Catégorie : DISTRIBUTEURS

Après avoir arpenté(e), en long, en large, de travers les allées de notre congrès, qu’en avez vous pensé ? Avez vous identifié des nouveautés, des innovations ? N’ayant pas eu l’occasion de visiter tous les stands, j’attends vos commentaires sur les stands STARKEY, WIDEX, PHONAK et autres !

Mais avant de lâcher votre petite com’ coup de coeur sur votre fournisseur préféré ou celui que vous jugez digne de la meilleure innovation de ce premier semestre, un petit sondage :

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PS : les clics sont numérotés par adresse IP, le clic bombing pour augmenter le score d’un fournisseur sera vite identifié, à bon entendeur !

Deux sujets, qui n’ont rien à voir, mais révélateurs du grand écart de notre profession entre le médical, le para-médical, le diagnostique, le commercial, la clientèle, la patientèle, etc.

  • Pour relayer un tweet de Sébastien au sujet d’un communiqué de l’académie de médecine:

http://www.cis.gouv.fr/spip.php?article5808

C’est bien… très bien que l’académie de médecine se préoccupe de nous autant que cela. En tout cas, il est toujours agréable (à moi) de lire ce genre de lignes, comme une bouée, une balise à laquelle on se raccroche. Ca soulage les (bonnes) consciences en quelque sorte.

Mais d’un autre côté, nous sommes (malheureusement ?) des commerçants, enregistrés en tant que tels, et je n’ai jamais entendu des représentants de la profession militer en faveur d’un passage à une profession para-médicale. Même, c’est pour dire, la publicité est autorisée, et ce principe a été défendu il y a quelques années au ministère de la santé dirigé à l’époque par X. BERTRAND. Dont acte…Donc aujourd’hui, communiquer sur les malheureuses dérives commerciales, voire commerçantes, de notre profession, c’est un peu vain: le principe de la publicité a été défendu… et autorisé. On peut le regretter, mais c’est fait. Comment dès lors en accepter le principe mais n’en vouloir qu’un peu ? Schizophrénie…

J’expose encore une fois mon point de vue qui n’engage que moi (c’est un blog ici): une solution si l’on veut réellement « moraliser » le secteur de l’audio (car le commerce n’est pas moral, c’est connu) serait de scinder la pratique de l’audioprothèse en deux catégories

  1. une « para-médicale », mais soumise à une régulation stricte de sa pratique (aucune publicité d’aucune sorte), mais dont les prestations seraient soumises à remboursement sur les bases légales actuelles
  2. une « commerçante », qui en gros ferait ce qu’elle veut, mais ne donnerait droit à aucune prise en charge

Bien sûr, en médecine, aucune dérive « commerçante » n’est à déplorer… c’est entendu !

  • Pour enfoncer le clou, je vous recommande la lecture d’Audio Infos 180:

Marisol, au secours ! En effet, nous avons là un exemple édifiant des grands écarts entre les divers « acteurs » de la profession: dans un article, la ministre Marisol TOURAINE fait part de sa volonté de moraliser les rapports entre les audioprothésistes (puisqu’elle est citée dans Audio Infos) et les prescripteurs. Il doit donc y avoir matière à moraliser. Bravo, donc !

Dans le même journal, deux pages avant et deux pages après, Audika annonce fièrement son intention de renforcer son partenariat avec les prescripteurs, et une autre chaîne d’audio, je ne sais plus laquelle, nous explique qu’elle est très fière d’avoir créé ou de subventionner les assises ORL de l’Océanie (et bien sûr aucun prescripteur du continent n’y est invité, et on y bosse 8h/jour…). Oui, moraliser…

Pensons quand même aux malentendants : consommateurs (car vous êtes des clients puisque nous sommes des commerçants), soyez grands, soyez critiques, demandez-vous toujours « Pourquoi veut-on m’envoyer ici, ou là ? » et « Apparaître à la TV plusieurs fois par jour est-il normal dans le domaine de la santé ? », « La publicité pourrait-elle avoir des conséquences sur ma facture ? ». Ces questions et d’autres constitueraient à coup sûr le début d’une démarche très « moralisatrice ».

 

Où trouver « le phare et la balise » aujourd’hui dans ce monde agité ? Tous ces gens et institutions qui nous veulent du bien ou du moins bien, qui nous donnent des conseils ou des leçons sont finalement bien éloignés de notre quotidien: rétablir le lien social. Corriger la surdité, quoi…

 

De source sûre (que je ne peux révéler dans ces pages), SONOVA vient de finir de racheter audition santé !  Il est vrai que j’ai du rayer d’un trait vengeur la phrase précédente  tant celle-ci semble surranée… Cela fait déjà une semaine que le grand virage de l’industrie de l’audioprothèse a été pris ! Et déjà de nouvelles questions se posent ! Je reçois mails sur mails au sujet du mariage (de raison ?) entre un fournisseur et un distributeur ! Certains sont contre, d’autres pour !

Alors pour départager tout le monde voici un petit sondage qui départagera tout le monde :

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Liens pour plus d’infos :

Forum de blog-audioprothesiste : http://www.blog-audioprothesiste.fr/forum/#cid=5,tid=72

Un petit topo de ce qui se dit sur le web audio !

Une pincée de politique pour commencer…

Pour commencer : le dépistage néonatal qui passe en force par arrêté ministérielle. Suite aux nombreux rebondissants, traduisant une crispation des politiques sur l’article 25 de HPST, le dépistage précoce des troubles de l’audition est adopté. Et vous, qu’en pensez vous ?

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Autre actualité, lié à une décision politique, la classe PONTO (implant ostéo-intégré d’oreille moyenne) de la société oticon médical a reçu un avis favorable de la HAS ; agence qui statue sur la validité et le service médical rendu des dispositifs médicaux.

Un soupçon d’éco…

Quand AMPLIFON rit (+3,9 % au premier trimestre), AUDIKA pleure (-5,6 % au premier trimestre)… L’exposition uniquement franco-italienne du champion boursier français de l’audioprothése nuit à son chiffre d’affaire qui se replit à 25 Millions d’Euros. Le contexte politique, économique et climatique du premier trimestre n’a pas jouer en la faveur d’AUDIKA.

… et surtout quelques petits infos technicoscientifiques glanées sur le net !

L’exposition répétée à des niveaux de l’odre de 70 dB SPL peut provoquer à long terme une réduction de l’activité neuronale du système nerveux auditif. Cette altération provoque une réduction de l’intelligibilité, sans provoquer de lésions aux niveaux périphériques (audiométrie, PE du tronc cérébral et OEAP normaux !). Cette modification de l’activité du cortex auditif provoque une réorganisation de la carte tonotopique (augmentation de l’activité en dehors des zones fréquentielles sur exposées !). Bref, une personne se plaignant de moins bien entendre avec un audiogramme plat entre 0 et 20 dB peut tout de même souffrir de problème d’intelligibilité (à quand des tests plus sensibles ? ; cet article me fait penser au syndrome de king koperski).

It has become increasingly clear that even occasional exposure to loud sounds in occupational or recreational settings can cause irreversible damage to the hair cells of the cochlea and the auditory nerve fibers, even if the resulting partial loss of hearing sensitivity, usually accompanied by tinnitus, disappears within hours or days of the exposure. Such exposure may explain at least some cases of poor speech intelligibility in noise in the face of a normal or near-normal audiogram. Recent findings from our laboratory suggest that long-term changes to auditory brain function—potentially leading to problems with speech intelligibility—can be effected by persistent, passive exposure to more moderate levels of noise (in the 70 dB SPL range) in the apparent absence of damage to the auditory periphery (as reflected in normal distortion product otoacoustic emissions and auditory brainstem responses). Specifically, passive exposure of adult cats to moderate levels of band-pass-filtered noise, or to band-limited ensembles of dense, random tone pips, can lead to a profound decrease of neural activity in the auditory cortex roughly in the exposure frequency range, and to an increase of activity outside that range. This can progress to an apparent reorganization of the cortical tonotopic map, which is reminiscent of the reorganization resulting from hearing loss restricted to a part of the hearing frequency range, although again, no hearing loss was apparent after our moderate-level sound exposure. Here, we review this work focusing specifically on the potential hearing problems that may arise despite a normally functioning auditory periphery.

Un peu débordé par le web, nos cousins opticiens ? Moult entreprises du web se sont lancés dans la vente en ligne de lunettes ou dans l’intermédiation : la mise en relation du client avec le fournisseur. De grands acteurs iMarchands piaffent d’impatience : sensee.com (racheté par Marc Simonsini, l’ex patron de Meetic...), malentillemoinschere.com et cie….

L’arrivée de ces startup gavées aux tours de tables financiers provoquent un chambardement juridique : Des modifications législatives majeures sont en prévision pour essayer de répondre aux problématiques de la vente en ligne de lunettes, exemple :

Quand j’achète une paire de lunettes, je suis obligé de consulter un opticien. Si j’achète mes lunettes en ligne, suis je sûre que la personne qui me conseille est un opticien (comme l’impose le code de la santé publique) ? Peut on simplement vendre des produits santés sans contrôle à postériori, mais seulement à priori (par exemple, les lentilles…)

Le projet de Loi Lefebvre, qui a pour objectif de moderniser le marché de l’optique, affiche quelques mesures phares pour répondre aux nouvelles problématiques du web ; certaines ont pour but de mettre en conformité le droit Français avec celui produit par l’assemblée Européenne, d’autres essayent d’arbitrer le match opticiens versus e-opticiens… Celui-ci ne fait que commencer…

Voici un florilège des  points clefs de ce projet qui sera voté (ou non) par les nouvelles assemblées à compter de Juin prochain…

– Les « non-diplômés » de l’optique pourront gérer ou posséder des magasins d’optique.L’article 5 bis supprime l’obligation actuelle selon laquelle les magasins d’optique « ne peuvent être dirigés ou gérés que par une personne remplissant les conditions requises pour l’exercice de la profession d’opticien-lunetier ».

– L’ordonnance devient obligatoire dans tous les cas. Les opticiens devront « vérifier l’existence d’une ordonnance en cours de validité » pour toute délivrance de verres correcteurs, « fixés ou non sur des montures », et de lentilles de contact correctrices. Cette obligation pourrait être interprétée comme un recul de vos prérogatives : aujourd’hui, il est en effet possible de pratiquer la réfraction et de vendre des verres correcteurs sans ordonnance, à condition que le client accepte de ne pas se faire rembourser par la Sécurité sociale (les décrets de 2007 n’imposent pas l’ordonnance, mais permettent le remboursement par le Régime Obligatoire d’un équipement dont la correction a été modifiée par l’opticien, sur la base d’une prescription médicale datant de moins de trois ans). Un décret listera les situations où cette « vérification » de l’ordonnance ne sera pas obligatoire (par exemple : client en vacances, loin de son domicile…).

– La durée de validité de l’ordonnance sera allongée : actuellement les opticiens peuvent adapter la correction de leurs clients de plus de 16 ans sur la base d’une ordonnance datant de moins de 3 ans. Ce délai est supprimé par l’article 5 bis du projet de loi, qui dispose qu’un décret fixera « la durée de validité de l’ordonnance », (selon nos informations, il est probable qu’elle passe à 5 ans, mais ce décret pourrait supprimer la possibilité d’adapter la correction des clients de plus de 50 ans).

– Les prises de mesures devront être certifiées : cette procédure de certification s’appliquera aux prises de mesures manuelles ou effectuées par un logiciel, et sera établie par la Haute Autorité de santé.

– La vente de lunettes et de lentilles sur Internet sera encadrée : toutes les obligations mentionnées plus haut (vérification de l’ordonnance, certification des prises de mesure…) s’imposeront aux e-opticiens. Ils devront en plus mettre à la disposition des internautes « un professionnel de santé qualifié apte à répondre à toute demande d’informations ou de conseil ». Un décret définira plus précisément les conditions de cette « mise à disposition ». Ils devront aussi proposer à leurs clients un droit de rétractation au moins égal à 7 jours. Dans le cas de la vente en ligne de lentilles, ce droit de rétractation ne sera pas obligatoire si la boîte a été « descellée », c’est-à-dire ouverte, par le consommateur après la livraison.

C’est bien gentil tout ça, mais nous ne sommes pas opticiens, me répondrez vous ! Evidemment !

Ainsi, le concept de vente en ligne d’aides auditives me parait difficile, voir impraticable (eu égard au travail d’adaptation des aides auditives et de réhabilitation de l’audition résiduelle). Cependant, celui-ci de mise en relation du client vers l’audioprothésiste, sous prétexte de promo, me parait, hélas, plus facile à mettre en oeuvre (les mutuelles le font déjà tellement bien !).

La soif d’informations et de comparaisons des prix des clients est telle aujourd’hui que l’émergence de tels réseaux est probable… Voici quel était l’état de ma réflexion sur ce sujet il y a encore quelques jours !

C’était sans compter ça :

Je m’attendais pas à ce que le « lafourchette.com » de l’audioprothèse débarque aussi rapidement… C’est dans l’air du temps…

Pas mal de petits trucs me chiffonnent au delà du seul problème de casse des prix…

Je pensais bêtement que l’affichage des prix sans devis était interdit… mon code de la santé publique ne doit pas être à jour. Autres choses qui m’ennuient, c’est de déléguer l’information aux clients/patients… Je ne sais même pas qui répondra, ce qui sera dit et j’ai détecté des erreurs dans les conseils en ligne…

Nous ne sommes pas encore dans la vente en ligne… Mais on s’en approche…

Et vous, qu’en pensez vous ? Prêt à vous faire « intermédiatiser » ?

 

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