Catégorie : Congrès

Ce billet va retracer et résumer une petite dizaine d’années d’interrogations, d’essais, de tâtonnements même pour atteindre une certaine précision de nos mesures audiométriques, acoustiques, et nos réglages. Je pensais « boucler la boucle » car une (relativement) récente norme ANSI en 2013 puis IEC en 2015, a normalisé la mesure du RECD, qui devient maintenant plus compréhensible.

*le truc jaune ou beige dans l’oreille = la mousse expansive des inserts…

Cela fait des années, si vous suivez un peu ce blog, que Sébastien et moi vous parlons de l’audiométrie aux inserts, du RECD, et de leurs intérêts.

Soit vous vous êtes lassés, en pensant que nous sommes mono maniaques (surtout moi 🙂 ), soit, grands fous que vous êtes, vous en redemandez encore ! Voici donc en résumé de quelques lignes nos « errements » sur le sujet ces dernières années, jusqu’à l’aboutissement d’une mesure normée du RECD tout récemment.

Donc, si vous avez bien suivi tous les épisodes de ces dernières années, vous avez pu dégager les grandes lignes de notre philosophie d’appareillage :

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SFA 2015

Novembre arrive à grands pas et les frimas également. Alors pourquoi ne pas profiter de la compétence de l’école Lilloise et de la chaleur humaine du Nord (dixit Enrico Macias…. les gens du Noooooord…) lors du congrès de la SFA 2015 qui se tiendra à Lille le 6 ety 7 novembre. J’y serais personnellement et me ferais un plaisir de discuter avec tous les fidèles lecteurs du blog !

Pour l’inscription en ligne, c’est par là : http://sfa2015.fr/reservations/inscriptions-2/

SFA-Bandeau-V3

La loi HPST de 2009 a créé une obligation de formation continue pour les professionnels de santé, médicaux et paramédicaux.

Pour l’instant, les audioprothésistes ne sont pas entrés dans ce dispositif, ce qui va être fait courant 2015. Dès que notre profession se trouvera concernée, il y aura OBLIGATION à justifier annuellement d’un certain nombre d’heures de formation. Mais toutes les formations ne seront pas valides : il faut que l’organisme souhaitant créer une formation fournisse son programme d’enseignement à l’OGDPC pour accréditation après lecture par un comité d’experts vérifiant le nombre d’heures effectuées, le coût, les intervenants et leur qualification, la conformité du programme enseigné, etc. Ceci pour éviter des dérives d’offres de formations que vous imaginez sans mal…

Dans ce sens, comme vous l’avez peut être entendu lors des derniers EPU, le dossier du CNA a été validé par l’OGDPC (Organisme  Gestionnaire des Droits au Développement Personnel Continu) afin que chaque année, ce programme de deux jours de formation compte dans le décompte annuel. L’UNSAF a aussi déposé son dossier pour les ateliers et conférences du congrès, dossier en cours d’évaluation; d’autres offres de formation ont été validées ou sont en cours de l’être.

Chaque professionnel aura donc chaque année des « droits rechargeables » à la formation continue, sous forme d’une obligation d’heures et d’un montant alloué en fonction de votre cotisation à votre organisme collecteur (n’hésitez pas à cotiser correctement…). Chaque formation continue vous inscrira directement sur le site de l’OGPC en vérifiant votre diplôme (par le registre ADELI) et vos droits en cours. Le paiement des formations, si le crédit est suffisant, se fera directement de l’OGDPC au prestataire de formation.

Dans le cadre de ces modifications du financement et de l’obligation à la formation continue, l’OGDPC nous demande de relayer l’information suivante : Connaissez-vous le DPC ?

Pour cela, vous voudrez bien répondre au questionnaire suivant en cliquant sur le lien :

 

https://docs.google.com/forms/d/19SEz70KgLvm7c9f_tKagkBKraW8d8gHAiiA2JLhBlJ4/viewform?c=0&w=1

 

Merci de répondre nombreux !

Visage ISTS

Mieux que « Closer », plus intéressant que « Détective », plus informatif que « Mens’s Health »… quoique…

Voici enfin la vérité sur ce qui se cachait dans l’ISTS !

Scène du quotidien de l’audio qui fait de la mesure in-vivo :

Alors que vous êtes concentré(e) au maximum sur le réglage d’aides auditives à 458 canaux, sept TK et connexion sans fil à un four micro-ondes, dont on vous a fait la promotion au congrès, et qu’en même temps tourne en boucle l’ISTS, le patient vous dit soudain : « Mais je comprends rien, là ! ». Et par la même occasion fait échouer la mesure…

Oui, vous allez enfin connaitre, grâce au blog audio, l’histoire qui se cache au coeur de l’ISTS.

Rien de bien méchant, aucun croissant à l’horizon, pas de cueilleur de champignon kidnappé quelques heures par des Vénusiens ni de nouveau régime pour retrouver des pectoraux d’enfer en quatre semaines (je lis des trucs intéressants chez mon coiffeur !), bref: pas de quoi faire des cauchemars…

Voici enfin enfin révélée l’histoire en français:

Trouvé ici (avec les autres langues) dans la section « Original speech files of the ISTS and IFFM ».

AN: un bon fichier son pour un test ANL.

Après avoir arpenté(e), en long, en large, de travers les allées de notre congrès, qu’en avez vous pensé ? Avez vous identifié des nouveautés, des innovations ? N’ayant pas eu l’occasion de visiter tous les stands, j’attends vos commentaires sur les stands STARKEY, WIDEX, PHONAK et autres !

Mais avant de lâcher votre petite com’ coup de coeur sur votre fournisseur préféré ou celui que vous jugez digne de la meilleure innovation de ce premier semestre, un petit sondage :

[poll id= »15″]

PS : les clics sont numérotés par adresse IP, le clic bombing pour augmenter le score d’un fournisseur sera vite identifié, à bon entendeur !

Comme il y a deux ans maintenant, Christian BROCARD, Camille ECOIFFIER, Jean-Baptiste LEMASSON, Julien HAEBERLE et Taline NENEJIAN, proposent un atelier « La Mesure in-vivo dans tous ses états » au prochain congrès 2013.

Lors de ce premier atelier, ils avaient obtenu une « photographie » de la pratique de la MIV, sous forme d’un sondage réalisé auprès de plusieurs 100aines d’audios.

Ils nous proposent à nouveau de répondre à un questionnaire sur nos pratiques en la matière, et dont les résultats seront publiés et analysés dans AudioInfos et lors de cet atelier. Merci de vous « ruer en masse » pour répondre à ce sondage (anonyme) et de le faire connaitre à vos confrères autour de vous:

 

https://www.surveymonkey.com/s/invivocongres2013

/Ma life, on/

Je vais au congrès (c’était moi le gars tout seul dans les allées 😉 ) et dans ma « sacoche cadeau », je trouve un AudioInfos n°170 avec l’article de Clément SANCHEZ « La mesure in-vivo et les appareillages ouvert« . C’est bien. Le lendemain de reprends le train. Le train c’est bien.

Oui, le train c’est bien.

Bref, surtout ça permet de rentrer chez soi…

… (si, si, ce post a un sujet !)… et surtout c’est le seul moyen de rentrer dans ma contrée éloignée, surtout qu’après 4h30 de train, j’ai une heure de voiture, 20min de mulet et deux kilomètres à pieds, vu que le mulet est syndiqué et qu’il veut pas faire plus que le trajet syndical, le c…

Bref, dans le train, vu que c’est long, je me dis que je vais lire AudioInfos, et là je tombe sur l’article de Clément, « bercé par le ron-ron de l’air conditionné » (ah, non, ça c’est de « Téléphone » !). Et là, révélation !! Je pense avoir la réponse à « Mais pourquoi quand je fais certaines mesures in-vivo, et souvent avec des AA open ou sur des embouts à gros évents, mon ISTS est « pourri » ?

Le train, c’est long, et on a vraiment le temps de s’en poser des questions existentielles…

/Ma life, off/

Et bien, lisez l’article de Clément, et vous saurez. Vous saurez que votre meilleur allié, le micro de référence, est votre pire ennemi potentiel.

Parce que lors de l’utilisation de signaux fluctuants en intensité (L’ISTS par exemple), le micro de référence est étalonné une seule fois avant chaque (ou les) mesure(s), puis coupé ensuite pour ne pas interférer sur le niveau d’émission fluctuant. Le problème, c’est que lors d’un appareillage « ouvert » et même dès 2mm de diamètre d’évent, lors de cette précalibration (le grésillement avant l’émission du signal), si l’aide auditive n’est pas arrêtée, le signal amplifié ressortant du conduit risque de perturber la calibration du micro de référence, et donc le niveau ou l’équalisation en fréquence de l’ISTS. D’où un son distordu, ou une intensité d’émission peu réaliste.

Regardez ces deux mesures (j’ai viré l’analyse percentile de dynamique pour ne garder que le niveau de spectre à long terme):

 

La courbe rouge a été obtenue avec ISTS 65dB SPL d’émission, sans utiliser la fonction « calibrate for open-fit », la verte en activant cette fonction.

De quoi s’agit-il: dans ce cas précis, il ne s’agit pas d’un appareillage ouvert, mais d’un embout vieillot avec évent 1mm mais certainement effet d’évent plus important. Il y a fuite de l’amplification HF vers l’extérieur, donc vers le micro de référence.

  • Dans la première mesure, lors de la précalibration (le chirp noise avant émission du signal), l’aide auditive était en marche, et le micro de réf. a capté la fuite, d’où une mesure faussée (rouge), et un son avec distorsions: le micro de référence a été influencé par la fuite des HF, et a baissé en conséquence le niveau d’émission, avec détérioration du signal en prime.
  • Dans la seconde mesure, la fonction « calibrate for open fit » a été utilisée. L’aide auditive était à l’arrêt, et la précalibration a eu lieu avec émission d’une seconde de l’ISTS. L’aide auditive a ensuite été rallumée, le micro de réf. est resté éteint mais n’avait pas été perturbé par la fuite lors de la précalibration. D’où un son vraiment meilleur (croyez-moi) et un niveau de sortie (REAR) très différent (je jure que je n’ai pas triché !).

Merci, s’il passe par là (il rôde le soir…), à Clément SANCHEZ de nous expliquer ça mieux que moi, et de donner également aux possesseurs du « Nouvel AURICAL » la recette chez eux.

Donc: évent de 2mm et plus = Open REM ! Ces fonctions ne sont pas des gadgets (ce que j’ai cru avant ma « révélation Clément »). L’amélioration exceptionnelle des anti-larsen ces dernières années ne doit pas nous faire oublier que ce n’est pas parce que ça ne siffle pas, que ça ne fuit pas…

Alléluia !!! Noël ! Joie ! SNCF !

MAJ: open… mais pas que !!

Sur un appareil surpuissant d’une marque Helvète (il y en a deux, pas compliqué !), 125 voire 130dB SPL au tympan, forcément, un embout même très étanche (jamais plus de 40dB d’atténuation) laisse passer une majorité de l’amplification. L’anti-larsen fait tellement bien son travail que ça ne siffle pas. Mais ça ne veut pas dire que ça ne fuit pas:

La courbe en gras a été obtenue sans éteindre l’appareil lors de la pré-calibration de l’ISTS. La fuite acoustique lors de l’émission du chirp d’équalisation a perturbé le micro de référence, qui a abaissé son niveau dans les zones de fuite les plus importantes, ce qui au final a donné une mesure faussée.

La courbe fine avec un protocole de précalibration « Open fit », l’appareil était éteint, le micro de réf. n’a pas été perturbé. Mesure exacte.

En conclusion: la méthodologie de pré-calibration « open fit » n’est pas que pour les appareillages open, mais par extension, toutes les MIV avec AA possédant un bon anti-larsen et dont la puissance est susceptible d’être captée par un moyen ou un autre par le micro de référence.

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