Catégorie : formation

Vous aviez peut être répondu, par l’intermédiaire de ce blog, au sondage réalisé l’année dernière par Mme Capucine MARMORAT qui faisait alors une collecte d’informations sur la pratique de la mesure in vivo en France dans le cadre de son mémoire de D.E. d’audioprothèse.

Certains d’entre-vous ont également répondu à un questionnaire plus poussé, et peut être aussi demandé à leurs patients leur ressenti sur la pratique de la MIV par leur audioprothésiste.

Je voulais donc revenir, avec Mme MARMORAT, sur les résultats de son mémoire sous la forme d’un « mini-débat ».

Vous pouvez si vous le souhaitez télécharger son travail très instructif.

« Entrevue » :

Continue reading

La loi HPST de 2009 a créé une obligation de formation continue pour les professionnels de santé, médicaux et paramédicaux.

Pour l’instant, les audioprothésistes ne sont pas entrés dans ce dispositif, ce qui va être fait courant 2015. Dès que notre profession se trouvera concernée, il y aura OBLIGATION à justifier annuellement d’un certain nombre d’heures de formation. Mais toutes les formations ne seront pas valides : il faut que l’organisme souhaitant créer une formation fournisse son programme d’enseignement à l’OGDPC pour accréditation après lecture par un comité d’experts vérifiant le nombre d’heures effectuées, le coût, les intervenants et leur qualification, la conformité du programme enseigné, etc. Ceci pour éviter des dérives d’offres de formations que vous imaginez sans mal…

Dans ce sens, comme vous l’avez peut être entendu lors des derniers EPU, le dossier du CNA a été validé par l’OGDPC (Organisme  Gestionnaire des Droits au Développement Personnel Continu) afin que chaque année, ce programme de deux jours de formation compte dans le décompte annuel. L’UNSAF a aussi déposé son dossier pour les ateliers et conférences du congrès, dossier en cours d’évaluation; d’autres offres de formation ont été validées ou sont en cours de l’être.

Chaque professionnel aura donc chaque année des « droits rechargeables » à la formation continue, sous forme d’une obligation d’heures et d’un montant alloué en fonction de votre cotisation à votre organisme collecteur (n’hésitez pas à cotiser correctement…). Chaque formation continue vous inscrira directement sur le site de l’OGPC en vérifiant votre diplôme (par le registre ADELI) et vos droits en cours. Le paiement des formations, si le crédit est suffisant, se fera directement de l’OGDPC au prestataire de formation.

Dans le cadre de ces modifications du financement et de l’obligation à la formation continue, l’OGDPC nous demande de relayer l’information suivante : Connaissez-vous le DPC ?

Pour cela, vous voudrez bien répondre au questionnaire suivant en cliquant sur le lien :

 

https://docs.google.com/forms/d/19SEz70KgLvm7c9f_tKagkBKraW8d8gHAiiA2JLhBlJ4/viewform?c=0&w=1

 

Merci de répondre nombreux !

Pour toute spécialité médicale ou para-médicale, le besoin de preuves scientifique s’accroit ces dernières années.

La prudence vis à vis de tel ou tel traitement augmente, une méthode ou pratique évolue au gré de nouvelles connaissances. Nous le constatons tous les jours, par exemple avec ces listes de médicaments « à faible bénéfice » voire « bénéfice nul » qui s’allongent d’année en année. Et ce n’est pas uniquement pour faire plaisir à la sécurité sociale: ces changements s’appuient sur des études ou méta-analyses d’études scientifiques.

L’audiologie prothétique échappe t-elle à ce mouvement ? Non, bien sûr. Et ce mouvement a même un nom: la pratique de l’audiologie basée sur des preuves (Evidence based practice).

Par exemple, aux questions: « Un réducteur de bruit est-il efficace ? dans quelle mesure ? », « Le microphone directionnel est-il recommandé chez l’enfant ? », « La pratique de la mesure in-vivo améliore t-elle significativement la précision de réglage ? », « L’utilisation d’un seuil d’inconfort statistique au lieu de le mesurer induit-elle un appareillage significativement moins confortable ? », etc.

Que répondre ? Sur quelles bases ? Notre « ressenti », notre intuition ou notre expérience (alias nos plus ou moins bonnes habitudes…) ? Non, ce n’est pas acceptable. Ce n’est PLUS acceptable.

Au jour d’aujourd’hui, nous devons prouver que ce que nous faisons s’appuie sur des bases scientifiques. Certes, un patient n’est pas une règle de calcul millimétrée, mais nous devons être capables aujourd’hui de lui PROUVER que ce que nous avons fait pour lui est un choix rationnel, pensé et établi sur des pratiques validées scientifiquement. C’est un peu le sens de l’imminente certification AFNOR NF, qui à mon avis ne va pas assez loin dans la pratique obligatoire (mesure in-vivo par exemple), mais qui est un excellent début.

Mais la certification valide un service minimal de qualité, pas une pratique scientifique. Pour cela, il faudrait que chacun d’entre nous se plonge dans les revues scientifiques, en extraient les articles intéressants, les traduisent, les confrontent, en analysent leur robustesse statistique, etc. Vous m’avez compris…

Et bien, des audiologistes l’ont fait pour nous ! Dans le cadre de l’appareillage de l’enfant, mais par extension chez l’adulte également.

Car plus que tout autre appareillage, l’appareillage de l’enfant ne tolère pas l’approximation. Le « Pediatric Amplification 2013 » fait suite à sa précédente version publiée 10 ans plus tôt:

Pediatric amplification 2013

Ce guide est en fait une revue de littérature donnant des réponses claires sur des questions techniques concernant l’appareillage de l’enfant. Chaque point est analysé, en fonction du nombre d’articles publiés sur un sujet particulier, mais aussi et surtout en fonction de la robustesse statistique de ces articles.

Par exemple, aux questions suivantes, vous avez les preuves associées, avec le nombre d’articles publiés, leurs références:

  • Le réducteur de bruit est-il souhaitable chez l’enfant ?
  • Une compression WDRC améliore t-elle l’intelligibilité ?
  • L’appareillage d’un oreille cophotique chez l’enfant est-il meilleur en CROS ou en aide FM sur la bonne oreille ?
  • La transposition fréquentielle est-elle utile à l’enfant ?
  • Le microphone directionnel adaptatif doit-il être activé chez le tout petit ? Et en grandissant ?
  • etc., etc.

Vous avez des 10aines de points de ce genre abordés. On parle ici de l’appareillage de l’enfant, mais vous constaterez qu’une grande majorité des articles cités ont été obtenus sur des tests faits avec adultes (les études extrapolées à l’enfant sont indiquées). Nous avons donc ces réponses pour les adultes également.

Pour ne plus jamais dire « J’ai l’impression que… » !

Il y a déjà quelques années (… et oui le temps passe vite) je vous avais recommandé l’excellent site http://idainstitute.com/, institut de recherche sur le comportement des malentendants appareillés qui a pour vocation d’intégrer de nouvelles techniques lors du processus d’appareillage, basé surtout sur le versant pyschologique du malentendant. Cette « académie » est supportée par le groupe William DEMANT.

J’avais été fasciné par les outils développés par les chercheurs du IDA Institut : on y trouvait des tests de motivation et du « training » pour améliorer la communication. Ceci me renvoyait à mes patients qui ne voulait décidément pas porter leurs aides auditives ou qui ne voyait pas l’intérêt de les mettre dès le petit matin…  » bein oui, M’sieur, je vis seul… A qui bon le porter… ». Je restais souvent désarmer face à ces arguments…

Le plus difficile était d’utiliser aisément ces outils quotidiennement. J’avais conçu des fiches plastifiées qui me servaient de support aux outils de base en cas d’appareillage non porté… et pourtant techniquement réglé aux poils de dB près :-). Force a été de constater que quelques semaines plus tard, mes beaux efforts pour améliorer mon « councelling » étaient retombés… Ma façon d’aborder les outils était décalée et ne provoquer pas une augmentation significative du temps de port… Las, j’ai abandonné mes fichettes plastifiées…

Et puis… l’autre jour, au détour d’un surf, je retombe dans mes bookmarks sur le site de l’Ida. Nouvelle présentation. Nouveau design. Un compte à ouvrir. je m’empresse souris à la main de remplir le formulaire d’inscription.

Je découvre alors une masse de documents et de fichiers « téléchargeables » permettant de mieux accompagner et appréhender la démarche du malentendant en cours ou en échec d’appareillage. J’y ai trouvé à nouveau de grandes sources d’inspiration, avec peut être un peu plus de recul et l’envie de formaliser un peu plus les étapes de réglages en les ponctuant d’outils de motivation (au cas où ça traine un peu à s’habituer :-)) et de feed back précis sur certaines scènes auditives rencontrées par le patient/client.

 

scènes auditives – ouverture à la discussion

 

Mettre à jour les objectifs de communication et identifier les solutions dans les situations sonores difficiles

Bref, je vous conseille vivement d’explorer ce site qui permet de faire une « piqure de rappel » sur l’écoute et la disponibilité quotidienne d’un professionnel compétent !

Attention les tutoriels vidéos du site en anglais, dommage !

Comme il y a deux ans maintenant, Christian BROCARD, Camille ECOIFFIER, Jean-Baptiste LEMASSON, Julien HAEBERLE et Taline NENEJIAN, proposent un atelier « La Mesure in-vivo dans tous ses états » au prochain congrès 2013.

Lors de ce premier atelier, ils avaient obtenu une « photographie » de la pratique de la MIV, sous forme d’un sondage réalisé auprès de plusieurs 100aines d’audios.

Ils nous proposent à nouveau de répondre à un questionnaire sur nos pratiques en la matière, et dont les résultats seront publiés et analysés dans AudioInfos et lors de cet atelier. Merci de vous « ruer en masse » pour répondre à ce sondage (anonyme) et de le faire connaitre à vos confrères autour de vous:

 

https://www.surveymonkey.com/s/invivocongres2013

 

 

 

Un problème souvent posé par les étudiants préparant un mémoire est l’exploitation statistique et graphique de leurs données.

Les logiciels du commerce, commençant par E et finissant par L, chers (malgré les « offres étudiants), ne permettent pas toutes les analyses parfois nécessaires à l’étude des résultats d’un échantillon, et les graphiques produits se ressemblent tous et sont limités. Et vous ne voulez pas pirater MATLAB (c’est vilain !), et en plus il faut apprendre à s’en servir (c’est compliqué !)…

Le logiciel R mérite vraiment qu’on s’y plonge. Il permet des analyses statistiques ultra-puissantes, rapides (une seule commande pour un t-test contre 15 clics dans E…L), il est gratuit, configurable à l’infini, et cerise sur le gâteau, permet des graphiques « professionnels » et de toute beauté.

Un pense bête, en chantier, pourra vous aider dans l’approche graphique. Une partie consacrée à l’analyse statistique est à venir. Des exemples basiques et revenant 90% du temps y sont détaillés et les codes que vous pouvez copier/coller, pourvu que vous les adaptiez à vos fichiers de données, vous permettront de ne pas (trop) vous prendre la tête dès le départ. On n’a rien sans rien…

R est téléchargeable sur le site du CRAN. Evidemment, à l’ouverture du logiciel, se retrouver devant la ligne de console, ça peut effrayer… Pas de panique, la lecture de quelques manuels très bien faits devrait, pas à pas, vous débroussailler la chose. Parmi ceux-ci, je vous conseille les incontournables « R pour les débutants » et « R pour les statophobes« .

Au final, la maîtrise des bases de R en vaut la chandelle: exploitation rapide des données et possibilités graphiques infinies. Quelques aperçus:

 

Ce pense bête est disponible et détaille pas à pas les procédures permettant d’aboutir à quelques graphiques de base les plus couramment utilisés. SI vous êtes intéressés, contactez-moi, je vous le ferai parvenir en version 0.00. Mais faites auparavant un petit tour sur le site du CRAN et téléchargez le joujou et les B.A.-BA pour voir à quoi tout ça ressemble.

Une seule chose: donnez nous des idées, vos avis, vos suggestions en retour afin de faire évoluer tout celà. Merci.

Merci à Clément GEORGET pour l’info 😉

Pour ceux qui n’ont pas pris l’avion pour les states (en gros tout le monde…) pour assister au Barnum annuel de l’audiologie, voici sur le site AudiologyNOW ! les slides de quasiment toutes les présentations:

Tapez « BOSTON12 » (sans les guillemets) en mot de passe, puis « View Handouts Now » et « View by Title ».

Parmi les très très nombreuses présentations (on a encore du boulot en France…), comme ça à la va-vite: « transformez votre iPhone en analyseur spectral de niveau pour salle de classe » (!), « la jungle des mesures in-vivo », « tester et mettre en évidence les systèmes de décalage fréquentiel », « comparaison de deux méthodologies récentes en appareillage de l’enfant: sonie et SII estimés » (très très bien), etc., etc.

Bienvenu

Bienvenu chez Blog-Audioprothesiste.fr !

Qui Sommes nous ?

Contactez nous !

Je contacte Sébastien
Je contacte Xavier
Je contacte Jean Michel