Décryptage
Décodage du reportage de Capital :
on ne parlera pas du ton tantôt dramatique, tantôt rassurant… restons sur le synopsis :
1 La jungle
Les contrats complémentaires santé c’est la jungle on ne s’y retrouve pas (même quand on est à son compte et qu’on maitrise le marketing et la pub). La sécurité sociale rembourse de moins en moins. La santé coute de plus en plus cher.
2. Les débrouillards dans la jungle
On peut s’y retrouver avec :
a) des courtiers mais il faut les connaitre et leur faire confiance
b) des comparateurs de contrats en ligne (environ 200) mais ils oublient environ 1000 assureurs et en fait ne sont que des apporteurs d’affaires que les 15 compagnies payent environ 15€ par mise en relation
3. La fatalité, même les gentils doivent être durs
Les petites mutuelles sont obligées d’augmenter leur tarif selon l’âge car sinon elles feraient faillite.
exemple d’une mutuelle gérée par des gens bénévoles, responsables, etc.. donc gentils qui ont raison de segmenter les tarifs.
4. Les statistiques qui départagent les bons des mauvais clients
Un spécialiste des tarifs, sur la base de statistiques, peut calculer le prix en fonction du groupe de population dont fait partielle patient (âge bien sûr mais aussi genre, profession, lieu et peut-être plus encore).
Puisque certains dépensent plus, c’est normal qu’ils paient plus. Grace à ces savants calculs, le client de l’assureur paie au plus proche de ce qu’il reçoit (ni plus ni moins merci les statistiques).
5. C’est encore trop cher, il faut un justicier
Alors arrive M. Borella, à qui il faudra dire merci : grâce à lui les professionnels de santé vont baisser leurs tarifs et vous paierez encore moins cher.
Et pour le choix de l’assureur allez-y, avec 6 Millions d’assurés il sait ce qu’il fait et il a du poids pour négocier. D’ailleurs il a déjà gagné contre les opticiens.
Vous avez un peu mauvaise conscience : n’ayez crainte le professionnel n’y perd pas car il gagne « un afflux de clients ».
Conclusion :
Tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes, tout le monde y gagne, d’ailleurs les assureurs ont augmenté de 8% leur bénéfice en 2010. (Serait-ce en embryon de début de critique ?)
Si vous avez compris le synopsis, inutile de regarder le film, la réalisation est correcte mais n’apporte rien de plus.
Si vous aimez les enquêtes et les reportages, voila quelques bémols et questions qu’un (vrai) journaliste aurait pu (du) poser :
-La SMI avait un tarif unique de 50€ par mois soit 600€ par an. Si on regarde dans le détail ses graphiques : seule la tranche de plus de 70 ans perçoit plus de 600€ par an. Donc avant cet âge il vaut mieux la quitter rapidement… pas sympa pour la compléentaire qui a ouvert ses portes au « reporter ». Mais surtout, la solidarité pour les soins de santé n’existe plus c’est donc uniquement de l’assurance individuelle au plus près du risque qui est envisagée. Pourquoi n’évoque-t-on pas le désengagement de la sécu et ne dis-t-on pas que passer de la sécu à l’assurance c’est faire un autre choix de société ?
- Si certaines catégories dépensent plus que d’autres est-ce de leur faute ou est-ce leur conditions de vie qui les pénalisent ? Ils seraient alors doublement pénalisés.
- De nombreux salariés n’ont pas à réfléchir à leur contrat, c’est l’employeur qui décide et impose un contrat collectif. Mais où est la liberté de choix de l’assureur par le client/salarié ?
- Les clients des assureurs « sont très fortement incités » à aller chez tel professionnel, sur un critère uniquement tarifaire. Quelle est la liberté du patient d’avoir des soins de qualité ?
- Kalivia adresse ses clients à un professionnel qui baisse ses tarifs pour l’occasion. En somme le professionnel paie (par la remise qu’il doit faire) l’arrivée d’un nouveau client (plus qu’un contact, c’est un client complet). Il s’agit en fait de rémunérer « un apporteur d’affaire » (Kalivia) de façon indirecte par la publicité qu’il en retire.
- On montre un opticien qui peut, sans raison apparente, proposer 40% de remise sur des verres (soit 130€) et ensuite encore 42€ pour Kalivia. Quel est le vrai prix ? Le prix soit-disant normal de cet opticien aurait été de 920€ pour des lunettes ! Sans aucun suivi. Et on trouve qu’une aide auditive, électronique pleine de brevets, avec 5 à 10 ans de suivi est chère ?
- L’exemple de l’audioprothèse ne se base que sur la vente du produit et oublie totalement le suivi et la qualité de la prestation de réglage de l’aide auditive. Qu’en sera-t-il pour les soins dentaires et plus tard pour les hospitalisations ?
- Les assureurs sont très forts et peuvent faire plier les professionnels « comme un patron de la grande distribution » … quelles seront les professions touchées et jusqu’où iront ils ? La santé est-elle un secteur « marchand » comme les autres ?
- Quand vous allez sur internet comparer les contrats puis que vous allez réclamer votre remise, vous avez fait perdre 15€ à l’assureur puis 84€ à l’opticien et ils vous disent qu’il en sont contents …. y’aurait pas anguille sous roche ? Puisqu’on parle de chiffres, pourquoi ne pas calculer et indiquer les répartitions par assureur entre Bénéfices/Frais de Gestion/Frais de ventes/Remboursement aux patients ? Finalement choisir une complémentaire ce devrait être simple, une cotisation indexée uniquement sur l’age (et encore) et une réponse sur 100€ versés par les clients combien reviennent aux patients ?
Saving...



xavdelerce
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Quand j’ai écrit ceci (une AA programmable par un réseau donné), j’étais en pleine « audiofiction » (même moi je n’y croyais pas).
Là, cette histoire belge ne fait pas rire. Du tout…
Que peut on attendre comme garanties d’un fond de pensions ?
Martin Arantxa
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Pour Clément :
J’ai reçu recemment un patient belge appareillé il y a 6 mois avant de venir vivre en France avec un appareil de marque LAPERRE !
Esthétique identique à un phonak, même coque , je vais me renseigner lui dis-je !
J’appelle mon commercial qui me dit qu’il s’agit en effet d’un appareil phonak vendu en belgique dans leur propre réseau de distribution.
Comment puis-je le programmer alors ? Et b’en on ne peut pas ! Le logiciel de programmation est uniquement fourni aux magasin LAPERRE ; Le patient n’a plus qu’a changer d’appareil ou à repartir se le faire régler en Belgique .
Pourqui celà n’arriverait-il pas en France ?Ne soyons pas crédules !
Pour ceux que ça interesse, nous avons avec quelques audios furieux de cette annonce ouvert un topic sur facebook ou le débat fait rage !
Si ça vous intéresse de nous rejoindre , je sollicite l’autorisation de Sébastien Geny pour mettre le lien ici .
Nous sommes déjà 622 audioprothesistes inscrits sur ce topic facebook et ça augmente tous les jours;
Merci
xavdelerce
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Ouahhh ! Comment tu fais pour rayer des phrases sur le blog ?
Trop fort…
Clément
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De mon point de vue Sonova ne fait qu´officialiser ce qu´il est coutume de retrouver dans de nombreux cas et de nombreaux pays, et la France n´y échappe pas. Je doute que Sonova propose un modèle du type « aides auditives spécifiques Audition Santé ». Ils ont une vision très « patient orientée » et ne se couperont pas l´ensemble du marché par des mesures jugées trop « clientélistes ». Phonak et Sonova sont appréciés non pas pour les prix qu´ils pratiquent vis à vis de leur clients audioprothésistes mais principalement pour 1. la qualité des produits 2. la qualité du service offert. Leur histoire avec Audition Santé fut la même que celle qu´entretiennent nombres de fabricants avec des réseaux ou des clients importants. C´est à dire une certaine forme de reconnaissance vis à vis d´une grande fidélité. La situation aujourd´hui fait montre d´officialisation, ce qui n´est pas toujours innérant à la profession, et représente également un investissement qui suit la stratégie de diversification de Sonova. Je ne pense également pas que les prix pratiqués sur les produits du groupe dans les centres Audition Santé seront très inférieurs aux autres centres proposant les mêmes produits. J´ai pu personnellement apprécier leur philosophie mais cela n´engage que moi