Catégorie : Epreuves vocales de LAFON

Depuis 2015 que je publie les « LAFON » dans le blog-audioprothésiste, à trois ou quatre reprises il m’est arrivé que des lecteurs me demandent des textes du Professeur J.C. LAFON qu’ils ne trouvaient pas.

J’ai donc pensé qu’il serait intéressant de publier les textes que j’avais du Professeur J.C. LAFON, récoltés du temps où j’avais eu la chance de rencontrer ce génie à Besançon ou à Paris.

Aujourd’hui, ce que l’Académie des Sciences publiait dans sa séance du 10 juillet 1961. Le Professeur y évoque les fondements de sa future première prothèse à transposition, l’ALPHA, conçue pour « les fortes surdités cochléaires acquises ou congénitales ». L’ALPHA fut commercialisée à la toute fin des années 80 / tout début des années 90.

Merci à Xavier DELERCE d’avoir mis ce texte en lien : cliquer ici

JYM

The past 23 articles detailed what HEARING and LANGUAGE were, individually.

But what makes the link between the HEARING and the LANGUAGE?

According to Prof. J.C. LAFON, several functions are required to make the transition from hearing to language:

1) The ACOUSTIC FUNCTION.

2) The INTEGRATIVE FUNCTION.

3) The LANGUAGE FUNCTION.

4) Other functions that are part of the INTEGRATIVE FUNCTION.

5) The SEQUENTIAL FORMS OF KNOWLEDGE.

“Acoustic messages received by the cochlea are processed and integrated in the nervous system, they are compared to previously acquired symbols and identified as significant elements. This function is complex and corresponds to both the hearing and the understanding…”(1).

1) The ACOUSTIC FUNCTION.

“The acoustic function relies on the combined functioning of the middle ear and the cochlea; it is part of the scope of physiological activity studies. The transmitted sounds result in acoustic vibrations that trigger a complex motion of the basilar membrane based on the cochlear resonance, that we call the “cochlea-dependent motion”. Impairment of the basilar membrane’s motion is a cause of deafness clinically identified by a rise in the sounds perception threshold.”(2)

The scope of the acoustic function ends at the organ of Corti level.

2) The INTEGRATIVE FUNCTION.

“The integrative function sets up the link between the cochlea-dependent motion of the basilar membrane and the language. It consists in two main activities: the first one, of neuro-physiological nature, concerns the auditory pathways and centres ; it can be studied by electrophysiology. The second activity, of psycho-physiological nature, relies on memory circuits and thus, on multiple synaptic associations; it is based on psychological capacities. It can be studied, on the one hand by physiological measurements, and on the other hand, by psychological observations. It is when facts are translated into abstract notions, and images into symbols. Impairment of this function results in auditory agnosia in adults, and, in children, it causes either an integration impairment or a delayed integration depending on whether it is due to a dysfunction of the auditory pathways or due to a multifunction of the memory circuits; the latter can be improved, as they can be partially compensated.” (2)

The three other functions will be discussed in the next two articles.

JYM

(1) Professor J.C. LAFON « message et phonétique » (« message and phonetics ») pp. 67-68

(2) Professor J.C. LAFON « message et phonétique » (« message and phonetics ») page 68.

(3) Professor J.C. LAFON « message et phonétique » (« message and phonetics ») pp. 68-69

Depuis 2015 que je publie les « LAFON » dans le blog-audioprothésiste, à trois ou quatre reprises il m’est arrivé que des lecteurs me demandent des textes du Professeur J.C. LAFON qu’ils ne trouvaient pas.

J’ai donc pensé qu’il serait intéressant de publier les textes que j’avais du Professeur J.C. LAFON, récoltés du temps où j’avais eu la chance de rencontrer ce génie à Besançon ou à Paris.

Aujourd’hui, ce que l’Académie des Sciences publiait dans sa séance du 20 mai 1959. Le Professeur y parle de la voix œsophagienne et en tire des conclusions concernant la voix laryngée. J’aimerais attirer votre attention sur toutes les phrases que la Professeur a voulu mettre en exergue en les écrivant en italique.

Merci à Xavier DELERCE d’avoir mis ce texte en lien. Cliquer ici

JYM

Pour faire suite à la première partie, cette seconde partie promise depuis (trop) longtemps, et qui aura été bien longue à venir du papier à l’écran. Merci de votre patience…

Je souhaitais, en toute modestie (car je ne suis pas mathématicien de métier), rappeler quelques bases de statistique et de probabilités dans le but d’interpréter les résultats des tests vocaux. Cette seconde partie va aborder l’audiométrie vocale dans le silence (AVS), avant d’aller un peu plus loin pour une troisième et dernière partie, plus complexe, de l’audiométrie vocale dans le bruit (AVB).

Le but n’est pas de décortiquer des équations, mais d’avoir conscience de quelques chiffres et notions de base pour pouvoir dire « mieux » ou « moins bon », et très souvent… « ne se prononce pas » !

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Bonjour

 

Je relaie le sondage d’une étudiante en 3ème année de D.E. de Bordeaux, Hélène CUPILLARD, qui dans le cadre de son mémoire de fin d’études cherche à connaître le matériel vocal le plus couramment en audiométrie vocale dans le silence.

utiliséCe sondage est très court, merci d’y répondre en nombre 😉

https://docs.google.com/forms/d/16rSTev5UYAjayWTb1xFInTr2jkh_vpZ9ZnjOLEj4I30/edit?usp=drivesdk

Merci pour elle !


« La plupart des gens ont perdu le sens de l’émerveillement. Pour eux, tout va de soi. Réfugiés dans la sécurité de cet état d’esprit, ils perdent la liberté et l’étonnement perpétuel de l’incertitude. »

J. Krishnamurti.


« Significatif : qui est le signe, la preuve de quelque chose ; qui révèle quelque chose. »

CNRTL/Ortolang.


« Chaque échec me rapproche statistiquement d’un succès. »

Une Bel-o-Kanienne laborieuse.


La recherche de « la preuve » en médecine et en sciences plus généralement, se répand. Elle répond à des impératifs économiques (prouver que l’argent investit est bien employé), de consommation (ce que j’achète va me rendre service) ou moraux (je ne vous vole pas…), entre autres.

Le domaine de l’audioprothèse n’échappe pas à cette demande de preuves, et la découvre de façon très rapide et très aigüe ces dernières années. Nous sommes passés d’un « constat de bon fonctionnement » à une demande de preuve d’efficacité dans le bruit en une dizaine d’année. Les fabricants d’aides auditives nous promettent en effet de manière de plus en plus explicite « moins d’efforts », « plus de différenciation du signal par rapport au bruit », et même, soyons fous, « plus d’intelligibilité dans le bruit ».

Le malentendant est peut être prêt à investir dans une nouvelle aide auditive performante ou à renouveler son ancien équipement, mais à condition qu’on lui prouve par « A + B » que les résultats obtenus sont significatifs.

Est-il souhaitable de tout prouver ? c’est un débat philosophique…

Est-il possible de tout prouver ? c’est un débat (un peu) mathématique, qu’il est possible d’appliquer au monde de l’audioprothèse.

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Je viens donc de redécouvrir un texte qui devrait plaire à beaucoup d’entre nous. Ce texte s’intitule « le temps et l’oreille : dix sept vérités ». Il fait partie d’un recueil de 34 textes compilés par le Professeur J.C. LAFON, écrits par lui ou parfois en collaboration, édité par la Faculté Mixte de Médecine et de Pharmacie de Besançon, service d’Audiophonologie. Ce recueil se nomme « Échantillonnage de textes ». Il n’a pas de date d’édition, mais d’après les années données pour chacun des textes, j’en déduis qu’il n’a pas pu être édité avant 1992.

Ce thème « Le temps et l’oreille : dix sept vérités », page 71 à 87 du recueil, a été exposé par le Professeur J.C. LAFON à MADRID en novembre 1982. A noter qu’on peut le trouver, grâce au travail de synthèse de Monsieur Paul VEIT, dans les CAHIERS DE L’AUDITION Volume 11 de novembre/décembre 1998 N°6 pages 25 à 31. Monsieur Paul VEIT était un de nos remarquables aînés et ami du Professeur J.C LAFON.

Voici ce texte, vérité par vérité. Les parties soulignées le sont également dans le texte du Professeur J.C. LAFON :

« 9. Le champ auditif des intervalles devient un champ fréquentiel, on le montre par les sons de battement.

Cette possibilité extraordinaire que l’oreille est seule capable de réaliser, va permettre à l’individu d’avoir une sensation du temps qui n’est plus de la durée mais une hauteur. Cette propriété de l’oreille va être possible pour des intervalles situés entre 0.06 milliseconde, soit 60 us, et 60 millisecondes, avec une très grande finesse. C’est le champ auditif fréquentiel de l’oreille correspondant à la transformation d’intervalle en lieu d’excitation, le temps en espace. (figure 4)

Ces propriétés se remarquent très bien expérimentalement avec le battement. Deux sons de fréquence proche produisent une modulation régulière d’intensité dont la périodicité dépend de l’écart en fréquence des sons. Lorsqu’on éloigne leur fréquence, le battement s’accélère. Il arrive un moment où l’on entend simultanément le battement et un son grave dont la hauteur correspond à la périodicité du battement. Je l’ai appelé son de battement c’est un son différentiel en physique acoustique. »

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Page 80, le Professeur J.C. LAFON a écrit en espagnol l’intitulé de cette VÉRITÉ N°9 : «El campo auditivo de los intervalos se vuelve campo de frecuencia. Esto se demuestra a traves de los sonidos de pulsacion» ainsi que le titre générique de son texte « El tiempo y el oído : 17 verdades ».

A bientôt pour la VÉRITÉ N°10.

JYM