Catégorie : DISTRIBUTEURS

XAVIER AUDEBERT  (son nom est cité avec son accord) , audioprothésiste, nous fait part de son expérience d’une plateforme mutualiste (même si j’ai un petit doute sur earlib, je pense que c’est une plateforme privé sans lien avec une mutuelle et qui travaillait avec coselgi…). Un peu au vitriol, il nous raconte ses espoirs et déboires ; tout le monde en prend un peu pour son grade, vous jugerez par vous même ! Pour rassurer Xavier, je crois qu’il est important de mentionner que le syndicat travaille, mais effectivement, il faudrait qu’il communique mieux à destination de ses adhérents ! D’ailleurs êtes vous syndiqué 😉 ?

Bonne lecture à tous !

Bonjour,

Pour faire suite à l’article posté, j’aimerai faire partager notre expérience :
concernant l’afflux de nouveaux « clients » envoyés par la mutuelle, entre le discours de la mutuelle et la réalité il y a un énorme écart.
Pour obtenir des infos et tester la véracité des propos de Malakof mederic, j’ai adhérer à leur offre « earlib » sensée amener un afflux important de contacts ( et oui, 6 millions d’assurés, cela fait du monde). Après avoir renforcé le nombre de chaises dans les salles d’attentes, constitué un stock massif du contour entrée de gamme GN RESOUND ( le moins cher et le plus gros), nous avons patiemment attendu les appels pour la prise de rendez-vous, et là … surprise .. 2 appels en 1 an qui se sont soldés par un renvoi du premier patient vers un collègue audio proche de son domicile ( celui-ci venait pour le prix et a finalement fait l’acquisition d’un appareillage à prix raisonnable avec un service proche de chez lui), le deuxième patient, très aisé financièrement, a été très surpris de la proposition de la mutuelle quant à la qualité du produit mutuelle et du service au rabais imposé par la mutuelle à l’audio. Il a fait l’acquisition de contours siemens étanches, adaptés à sa perte et ses activités nautiques et ne comprend pas que sa mutuelle lui propose une offre au rabais alors que ses cotisations augmentent régulièrement.
2 rdv  pour nos 5 labos, avec une exclusivité pour tout le département … les mutuelles mentent lorsqu’elles annoncent une orientation des patients vers nos centres. C’était déjà le cas avec Santéclair qui réorientait en fait uniquement vers optical center, les nouveaux réseaux agissent de la même façon. Sur quelques forums d’opticiens, on peut d’ailleurs remarquer qu’ils sont aussi déçus par les promesses des assureurs et des mutuelles.
La seule réponse à apporter est de ne rien signer avec les mutuelles: nous avons notre patientèle ( fidèle), nos prescripteurs, de bonnes relations avec nos fournisseurs, notre qualité de travail et de service reconnues dans nos villes … désolé Malakoff, mgen, maaf, mma et bien d’autres, nous n’avons pas besoin de vous et les patients non plus.
Les audioprothésistes indépendants sont capables de rendre l’appareillage accessible à ceux qui ont peu de moyens avec un niveau de service identique aux autres patients. Laissons les optical center et compagnie signer ces contrats et renvoyons leur les patients à qui ils ont vendu du matériel et qui viennent le faire régler et suivre chez nous.
En continuant à faire un travail de qualité et sérieux, nous pouvons parfaitement justifier nos tarifs face à nos patients et nous protéger des appétits de certains.
Soyons fiers de notre métier et protégeons le, chacun individuellement en faisant les bons choix de gestion et de méthode de travail.
Un compagnon de l’audition
PS :  quelle est la position du syndicat face à ces changements annoncés ?
L’absence de réponses et de propositions du syndicat sur ces sujets ne montre t il pas un réel éloignement  des préoccupations des « petits » audioprothésistes indépendants ?

M6 dans son émission Capital confie les bons plans pour s’en sortir au travers de la crise économique, financière et sociétale que nous traversons depuis maintenant 5 ans… C’est au tour de l’audioprothèse considérait comme trop cher par les mutuelles et en particulier pour KALIVIA, la plateforme de mutuelles du groupe Malakoff/Harmonie Mutuelle présidée par Monsieur Guillaume SARKOZY.

Vous pourrez retrouver l’interview du directeur de cette structure après 1 heure 28 d’émission : M6 Replay : CAPITAL Plus fort que la crise… http://bit.ly/ylcpUJ


De même, France télévision propose sur france 5 une émission sur pour les consommateurs pour trouver son chemin dans la jungle commerciale. On y parle notamment de Sonalto et de « il est fou afflelou, il est fou… »

Les éléments sur les aides auditives commencent vers 6 minutes. C’est ici : http://bit.ly/zT5h0P

Le site L’ouie magazine révèle que SONALTO « carbure », vente en hausse ! Ce que je peux comprendre : prix bas, promesse extraordinaire, vendu dans les pharmacies !

jusque là, tant qu’on me dit que ce sont des assistants d’écoute, je reste « bête », mais je ne dis rien. Les mots « prothèse auditive » ou « aide auditive » n’étaient jusqu’alors non utilisé ! Quel ne fut pas ma stupeur de voir que désormais les frontières syntaxiques étaient largement dépassées. Car SONALTO, l’aide à l’écoute « pouf pouf magique, t’entends mieux » monte en grade et devient, mesdames et messieurs, une AIDE AUDITIVE vendu en PHARMACIE !

J’ai mis en rouge (le rouge, ça énerve, c’est bien connu), histoire que tout le monde observe que le mot est utilisé plusieurs fois, histoire d’enfoncer le clou. On est à la croisée des chemins : SONALTO ne joue plus sur les mots. Dans d’autres métiers, les pharmaciens (par exemple)  n’étaient pas satisfaits que Danone et d’autres yaourtiers appellent leurs mixtures bulgares : médicaments. Désormais, le terme de probiotiques ou d’alicaments est utilisé et d’ailleurs moult textes de Loi encadrent ces dénominations. D’ailleurs, les allégations sont strictement encadrés et bien souvent celui qui « s’amuse » à apposer  des vertus non reconnus encoure de graves sanctions financières.

Alors, la santé auditive doit-elle être bradée ? Comme on brade le nom d’aides auditives ? Car, à bien y réfléchir… Oui, SONALTO est une aide auditive des années 1970, celle que l’audioprothésiste délivré en ne modifiant qu’un ou deux paramètres. Dans ces cas là, ce dispositif ne doit être délivré que par des audioprothésistes. Au même titre que les médicaments ne sont délivrés que par des pharmaciens (beau syllogisme). Alors 2 choses l’une, soit SONALTO est une aide auditive et dans ce cas là, sa place n’est surement pas chez un pharmacien (ou alors donnez moi les boîtes de médicaments, j’en dispenserais 2 ou 3 histoires de faire la nique moi aussi au code de la santé publique), ou alors, ce n’est pas une aide auditive, ce qui évite de porter des allégations et à mentir aux malentendants…

 

Je discutais il y a quelques temps avec un éminent représentant des fournisseurs (il se reconnaîtra ! ;-)), au sujet des aides à l’écoute. Et il remarquait (à juste titre ?) que les aides à l’écoute (Octave & Co.) pouvaient  être une menace pour le marché de l’audioprothèse. En effet, le trouble pourrait s’emparer des clients/patients et futurs appareillés : en effet, à quoi bon acheter une aide auditive (chère !) chez l’audioprothésiste alors que le pharmacien du coin m’en vend une, 5 fois moins cher (bon, il n’est pas réglable, il n’y pas de prise en charge, il n’y a pas de suivi… mais bon !). Encore une fois, l’audioprothèse est « audioprothésiste-dépendant », mais cette dimension n’est perceptible qu’une fois l’aide auditive acquise…

Ce constat fait, il est certain que ces « bidules » prendront une part de marché à l’audioprothèse (4/5 % au pire), mais provoquera surtout un effondrement de l’image de qualité de l’aide auditive. Un travail de longue haleine qui va être gâché en quelques mois. Il ne faut pas se tromper, le concepteur de cette aide à l’écoute propose un produit qui se pose en concurrence directe avec les aides auditives : la forme, le packaging, le positionnement… tout est fait pour rappeler l’aide auditive. il n’y a que le nom qui change…

Que dira le malentendant quand l’appareil se mettra à siffler tout le temps, quand il sera bouché au niveau du microphone… Encore une fois, on essaye de nous faire croire que la notion de conseils, d’accompagnement du malentendant, d’éducation prothétique ne peut que se réduite à une page web. A l’heure du principe de précaution et de la réduction de tous les risques, je ne comprends pas qu’un étiquetage ne soit pas apposé sur la boîte pour annoncer que ceci n’est pas une aide auditive !

Bref, l’avenir nous dira la pénétration de ce type de produit sur le marché de l’aide auditive.

Comme le dit si bien l’adage populaire : derrière chaque menace, se cache une opportunité… Alors, comment lutter ? Tout simplement, en augmentant encore et toujours notre niveau de compétences et de professionnalisme !

SG

Ca y est ! A l’heure où je vous écris les fournisseurs s’empressent de monter stands et autres kakémonos ! je vous fais partagers les quelques lieux et curiosités de cette cérémonie annuelle à ne pas manquer (les petits indiscrétions qui ont filtrées) :

  • CHRONOS de bernafon à découvrir : disposant d’une nouvelle technologie, il devrait révolutionner le traitement du signal appliqué à l’audioprothèse.
  • AFFLEFOU Acousticien : l’ex-Roi de la promo un verre acheté, l’autre offert se lance sur le marché de l’audioprothèse. A cet égard, il occupe un stand démesuré ! A voir !
  • OTOMETRICS : en avant première, le freefit est présenté avec son module audiométrique, testé himself, c’est un sérieux concurrent pour l’affinity et très très bonne évolution du célébrissime AURICAL.

A demain dans les allées du congrès !

« Harmonie Mutuelles et Malakoff Méderic donnent naissance à Kalivia, le plus gros réseau d’opticiens jamais constitué en France

Harmonie Mutuelles et Malakoff Méderic s’allient pour créer Kalivia, un réseau d’opticiens qui doit permettre d’offrir des tarifs avantageux. Le nouveau né compte bien devenir un acteur incontournable.

Le but est simple : avec 6 millions de clients potentiels (4 millions chez Harmonie, 2 millions chez Malakoff Médéric), Kalivia veut agréer, à terme, entre un quart et un tiers des 11 500 opticiens de France. Soit un objectif de 3 000 à 3 500 enseignes.

Un objectif qui n’est pas limité : le réseau se voudra ouvert à tout opticien qui satisfera à une charte qualité très stricte. Les clients de l’opticien agrée Kalivia se verront offrir des avantages conséquents qui visent à réduire leur reste à charge. Ceux de Malakoff Médéric pourront ainsi bénéficier de 30% de réduction sur les verres et 10% sur les montures. Ceux d’Harmonie Mutuelles, de 25 à 30% de réduction chez les opticiens libéraux, un peu moins pour les opticiens mutualistes qui pratiquent des prix moins élevés.

Kalivia cherche à avoir une couverture du territoire optimale : « notre engagement est d’avoir un opticien agrée Kalivia dans chaque ville ou chaque campagne dans un rayon de 20 kilomètres », explique aux Echos Guillaume Sarkozy, délégué général de Malakoff Médéric.

Un réseau opérationnel en 2011

L’appel d’offres a commencé aujourd’hui auprès de tous les opticiens de France. Le réseau s’appuiera sur les outils développés par Viamédis, dont Malakoff Méderic est actionnaire. Kalivia devrait être opérationnel dès les 15 mai pour les clients de Malakoff Méderic, et en janvier 2011 pour ceux d’Harmonie Mutuelles, qui regroupe Prévadiès, Harmonie Mutualité, Mutuelle Existence et la Mutuelle Nationale Aviation Marine.

La naissance de Kalivia s’inscrit dans un mouvement général de plateformes de service. Les Echos rappellent que si elles ont longtemps été mal perçues par les professionnels de la santé, leur cote est aujourd’hui bien meilleure. Notamment depuis que l’Autorité de la concurrence a estimé, en septembre dernier, que ces plateformes favorisaient la concurrence et les intérêts des patients. Comme pour accentuer cette tendance, Kalivia devrait d’ailleurs être étendue au domaine de l’audioprothèse d’ici fin 2010, et au domaine dentaire en 2011. »

Source: LeFigaro.fr

Quid de l’avenir pour les professionnels de soin ? Vont ils pouvoir adhérer à un ou plusieurs réseaux ? Les nouveaux réseaux de soins vont ils se substituer au régime général ? Va-t-on s’orienter vers des réseaux complets où la filière entière sera représentée (ORL, audioprothésiste, orthophoniste) ? Les réseaux seront ils toujours aussi ouverts qu’annoncés ?

J’avoue être complétement dubitatif… Faut il y aller ou pas ? J’ai l’impression que les mutuelles fédératrices ressemblent plus à un organisme de contrôle à priori (indication d’un référentiel précis à suivre) et à un organisme sanctionneur (contrôle à postériori de la satisfaction des clients).

Pour preuve, les formulaires SANTECLAIR distribués au client :

C’est assez stressant. Et vous, où en êtes vous dans votre réflexion sur les réseaux de soins ? Quid de votre protocole ? Et si celui ci ne correspond pas à celui de votre réseau soin ? J’attends vos commentaires. J’ai l’impression que c’est une partie de notre système de soin qui est écorné, la fin des indépendants : audio, opticiens, pharmaciens, dentistes. Si on regarde ce qui s’est passé en optique, le marché est très concurrentiel et les prix ont nettement baissé sans intervention des mutuelles…. Alors quel est le but exact de tout ça…  Je me demande si l’objectif n’est pas pour les mutuelles de valoriser leur contrat de protection santé sur le dos des professionnels de santé… Je peux me tromper mais cela y ressemble beaucoup. A terme, je vois se dessiner un réseau où le patient ne pourra plus sélectionner son audioprothésiste, sera mieux rembourser dans le réseau. déjà certaine aide auditive, non pris en charge par les réseaux, ne sont pas distribuable si elles ne sont pas référencées…

Vos commentaires !

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