail de recherche. Tous les sujets sont abordés, là aussi pas à pas, sur la recherche biblio, la revue de littérature, l’élaboration d’un test, constitution d’un échantillon représentatif et robuste, analyse statistique et graphique, rédaction. Très formaté, très carré, très US quoi… On comprend pourquoi ils publient tant !

H. Dillon: Hearing Aids – 07/2012 .

Hearing Aids

Seconde édition entièrement remaniée de juillet 2012. La première était géniale, la seconde est une encyclopédie ! Par le format (un bon kilo et-demi) et la somme de connaissances… Il ne s’agit pas d’une simple mise à jour: tout a été ré-écrit et des sujets d’actualité sont également traités. On citera une énorme partie sur la mesure in-vivo et tout ce qui concerne l’audiométrie aux inserts, le RECD sous toutes ses coutures et pourquoi cette technique audiométrique est particulièrement utile à l’audioprothésiste. Vaut-il mieux mesurer un REAG ou un REIG (gain d’insertion) ? réponse argumentée, vous saurez enfin (!). Un intéressant chapitre sur la déprivation sensorielle, sur l’appareillage de l’enfant et ses spécificités, sur l’historique et le choix actuel d’une formule de calcul, etc, etc., etc. Et aussi, un impressionnant chapitre sur « La compression » et ses effets/méfaits.

Un incontournable pour tous les audios et les étudiants.

Voilà, après tout ça, on ne pourra plus dire « Je ne savais pas ! »…

Master d’audiologie : les posters scientifiques

Written by genyseb2 on . Posted in Astuces sur les appareils, Audiologie, Audioprothese, Implantologie

Plusieurs promotions de « Master » ès Audiologie sont sorties de la chaire du Professeur PUEL. Cet enseignement permet de parfaire ses connaissances dans des domaines tels que l’implant, les acouphènes et la prise en charge des enfants.

Un site internet présente le Master et son programme http://bit.ly/V8bUoe

Mais le plus important, la pépite du site, ce sont les posters et mémoires des étudiants !

Surtout orientés réglages d’implants cochléaires et connaissances du fonctionnement intime de l’oreille des patients implantés, les posters des masters d’audiologie et des troubles du langage de l’université de Montpellier sont instructifs, lisibles et surtout nous mettent à niveau : la technologie des implants cochléaires à évoluer aussi rapidement que celle des aides auditives.

Bonne lecture !

 

Kocmoc

Written by xavdelerce on . Posted in Histoire de l'audioprothèse, Livres

Mars 1873

« Le cornet acoustique« , écrivit Adolphe Ganot dans son Traité élémentaire de physique expérimentale, « sert aux personnes qui ont l’oreille dure. C’est un tube conique, en métal, dont l’une des extrémités, terminée en pavillon, est destinée à recevoir le son, tandis que l’autre extrémité est introduite dans l’oreille. Le pavillon sert ici d’embouchure, c’est-à-dire qu’il reçoit les sons venant de la bouche de la personne qui parle. Ces sons se transmettent par une suite de réflexions dans l’intérieur du cornet, en sorte que des ondes qui eussent pris un grand développement se trouvent concentrées dans l’appareil auditif, et y produisent un effet beaucoup plus sensible que ne l’eussent fait des ondes divergentes. »

Avril 1873

Même par rapport à son aspect coutumier, Edouard Ignatyevitch semblait ce jour-là sombre et soucieux. Depuis le décès de son épouse, trois ans et demi plus tôt, il s’était rabougri, tel un sapin tellement tordu par le vent et courbé par la neige qu’il ne parvient même plus à retrouver sa forme d’antan au cours de brefs étés radieux. Le teint blafard, les yeux rougis, Edouard Ignatyevitch examinait à la lumière quasi-estivale, qui entrait à flots par la fenêtre sud du petit salon, un courrier officiel, à travers la fumée pestilentielle de sa sempiternelle cigarette.

Non sans hésitation, Konstantin se leva du bureau en orientant son cornet acoustique dans la direction de son père.

« Qu’est-ce que c’est Konstantin ? »

La voix de son père lui parut aussi limpide que s’il lui avait parlé au creux de l’oreille.

« Un… cornet acoustique, père.

- Un « cornet acoustique » répéta ce dernier, d’une voix blanche.

-Oui, père. »

Constantin Tsiolkovsky est né en 1857. Une scarlatine dans l’enfance le laissera sourd. Publié en 1903, son livre « L’exploration de l’espace cosmique par des engins à réaction » et les suivants, seront à la base de l’exploration spatiale russe et de l’aventure des pionniers du Cosmos (Kocmoc) dans les années 50.

Un beau roman de Tom Bullough, Mécaniques du ciel raconte sa vie et les débuts de la conquête spatiale qu’il n’aura pas pu voir.

Devinette: le « Konstantin Tsiolkovsky » apparaît dans une saga de bande dessinée très célèbre. Laquelle ? (Y’a pas que l’audio dans la vie !).

Aux armes…

Written by xavdelerce on . Posted in Audioprothese, Coup de gueule, Législation, marketing

Sébastien nous a mis un lien très intéressant vers un mémoire de D.E. traitant de la création d’un conseil de l’ordre: http://t.co/smld9Znn

Je voulais vous faire part, à l’opposé de cette belle et grande idée, d’une « Ã©volution » de notre profession. Magnifique.

Vu sur GROUPON, l’achat de bon de réduction pour aides auditives:

Là oui, ça y est: malentendants, vous allez toucher le fond…

Et cette histoire relance effectivement le débat: entre un syndicat, constitué de bénévoles ayant une activité à temps plein, qui va lancer une action en justice sur tel ou tel sujet avec l’issue longue et incertaine qu’on lui connait et un Conseil de l’Ordre qui aurait pouvoir de jugement et de sanction immédiats, je pense que les deux sont nécessaires et indispensables. Et le second, urgent.

Merci la « loi Médiator adoucie pour audios », car en matière de « communication », je me demande s’il existe la notion de « peu »…

Comme beaucoup d’audios (une majorité), j’ai choisi et j’exerce ce métier pour l’être humain qu’il y a derrière son aide auditive et cet accompagnement représente 80% de notre temps de travail. Certes, nous avons tous, de toutes professions, des impératifs financiers dans la vie. Mais je pense que certaines professions ne peuvent pas se développer uniquement sur une base uniquement financière. La sécurité sociale n’a pas à financer des plans de carrière tournés vers le seul commercial.

Beaucoup de confrères ne se reconnaissent pas dans le tournant de ces dernières années. Il faut qu’ils soient entendus.

Rien n’est perdu (2): rattrapage AudiologyNow ’12 !

Written by xavdelerce on . Posted in Audiologie, Audioprothese, Audioprothesiste, Congrès, formation, Formation continue

Merci à Clément GEORGET pour l’info ;-)

Pour ceux qui n’ont pas pris l’avion pour les states (en gros tout le monde…) pour assister au Barnum annuel de l’audiologie, voici sur le site AudiologyNOW ! les slides de quasiment toutes les présentations:

Tapez « BOSTON12″ (sans les guillemets) en mot de passe, puis « View Handouts Now » et « View by Title ».

Parmi les très très nombreuses présentations (on a encore du boulot en France…), comme ça à la va-vite: « transformez votre iPhone en analyseur spectral de niveau pour salle de classe » (!), « la jungle des mesures in-vivo », « tester et mettre en évidence les systèmes de décalage fréquentiel », « comparaison de deux méthodologies récentes en appareillage de l’enfant: sonie et SII estimés » (très très bien), etc., etc.

Au coin, les « Corners » ?*

Written by xavdelerce on . Posted in acoustique, Audioprothese, Audioprothesiste, bruit, Coup de gueule, Hygiène et sécurité, Législation, Norme AFNOR, Qualité de services

* …

A l’heure du désengagement de l’Etat dans les contrôles de conformité acoustique (et technique) des centres d’audioprothèse (fin du contrôle par les DDASS), nous sommes donc aujourd’hui dans une situation un peu floue.

Certes, il est toujours nécessaire de fournir un certificat de conformité acoustique aux autorités compétentes, mais ce contrôle peut être réalisé par le vendeur même du matériel… Vous refusera-t-on un certificat de conformité quand vous aurez signé un chèque de plus de 15000€ de matériel (et oui, mesdames et messieurs les non-audioprothésistes lecteurs de ce blog: ça coûte cher de travailler correctement !) ? Et je ne parle même pas ici du coût des travaux d’isolation/correction acoustique…

Si, justement, j’en parle !

Que penser aujourd’hui de l’installation « Ã  la sauvage », alias « en Corners », terme pudique désignant « le-local-du-fond-du-buraliste-ou-du-vendeur-d’après-shampoing-ou-du-boucher-charcutier-et-qui-pourrait-servir-à-vendre-deux-ou-trois-bécanes-par-mois ». Si le local en question a été pensé de A à Z en termes acoustiques, OK (encore que le service rendu aux malentendants d’avoir un audio une demie-journée par semaine…), mais si on se contente de « la porte est bien jointée, là ! », on frise l’arnaque. Pas vu, pas pris…

Si, justement, ça pourrait ne plus passer inaperçu !

Regardez (document qui m’a été transmis par Christian MEYER-BISCH):

Je reprends les termes « manquements à la conformité des locaux », « manquements au contrôle de qualité interne », « manquements à l’hygiène ». Termes tout à fait applicables à n’importe quelle profession médicale et para-médicale.

Qui pourrait donc engager une telle procédure vis à vis d’un centre « défaillant » ? Le syndicat ? Peut-être, mais sur demande d’un confrère. Un patient ? Plus sûrement, après plainte auprès des autorités compétentes.

Donc attention, contrairement aux apparences ces dernières années, les contraintes en termes de matériel, d’isolation phonique, d’hygiène, de diplôme (!!), etc., n’ont pas changé. L’abandon par les DDASS des contrôles, la quasi-inexistence d’actions menées par la sécurité sociale ou autres organismes pourraient faire croire à une réduction des exigences, ce qui n’est pas le cas.

Espérons que le volontariat d’audios acceptant de s’engager dans la normalisation AFNOR permettra, aux yeux des consommateurs, de faire un tri qualitatif.

Et justement, chers « consommateurs », posez-vous les bonnes questions: à l’heure où fleurissent des « plates formes mutualistes » du type de celles que veulent monter MALAKOFF-MEDERIC/KALIVIA, GROUPAMA, la MGEN, SANTECLAIR, etc., uniquement basées sur les prix (jamais je n’ai entendu parler de qualité,ça a l’air secondaire…), demandez-vous jusqu’où peut « descendre » un prix sans toucher à la qualité de service, c’est à dire à l’équipement du centre et la formation de son personnel.

Les commentaires récents

xavdelerce

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J’ai oublié de préciser: le ME-intra n’a jamais été normalisé, son niveau de sortie assez limité, et donc n’a jamais été considéré comme un transducteur audiométrique.
Par contre, Aurical donnait aussi la possibilité de faire la même mesure (REDD) avec un EAR 3A plus sonde in-vivo dans l’oreille pour la mesure du SPLoGramme. Et là c’était très intéressant…

xavdelerce

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Les inserts 3A et 5A sont des transducteurs audiométriques normalisés (norme ISO ou ANSI), dont on connait précisément le RETSPL (pour passer de SPL à HL dans le coupleur). Les EAR 3A sont le plus anciens, mais toujours très appréciés et vendus, les EAR 5A plus récents et pas forcément pratiques pour les audios désirant directement les brancher sur les tubes des embouts (ce que l’on fait rarement quand même).
Le ME-intra est en fait une sorte de porte-sonde mis au point sur l’Aurical ancienne génération. Ce porte sonde se branche sur l’écouteur du casque in-vivo ET sur le micro de mesure du même casque. Donc en gros, on faisait l’audiométrie par l’écouteur du casque in-vivo, en dB HL et la sonde avait mesuré préalablement le niveau résultant SPL en fond de conduit du HL envoyé. On avait donc directement le SPLoGramme. Ca s’appelle une mesure REDD (on envoie du HL et on mesure directement du SPL en fond de conduit).

micmac

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Bonjour, quelle est la différence entre insert 3A/5A et me intra?

Merci

micmac

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Bonjour, quelle est la différence entre insert 3A/5A et les me intra?

Merci

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