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Vous préférez « Tuuuuuuuuuuuut » ou « Têêêêêêêêêêêêêt » ?

Written by xavdelerce on . Posted in Audioprothese, Audioprothesiste, BERNAFON, Humour, PHONAK, WIDEX

L’audioprothésiste adapte des aides auditives dont les capacités sont de plus en plus évoluées.

De l’anti-larsen à la directionnalité adaptative , les algorithmes semblent progresser d’année en année. Un bon vieux réflexe persiste cependant dans notre profession, héritage d’une époque bénie/révolue/archaïque (rayez la mention inutile) où les réseaux de soins n’existaient pas, l’audioprothésiste écoute les aides auditives.

Des fois (ça devient rare) nous en trouvons le son « clair » ou « agréable »; souvent… pas du tout ! Comment quantifier cette sensation d’écoute ? Le domaine spectral (mesure en caisson, mesures in-vivo, logiciels de réglages) ne nous donnera aucune indication.

Je vous livre ici une mesure temporelle (pression acoustique en fonction du temps) de trois aides auditives très récentes et performantes, de trois fabricants différents, lors de l’émission d’un son pur de 880Hz. Le micro de mesure 1/2 pouce placé dans le coupleur, je le précise, est de haute qualité (DPA) et ne peut pas être responsable de ce qui va suivre…

Fabricant 1:

Une sinusoïde chez fab1

 

 

Fabricant 2:

Une sinusoïde chez fab2

 

 

Fabricant 3:

Une sinusoïde chez fab3

 

 

Devinez quel appareil est le plus agréable à l’écoute ? Mais si, vous avez une petite idée !

Books

Written by xavdelerce on . Posted in Audiologie, Audioprothese, Investigations audiologiques, Livres, mémoire, Revue de presse

Quelques ouvrages que je trouve très intéressants et qui pourraient s’avérer précieux pour des audios(logistes ?) désireux de cultiver leurs neurones.

Certes, ils sont en anglais, mais écrits de façon très simple et limpide. C’est la force de leurs auteurs, très pointus dans leurs domaines (Valente, Moore et Dillon), mais vraiment « accessibles ». Et on s’aperçoit une fois encore que l’audiologie anglo-saxonne, Amérique, Grande-Bretagne et Australie, nous en met plein la tête !

B.C.J. Moore: An Introduction to the Psychology of Hearing (6th Edition) – 01/2012. Moore en est à la sixième édition de ce livre, et avant de me lancer à l’achat, un petit tour sur Google Books m’a rassuré quant au côté abordable de la chose. « Psychology of Hearing » fait le tour de différentes notions de psychoacoustique, et cette piqûre de rappel de plus de 400 pages (tout n’est pas compréhensible par mon petit cortex…) fait vraiment du bien. Pas à pas, on en arrive à des notions très actuelles et pointues (concept des ERB, intégration cochléaire normale et pathologique du signal, enouveau modèle de progression de sensation sonore à la base de celle utilisée par NAL depuis 2004, phénomènes de masquage, démasquage, localisation spatiale, etc.). Les 160 premières pages sont absolument à connaître pour bien appréhender le fonctionnement des filtres cochléaires, les phénomènes de perte de sélectivité, zone cochléaires déficientes, démasquage, etc.

Ca fait du bien quelques années après la fac !

M. Valente: The Audiology Capstone: Research, Presentation, and Publication – 06/2011. Justement, après la fac: la fac, le retour ! Capstone pourrait se traduire par « mémoire de fin d’études », « publication d’un mémoire recherches ». Il s’agit d’une boîte à outils pour étudiants, de notre équivalent D.E. à +++, et qui doivent se lancer dans la rédaction d’un travail de recherche. Tous les sujets sont abordés, là aussi pas à pas, sur la recherche biblio, la revue de littérature, l’élaboration d’un test, constitution d’un échantillon représentatif et robuste, analyse statistique et graphique, rédaction. Très formaté, très carré, très US quoi… On comprend pourquoi ils publient tant !

H. Dillon: Hearing Aids – 07/2012 .

Hearing Aids

Seconde édition entièrement remaniée de juillet 2012. La première était géniale, la seconde est une encyclopédie ! Par le format (un bon kilo et-demi) et la somme de connaissances… Il ne s’agit pas d’une simple mise à jour: tout a été ré-écrit et des sujets d’actualité sont également traités. On citera une énorme partie sur la mesure in-vivo et tout ce qui concerne l’audiométrie aux inserts, le RECD sous toutes ses coutures et pourquoi cette technique audiométrique est particulièrement utile à l’audioprothésiste. Vaut-il mieux mesurer un REAG ou un REIG (gain d’insertion) ? réponse argumentée, vous saurez enfin (!). Un intéressant chapitre sur la déprivation sensorielle, sur l’appareillage de l’enfant et ses spécificités, sur l’historique et le choix actuel d’une formule de calcul, etc, etc., etc. Et aussi, un impressionnant chapitre sur « La compression » et ses effets/méfaits.

Un incontournable pour tous les audios et les étudiants.

Voilà, après tout ça, on ne pourra plus dire « Je ne savais pas ! »…

Master d’audiologie : les posters scientifiques

Written by genyseb2 on . Posted in Astuces sur les appareils, Audiologie, Audioprothese, Implantologie

Plusieurs promotions de « Master » ès Audiologie sont sorties de la chaire du Professeur PUEL. Cet enseignement permet de parfaire ses connaissances dans des domaines tels que l’implant, les acouphènes et la prise en charge des enfants.

Un site internet présente le Master et son programme http://bit.ly/V8bUoe

Mais le plus important, la pépite du site, ce sont les posters et mémoires des étudiants !

Surtout orientés réglages d’implants cochléaires et connaissances du fonctionnement intime de l’oreille des patients implantés, les posters des masters d’audiologie et des troubles du langage de l’université de Montpellier sont instructifs, lisibles et surtout nous mettent à niveau : la technologie des implants cochléaires à évoluer aussi rapidement que celle des aides auditives.

Bonne lecture !

 

Kocmoc

Written by xavdelerce on . Posted in Histoire de l'audioprothèse, Livres

Mars 1873

« Le cornet acoustique« , écrivit Adolphe Ganot dans son Traité élémentaire de physique expérimentale, « sert aux personnes qui ont l’oreille dure. C’est un tube conique, en métal, dont l’une des extrémités, terminée en pavillon, est destinée à recevoir le son, tandis que l’autre extrémité est introduite dans l’oreille. Le pavillon sert ici d’embouchure, c’est-à-dire qu’il reçoit les sons venant de la bouche de la personne qui parle. Ces sons se transmettent par une suite de réflexions dans l’intérieur du cornet, en sorte que des ondes qui eussent pris un grand développement se trouvent concentrées dans l’appareil auditif, et y produisent un effet beaucoup plus sensible que ne l’eussent fait des ondes divergentes. »

Avril 1873

Même par rapport à son aspect coutumier, Edouard Ignatyevitch semblait ce jour-là sombre et soucieux. Depuis le décès de son épouse, trois ans et demi plus tôt, il s’était rabougri, tel un sapin tellement tordu par le vent et courbé par la neige qu’il ne parvient même plus à retrouver sa forme d’antan au cours de brefs étés radieux. Le teint blafard, les yeux rougis, Edouard Ignatyevitch examinait à la lumière quasi-estivale, qui entrait à flots par la fenêtre sud du petit salon, un courrier officiel, à travers la fumée pestilentielle de sa sempiternelle cigarette.

Non sans hésitation, Konstantin se leva du bureau en orientant son cornet acoustique dans la direction de son père.

« Qu’est-ce que c’est Konstantin ? »

La voix de son père lui parut aussi limpide que s’il lui avait parlé au creux de l’oreille.

« Un… cornet acoustique, père.

- Un « cornet acoustique » répéta ce dernier, d’une voix blanche.

-Oui, père. »

Constantin Tsiolkovsky est né en 1857. Une scarlatine dans l’enfance le laissera sourd. Publié en 1903, son livre « L’exploration de l’espace cosmique par des engins à réaction » et les suivants, seront à la base de l’exploration spatiale russe et de l’aventure des pionniers du Cosmos (Kocmoc) dans les années 50.

Un beau roman de Tom Bullough, Mécaniques du ciel raconte sa vie et les débuts de la conquête spatiale qu’il n’aura pas pu voir.

Devinette: le « Konstantin Tsiolkovsky » apparaît dans une saga de bande dessinée très célèbre. Laquelle ? (Y’a pas que l’audio dans la vie !).

Aux armes…

Written by xavdelerce on . Posted in Audioprothese, Coup de gueule, Législation, marketing

Sébastien nous a mis un lien très intéressant vers un mémoire de D.E. traitant de la création d’un conseil de l’ordre: http://t.co/smld9Znn

Je voulais vous faire part, à l’opposé de cette belle et grande idée, d’une « évolution » de notre profession. Magnifique.

Vu sur GROUPON, l’achat de bon de réduction pour aides auditives:

Là oui, ça y est: malentendants, vous allez toucher le fond…

Et cette histoire relance effectivement le débat: entre un syndicat, constitué de bénévoles ayant une activité à temps plein, qui va lancer une action en justice sur tel ou tel sujet avec l’issue longue et incertaine qu’on lui connait et un Conseil de l’Ordre qui aurait pouvoir de jugement et de sanction immédiats, je pense que les deux sont nécessaires et indispensables. Et le second, urgent.

Merci la « loi Médiator adoucie pour audios », car en matière de « communication », je me demande s’il existe la notion de « peu »…

Comme beaucoup d’audios (une majorité), j’ai choisi et j’exerce ce métier pour l’être humain qu’il y a derrière son aide auditive et cet accompagnement représente 80% de notre temps de travail. Certes, nous avons tous, de toutes professions, des impératifs financiers dans la vie. Mais je pense que certaines professions ne peuvent pas se développer uniquement sur une base uniquement financière. La sécurité sociale n’a pas à financer des plans de carrière tournés vers le seul commercial.

Beaucoup de confrères ne se reconnaissent pas dans le tournant de ces dernières années. Il faut qu’ils soient entendus.

Les commentaires récents

xavdelerce

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Bonjour madame,

Je farfouillais dans les entrailles du blog pour les MAJ et je vois votre commentaire… dans les indésirables ! Juré, ce n’est pas moi ou Sébastien GENY, c’est le moteur Askimet (trie les indésirables).
Donc votre commentaire n’est pas indésirable, bien que le blog ne soit pas un espace pour ce genre de commentaires de malentendants, mais plutôt tourné vers les professionnels. Vous l’aurez compris, notre démarche à travers ce blog est d’élever, dans la mesure de nos petits moyens intellectuels, l’intérêt de nos confrères pour des sujets que nous jugeons importants pour l’audioprothésiste et donc en retour, pour son patient.
Son PATIENT, oui, ce nom n’est pas choisi au hasard. Vous êtes certes un consommateur (puisque nous sommes des commerçants..), mais nous sommes également des paramédicaux avec nos obligations. Autant je ne supporte pas en tant que professionnel d’avoir à fournir un devis sur un coin de bureau quand un malentendant me tend l’audiométrie de l’ORL en me demandant « Combien ? », autant, comme vous le décrivez, un devis ne doit pas se faire à la légère.
Pour faire simple, l’audioprothésiste se doit de faire des tests COMPLEMENTAIRES à ceux de l’ORL (ne s’y substituent pas, mais les enrichissent): tests vocaux différents des FOURNIER disyllabiques, recherche d’inconfort vocal et tonal, mesure audiométrique largement préférable aux inserts (et pas au casque), REUR, RECD, empreintes (ne serait-ce que pour avoir l’orientation des CAE et la faisabilité de tel ou tel couplage auriculaire). Et avant tout, une anamnèse sérieuse: qui êtes-vous ? que recherchez-vous ? que pouvez-vous/voulez-vous financièrement (n’oubliez pas que ce choix vous appartient) ? Quels sont vos possibilités de prise en charge (vous êtes en activité, vous avez peut être droit à l’AGEFIPH) ? L’état/la taille de vos CAE permet-il toutes les formes d’appareillage ? etc. etc.
Vous n’avez manifestement pas eu ces services que vous étiez en droit d’attendre, je le déplore. Faites jouer la concurrence.
Mais ne pensez pas non plus l’appareillage en tant que « consommateur »: ce n’est pas un produit « à emporter ». Les termes de « refaire à l’identique », « refaire une empreinte sur un scan existant », « faire un devis d’après l’audiométrie de l’ORL », non, ces demandes ne sont et ne seront pas acceptables par un audioprothésiste qui se respecte ! Le tout au bas mot pour un bilan pré-prothétique de 1 heure minimum…

sab

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bonjour,
j’ai 43 ans, suis appareillée depuis l’âge de 3 ans…
je suis professionnel de santé et je travaille dans mon cabinet médical +domicile.
je suis actuellement appareillée du côté droit pour convenance personnelle. Ayant besoin d’un deuxième appareil identique au premier pour m’en servir « d’appareil de secours » si le premier tombe en panne, je suis allée voir plusieurs audiopr afin de leur demander des devis. je suis rentrée chez moi bredouille. Aucun devis ne m’a été proposé. ce que l’on m’a proposé :
-une autre marque
-un café
-une empreinte dont je n’ai pas besoin car avec le numéro de série de mon appareil elle est reproduite en 3D par le fabriquant
-un audiogramme car soi-disant le prix varie en fonction de la surdité (ah bon????) que j’ai refusé aussi car je demande le « duplicata de mon premier appareil acquis en sept 2012. Pas besoin d’audiogramme pour en savoir le prix.
Au vu de ces sympathiques rdv qui m’ont fait perdre du temps, je me suis dépêchée de téléphoner au fabriquant, lui expliquant que je ne parvenais pas à obtenir un devis .
L’audio de la marque m’explique ce que je sais : les audiop ont une obligation légale de fournir des devis avant de vendre un appareil. Et qu’il peut me refaire le mien à l’identique, avec le numéro de série et le lieu d’achat du premier exemplaire.
je considère que les malentendants sont pris rééllement pour des imbéciles par ces vendeurs. Car à mon avis ils ne sont plus audioprothésistes mais vendeurs. Les deux que j’ai vus étaient littéralement nuls. Je retourne chez le premier qui m’a vendu le premier appareil . Il était tellement vexé que j’aie pu tel au fabriquant qui lui a demandé pourquoi il ne faisait pas de devis que j’ai obtenu un appareil à 1000 euros, deux fois et demi moins cher que mon premier achat où j’avais considéré être volée.
J’espère que ce commentaire ne sera pas effacé car manifestement lorsqu’un sourd est un peu habile, il est effacé car « gênant ».
je reçois des sourds dans mon cabinet et je vois leur fragilité et leur dépendance face à ces prothèses. Il est vite fait de leur faire avaler n’importe quoi quant à l’achat. Pour les personnes âgées, c’est le même problème, la plupart ont des prothèses très mal adaptées qui finissent dans des tiroirs… avec des audioprothésistes impossibles à joindre dès que l’achat est fait , barrière de secrétariat intéressante dans ce cas….

Hugo

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Effectivement plus aucun domaine (comme les opticiens ou les audioprothésistes) ne peuvent compter sans internet.
Mais par contre même si le e-commerce présente beaucoup d’avantages, pour les appareils auditifs rien ne vos les conseils en directe de votre audioprothésiste.
Un article très intéressant néanmoins.

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