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RIC: The « Meteoric Rise »

Written by xavdelerce on . Posted in Coup de gueule, économie, Les chiffres, Marques

Tiré d’un article de Hearing Review, la courbe de progression des aides auditives type « Ecouteur dans le conduit » (RIC), que l’auteur qualifie de « Meteoric Rise », on devine pourquoi:

 

Nous on est français, alors on va faire ce qu’on sait faire le mieux: râler ! —> Est-il normal qu’un fabricant nous garantisse 4 ans (moyennant finance, ce qui est normal) un contour ou intra « classique », écouteur compris, et pas l’écouteur sur la même durée lorsqu’il s’agit d’un RIC ?  Ce dernier est garanti un an ou deux au mieux et n’est pourtant pas plus exposé (et pas moins) à la panne que dans le cas de l’intra-auriculaire ? C’est un peu le point négatif de cette « meteoric rise ».

Voilà, c’est dit !

Progression très impressionnante quand même…

Schizophrénie ambiante

Written by xavdelerce on . Posted in Audioprothesiste, Coup de gueule, DISTRIBUTEURS, économie, Législation, Revue de presse

Deux sujets, qui n’ont rien à voir, mais révélateurs du grand écart de notre profession entre le médical, le para-médical, le diagnostique, le commercial, la clientèle, la patientèle, etc.

  • Pour relayer un tweet de Sébastien au sujet d’un communiqué de l’académie de médecine:

http://www.cis.gouv.fr/spip.php?article5808

C’est bien… très bien que l’académie de médecine se préoccupe de nous autant que cela. En tout cas, il est toujours agréable (à moi) de lire ce genre de lignes, comme une bouée, une balise à laquelle on se raccroche. Ca soulage les (bonnes) consciences en quelque sorte.

Mais d’un autre côté, nous sommes (malheureusement ?) des commerçants, enregistrés en tant que tels, et je n’ai jamais entendu des représentants de la profession militer en faveur d’un passage à une profession para-médicale. Même, c’est pour dire, la publicité est autorisée, et ce principe a été défendu il y a quelques années au ministère de la santé dirigé à l’époque par X. BERTRAND. Dont acte…Donc aujourd’hui, communiquer sur les malheureuses dérives commerciales, voire commerçantes, de notre profession, c’est un peu vain: le principe de la publicité a été défendu… et autorisé. On peut le regretter, mais c’est fait. Comment dès lors en accepter le principe mais n’en vouloir qu’un peu ? Schizophrénie…

J’expose encore une fois mon point de vue qui n’engage que moi (c’est un blog ici): une solution si l’on veut réellement « moraliser » le secteur de l’audio (car le commerce n’est pas moral, c’est connu) serait de scinder la pratique de l’audioprothèse en deux catégories

  1. une « para-médicale », mais soumise à une régulation stricte de sa pratique (aucune publicité d’aucune sorte), mais dont les prestations seraient soumises à remboursement sur les bases légales actuelles
  2. une « commerçante », qui en gros ferait ce qu’elle veut, mais ne donnerait droit à aucune prise en charge

Bien sûr, en médecine, aucune dérive « commerçante » n’est à déplorer… c’est entendu !

  • Pour enfoncer le clou, je vous recommande la lecture d’Audio Infos 180:

Marisol, au secours ! En effet, nous avons là un exemple édifiant des grands écarts entre les divers « acteurs » de la profession: dans un article, la ministre Marisol TOURAINE fait part de sa volonté de moraliser les rapports entre les audioprothésistes (puisqu’elle est citée dans Audio Infos) et les prescripteurs. Il doit donc y avoir matière à moraliser. Bravo, donc !

Dans le même journal, deux pages avant et deux pages après, Audika annonce fièrement son intention de renforcer son partenariat avec les prescripteurs, et une autre chaîne d’audio, je ne sais plus laquelle, nous explique qu’elle est très fière d’avoir créé ou de subventionner les assises ORL de l’Océanie (et bien sûr aucun prescripteur du continent n’y est invité, et on y bosse 8h/jour…). Oui, moraliser…

Pensons quand même aux malentendants : consommateurs (car vous êtes des clients puisque nous sommes des commerçants), soyez grands, soyez critiques, demandez-vous toujours « Pourquoi veut-on m’envoyer ici, ou là ? » et « Apparaître à la TV plusieurs fois par jour est-il normal dans le domaine de la santé ? », « La publicité pourrait-elle avoir des conséquences sur ma facture ? ». Ces questions et d’autres constitueraient à coup sûr le début d’une démarche très « moralisatrice ».

 

Où trouver « le phare et la balise » aujourd’hui dans ce monde agité ? Tous ces gens et institutions qui nous veulent du bien ou du moins bien, qui nous donnent des conseils ou des leçons sont finalement bien éloignés de notre quotidien: rétablir le lien social. Corriger la surdité, quoi…

Décryptage

Written by bricedebrest on . Posted in Coup de gueule, économie, Mutuelle, Revue de presse

Décodage du reportage de Capital :

on ne parlera pas du ton tantôt dramatique, tantôt rassurant… restons sur le synopsis :

1 La jungle
Les contrats complémentaires santé c’est la jungle on ne s’y retrouve pas (même quand on est à son compte et qu’on maitrise le marketing et la pub). La sécurité sociale rembourse de moins en moins. La santé coute de plus en plus cher.

2. Les débrouillards dans la jungle
On peut s’y retrouver avec :
a) des courtiers mais il faut les connaitre et leur faire confiance
b) des comparateurs de contrats en ligne (environ 200) mais ils oublient environ 1000 assureurs et en fait ne sont que des apporteurs d’affaires que les 15 compagnies payent environ 15€ par mise en relation

3. La fatalité, même les gentils doivent être durs
Les petites mutuelles sont obligées d’augmenter leur tarif selon l’âge car sinon elles feraient faillite.
exemple d’une mutuelle gérée par des gens bénévoles, responsables, etc.. donc gentils qui ont raison de segmenter les tarifs.

4. Les statistiques qui départagent les bons des mauvais clients
Un spécialiste des tarifs, sur la base de statistiques, peut calculer le prix en fonction du groupe de population dont fait partielle patient (âge bien sûr mais aussi genre, profession, lieu et peut-être plus encore).
Puisque certains dépensent plus, c’est normal qu’ils paient plus. Grace à ces savants calculs, le client de l’assureur paie au plus proche de ce qu’il reçoit (ni plus ni moins merci les statistiques).

5. C’est encore trop cher, il faut un justicier
Alors arrive M. Borella, à qui il faudra dire merci : grâce à lui les professionnels de santé vont baisser leurs tarifs et vous paierez encore moins cher.
Et pour le choix de l’assureur allez-y, avec 6 Millions d’assurés il sait ce qu’il fait et il a du poids pour négocier. D’ailleurs il a déjà gagné contre les opticiens.
Vous avez un peu mauvaise conscience : n’ayez crainte le professionnel n’y perd pas car il gagne « un afflux de clients ».

Conclusion :
Tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes, tout le monde y gagne, d’ailleurs les assureurs ont augmenté de 8% leur bénéfice en 2010. (Serait-ce en embryon de début de critique ?)

 

Si vous avez compris le synopsis, inutile de regarder le film, la réalisation est correcte mais n’apporte rien de plus.

Si vous aimez les enquêtes et les reportages, voila quelques bémols et questions qu’un (vrai) journaliste aurait pu (du) poser :

-La SMI avait un tarif unique de 50€ par mois soit 600€ par an. Si on regarde dans le détail ses graphiques : seule la tranche de plus de 70 ans perçoit plus de 600€ par an. Donc avant cet âge il vaut mieux la quitter rapidement… pas sympa pour la compléentaire qui a ouvert ses portes au « reporter ». Mais surtout, la solidarité pour les soins de santé n’existe plus c’est donc uniquement de l’assurance individuelle au plus près du risque qui est envisagée. Pourquoi n’évoque-t-on pas le désengagement de la sécu et ne dis-t-on pas que passer de la sécu à l’assurance c’est faire un autre choix de société ?

- Si certaines catégories dépensent plus que d’autres est-ce de leur faute ou est-ce leur conditions de vie qui les pénalisent ? Ils seraient alors doublement pénalisés.

- De nombreux salariés n’ont pas à réfléchir à leur contrat, c’est l’employeur qui décide et impose un contrat collectif. Mais où est la liberté de choix de l’assureur par le client/salarié ?

- Les clients des assureurs « sont très fortement incités » à aller chez tel professionnel, sur un critère uniquement tarifaire. Quelle est la liberté du patient d’avoir des soins de qualité ?

- Kalivia adresse ses clients à un professionnel qui baisse ses tarifs pour l’occasion. En somme le professionnel paie (par la remise qu’il doit faire) l’arrivée d’un nouveau client (plus qu’un contact, c’est un client complet). Il s’agit en fait de rémunérer « un apporteur d’affaire » (Kalivia) de façon indirecte par la publicité qu’il en retire.

- On montre un opticien qui peut, sans raison apparente, proposer 40% de remise sur des verres (soit 130€) et ensuite encore 42€ pour Kalivia. Quel est le vrai prix ? Le prix soit-disant normal de cet opticien aurait été de 920€ pour des lunettes ! Sans aucun suivi. Et on trouve qu’une aide auditive, électronique pleine de brevets, avec 5 à 10 ans de suivi est chère ?

- L’exemple de l’audioprothèse ne se base que sur la vente du produit et oublie totalement le suivi et la qualité de la prestation de réglage de l’aide auditive. Qu’en sera-t-il pour les soins dentaires et plus tard pour les hospitalisations ?

- Les assureurs sont très forts et peuvent faire plier les professionnels « comme un patron de la grande distribution » … quelles seront les professions touchées et jusqu’où iront ils ? La santé est-elle un secteur « marchand » comme les autres ?

- Quand vous allez sur internet comparer les contrats puis que vous allez réclamer votre remise, vous avez fait perdre 15€ à l’assureur puis 84€ à l’opticien et ils vous disent qu’il en sont contents …. y’aurait pas anguille sous roche ? Puisqu’on parle de chiffres, pourquoi ne pas calculer et indiquer les répartitions par assureur entre Bénéfices/Frais de Gestion/Frais de ventes/Remboursement aux patients ? Finalement choisir une complémentaire ce devrait être simple, une cotisation indexée uniquement sur l’age (et encore) et une réponse sur 100€ versés par les clients combien reviennent aux patients ?

Les commentaires récents

xavdelerce

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Bonjour madame,

Je farfouillais dans les entrailles du blog pour les MAJ et je vois votre commentaire… dans les indésirables ! Juré, ce n’est pas moi ou Sébastien GENY, c’est le moteur Askimet (trie les indésirables).
Donc votre commentaire n’est pas indésirable, bien que le blog ne soit pas un espace pour ce genre de commentaires de malentendants, mais plutôt tourné vers les professionnels. Vous l’aurez compris, notre démarche à travers ce blog est d’élever, dans la mesure de nos petits moyens intellectuels, l’intérêt de nos confrères pour des sujets que nous jugeons importants pour l’audioprothésiste et donc en retour, pour son patient.
Son PATIENT, oui, ce nom n’est pas choisi au hasard. Vous êtes certes un consommateur (puisque nous sommes des commerçants..), mais nous sommes également des paramédicaux avec nos obligations. Autant je ne supporte pas en tant que professionnel d’avoir à fournir un devis sur un coin de bureau quand un malentendant me tend l’audiométrie de l’ORL en me demandant « Combien ? », autant, comme vous le décrivez, un devis ne doit pas se faire à la légère.
Pour faire simple, l’audioprothésiste se doit de faire des tests COMPLEMENTAIRES à ceux de l’ORL (ne s’y substituent pas, mais les enrichissent): tests vocaux différents des FOURNIER disyllabiques, recherche d’inconfort vocal et tonal, mesure audiométrique largement préférable aux inserts (et pas au casque), REUR, RECD, empreintes (ne serait-ce que pour avoir l’orientation des CAE et la faisabilité de tel ou tel couplage auriculaire). Et avant tout, une anamnèse sérieuse: qui êtes-vous ? que recherchez-vous ? que pouvez-vous/voulez-vous financièrement (n’oubliez pas que ce choix vous appartient) ? Quels sont vos possibilités de prise en charge (vous êtes en activité, vous avez peut être droit à l’AGEFIPH) ? L’état/la taille de vos CAE permet-il toutes les formes d’appareillage ? etc. etc.
Vous n’avez manifestement pas eu ces services que vous étiez en droit d’attendre, je le déplore. Faites jouer la concurrence.
Mais ne pensez pas non plus l’appareillage en tant que « consommateur »: ce n’est pas un produit « à emporter ». Les termes de « refaire à l’identique », « refaire une empreinte sur un scan existant », « faire un devis d’après l’audiométrie de l’ORL », non, ces demandes ne sont et ne seront pas acceptables par un audioprothésiste qui se respecte ! Le tout au bas mot pour un bilan pré-prothétique de 1 heure minimum…

sab

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bonjour,
j’ai 43 ans, suis appareillée depuis l’âge de 3 ans…
je suis professionnel de santé et je travaille dans mon cabinet médical +domicile.
je suis actuellement appareillée du côté droit pour convenance personnelle. Ayant besoin d’un deuxième appareil identique au premier pour m’en servir « d’appareil de secours » si le premier tombe en panne, je suis allée voir plusieurs audiopr afin de leur demander des devis. je suis rentrée chez moi bredouille. Aucun devis ne m’a été proposé. ce que l’on m’a proposé :
-une autre marque
-un café
-une empreinte dont je n’ai pas besoin car avec le numéro de série de mon appareil elle est reproduite en 3D par le fabriquant
-un audiogramme car soi-disant le prix varie en fonction de la surdité (ah bon????) que j’ai refusé aussi car je demande le « duplicata de mon premier appareil acquis en sept 2012. Pas besoin d’audiogramme pour en savoir le prix.
Au vu de ces sympathiques rdv qui m’ont fait perdre du temps, je me suis dépêchée de téléphoner au fabriquant, lui expliquant que je ne parvenais pas à obtenir un devis .
L’audio de la marque m’explique ce que je sais : les audiop ont une obligation légale de fournir des devis avant de vendre un appareil. Et qu’il peut me refaire le mien à l’identique, avec le numéro de série et le lieu d’achat du premier exemplaire.
je considère que les malentendants sont pris rééllement pour des imbéciles par ces vendeurs. Car à mon avis ils ne sont plus audioprothésistes mais vendeurs. Les deux que j’ai vus étaient littéralement nuls. Je retourne chez le premier qui m’a vendu le premier appareil . Il était tellement vexé que j’aie pu tel au fabriquant qui lui a demandé pourquoi il ne faisait pas de devis que j’ai obtenu un appareil à 1000 euros, deux fois et demi moins cher que mon premier achat où j’avais considéré être volée.
J’espère que ce commentaire ne sera pas effacé car manifestement lorsqu’un sourd est un peu habile, il est effacé car « gênant ».
je reçois des sourds dans mon cabinet et je vois leur fragilité et leur dépendance face à ces prothèses. Il est vite fait de leur faire avaler n’importe quoi quant à l’achat. Pour les personnes âgées, c’est le même problème, la plupart ont des prothèses très mal adaptées qui finissent dans des tiroirs… avec des audioprothésistes impossibles à joindre dès que l’achat est fait , barrière de secrétariat intéressante dans ce cas….

Hugo

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Effectivement plus aucun domaine (comme les opticiens ou les audioprothésistes) ne peuvent compter sans internet.
Mais par contre même si le e-commerce présente beaucoup d’avantages, pour les appareils auditifs rien ne vos les conseils en directe de votre audioprothésiste.
Un article très intéressant néanmoins.

Instagram @Audioprothese