Aux armes…

Written by xavdelerce on . Posted in Audioprothese, Coup de gueule, Législation, marketing

Sébastien nous a mis un lien très intéressant vers un mémoire de D.E. traitant de la création d’un conseil de l’ordre: http://t.co/smld9Znn

Je voulais vous faire part, à l’opposé de cette belle et grande idée, d’une « Ã©volution » de notre profession. Magnifique.

Vu sur GROUPON, l’achat de bon de réduction pour aides auditives:

Là oui, ça y est: malentendants, vous allez toucher le fond…

Et cette histoire relance effectivement le débat: entre un syndicat, constitué de bénévoles ayant une activité à temps plein, qui va lancer une action en justice sur tel ou tel sujet avec l’issue longue et incertaine qu’on lui connait et un Conseil de l’Ordre qui aurait pouvoir de jugement et de sanction immédiats, je pense que les deux sont nécessaires et indispensables. Et le second, urgent.

Merci la « loi Médiator adoucie pour audios », car en matière de « communication », je me demande s’il existe la notion de « peu »…

Comme beaucoup d’audios (une majorité), j’ai choisi et j’exerce ce métier pour l’être humain qu’il y a derrière son aide auditive et cet accompagnement représente 80% de notre temps de travail. Certes, nous avons tous, de toutes professions, des impératifs financiers dans la vie. Mais je pense que certaines professions ne peuvent pas se développer uniquement sur une base uniquement financière. La sécurité sociale n’a pas à financer des plans de carrière tournés vers le seul commercial.

Beaucoup de confrères ne se reconnaissent pas dans le tournant de ces dernières années. Il faut qu’ils soient entendus.

UN APPAREIL PHONAK VIEUX DE 80 ANS ! ?

Written by bricedebrest on . Posted in Histoire de l'audioprothèse, marketing, Non classé, PHONAK

Quelle drôle de surprise de voir une aide auditive PHONAK dont la technologie est celle des appareils à grenaille de carbone et correspond aux années vingt-trente.

                     

En effet la société suisse n’a été crée qu’après-guerre, époque à laquelle les appareils à lampes étaient déjà très diffusés et où le transistor ne devait plus tarder à faire son apparition (1952 dans les appareils grand public et en l’occurrence dans les aides auditives).

Une petite consultation du site internet du fabricant confirme bien la date de 1947 comme date de création, le lieu étant Zurich.
Il est mentionné comme créateurs : « un groupe d’investisseurs franco-belges« .

Selon Berger, on découvre également que les premiers appareils du fabricant furent à lampe avec le modèle « Turicum Super » en 1947 puis les modeles « Standard » et « Spezial » en 1950. En 1954 le quatrième appareil de la marque est un modele à transistor : « Alpina T3″.

Alors quel est cet OANI* à grenaille  ?

Après quelques recherches il n’est pas si difficile d’identifier une aide auditive fabriquée entre 1928 et 1934 par French Electric Co.
M French, retraité des chemins de fer américains, intéressé par la surdité, avait créé sa société à New-York en 1928. Celle-ci n’a fabriqué que 3 ou 4 modèles. L’observation de ces appareils montre qu’ils étaient tout à fait à la hauteur de ceux de l’époque sans être pour autant très modernes (ni booster ni vibrateur contrairement à Sonotone à la même époque). Seul le modèle C ressemblant à un petit appareil photographique innovait sur le plan esthétique.

Le modèle représenté ici est semble-t-il un PHONAK D de 1931 ou 1932.

Mais alors comment peut-il porter le même nom que la marque mondialement connue ? (ou plutôt l’inverse ?)

Sur les registres officiels américains je n’ai retrouvé que 4 brevets (dès 1926) portant sur : « Telephone Receiver« , « Telephone Receiver Cap« , « Ear Receiver Nipple » (visible sur l’appareil) et « Microphone Transmitter« , mais aucun sur une aide auditive complète et aucun sur le nom de marque.
Contrairement à ce que mentionne l’étiquette : « Trademark registered« , il semblerait que Georges Barton French n’ait pas pensé ou jugé nécessaire de déposer le nom.

Les mêmes registre montrent qu’en revanche une société suisse : « AG fur Elektro-Akustik » a déposé le nom PHONAK le 19 juin 1951 pour des aides auditives, date à laquelle elle l’utilisera également comme nom de société. Une antériorité lui est reconnue pour la Suisse à dater du 26 septembre 1947.

Les fondateurs de Phonak avaient-ils eu connaissance de la marque de French ? Ont-ils profité de son abandon par son créateur ou l’idée leur est-elle venue spontanément ?
Ils étaient trois dont un « frenchie » : JE FOURNIER qui avait une excellente connaissance du marché américain pour avoir été l’importateur de Sonotone dans les années 30. Il est décédé en 1972. Ses deux associés étaient Brasseur (décédé en 1968) et Ernst Rihs qui avait racheté la totalité des parts (en 1956 selon Wikipedia ou en 1965 selon Phonak.com) et est décédé en 1979 ou 1980.
Ainsi seul un des descendant -Andy Rihs ?- ou un proche des fondateurs encore en vie pourrait répondre… à bon entendeur…

Enfin, pour information, la marque Phonak a été renouvelée le 19 juin 1971 (20 ans) puis tous les dix ans : le 15 août 1991 et le 25 août 2001.
Cinq jours après la nouvelle échéance, son renouvellement n’est pas encore publié en ligne… guettez l’occasion on ne sait jamais ! (mais ne dites rien sinon l’action va encore dévisser sur un quiproquo…)

Rectificatif du 1er septembre : je viens de trouver un renouvellement de la marque en date du 6 juillet 2011 sur un autre site que le site gouvernemental américain .

*(objet amplifiant non identifié)

Le Buzz… et l’argent du Buzz

Written by xavdelerce on . Posted in marketing

Ca fait longtemps (quelques semaines en fait, une éternité de la vie d’un « produit ») que je me demandais si j’aller en parler, voilà mon état d’âme:

Je ne vais pas citer de marques ni de modèles mais vous allez comprendre tout de suite. Vous avez dû revevoir il y a quelques jour une carte postale avec… un fruit !

La machine marketing était lancée, et le point d’orgue cette semaine, avec la réception d’une boîte de sucreries en forme dudit fruit et le petit dernier: une aide auditive intra-auriculaire « universelle », c’est à dire s’adaptant sans empreintes.

Un intra-auriculaire s’adaptant sans empreinte, donc de forme standard, pour plus de 50% des conduits auditifs et autant de surdités…

- Le « truc du camion » vous voulez dire monsieur ?

- Ah non ! cher patient, c’est de la haute technologie, je vous fais une audiométrie par l’appareil, je calibre mon anti-larsen, je mets le pare-cérumen, tout ça, c’est complexe !

- Bof, moi vous savez, sur mon ordinateur, je fais du montage vidéo et audio, ça m’a pas l’air bien compliqué de cliquer pour entendre des sons et envoyer un bruit pour vérifier l’étanchéité du truc !

- Pas du tout, tout ça est extrêmement complexe, très délicat à mettre au point !

- Mais vous avez juste à le commander, ce truc n’est même pas fait à mon oreille, vous cliquez sur deux boutons…

- … mais…

- … et en plus, si mon audition baisse dans 3 ou 4 ans ?

- Eh bien je mettrai un dôme plus obturant !

- Wouah ! quelle expertise ! et s’il tombe en panne ?

- On le change !

- Ce n’est pas réparable ??!!

- Je ne sais pas trop, mais c’est sûr, pendant la garantie, on le change !

- Et ça coûte ?

- Euhhh…

STOP – STOP -STOP -STOP !!!!!

Au secours ! Où allons-nous ? Quelle image voulons-nous donner de notre profession ? Est-ce si difficile D’ADAPTER une aide auditive, dans le sens noble du terme (oui, ça peut !) ? Pourquoi vouloir « vendre vite » ? Pourquoi succomber aux sirènes d’un marketing qui nous promet d’aller plus vite si c’est pour le regretter amèrement plus tard ? Des anti-larsen de plus en plus performants doivent-ils servir à faire passer du n’importe quoi ? etc, etc…

Une chose: le circuit de cette « merveille » est tout à fait digne d’intérêt, connu et éprouvé, il rend d’immenses services à de nombreux malentendants. Est-il absolument nécessaire de mettre le doigt dans l’engrenage de la médiocrité de l’adaptation ?

XD, pas content…

PHONAK se « google-ise »-t-il ?

Written by Sébastien GENY on . Posted in marketing, PHONAK

Je m’excuse d’avance, auprès des puristes, pour ce néologisme de mauvais goût, mais la comparaison est de plus en plus frappante. PHONAK deviendra-t-il le premier acteur « global » de l’audioprothèse ? Les faits ne mentent pas ! Au même titre que google, PHONAK fait ses emplettes (en profitant de la période de relache que lui apporte la vente de l’activité audiologie de SIEMENS) et récupère dans son giron, les marchés de niches de l’audiologie (qui sont potentiellement des pépites) :

  • Les implants avec ADVANCED BIONICS.
  • Les intra-auriculaires « permanents » avec LYRIC, cf article dans l’ouie magazine.
  • Le diagnostic avec OTOMETRIC (qui risque de tomber dans l’escarcelle si les autorités Allemandes donnent le feu vert au rachat de GN Hearing).
  • Pourquoi pas un réseau de vente…

PHONAK est à l’heure actuel le leader incontesté de l’innovation et met en avant une image d’entreprise dynamique et victorieuse. Ceci dit, cette force peut également inquiéter. Comme GOOGLE, cette concentration d’innovation, de technologie peut déboucher sur une entreprise verticale qui maîtrisera la conception de l’audioprothèse (classique ou implantable) à sa délivrance. La tentation doit être grande et légitime ! Est ce que PHONAK y succombera… L’avenir nous le dira !

Devis allemand… surprenant ! [posté par un de nos rédacteurs]

Written by Ab on . Posted in Audioprothese, marketing

Réalisé sans trucage, avec masquage des diverses coordonnées pour le respect des données privées. Cela pousse forcément à réfléchir… Pourquoi de telles disparités ? Comment fonctionne les organismes de remboursements en Allemagne ? Comment justifier une telle différence ?

Des avis, des commentaires ?

Retr'Audio

Written by xavdelerce on . Posted in Audioprothese, marketing

publicité Telex années 50

Publicité Telex années 50

« Qui marche vers l’avenir sans connaître son passé, marche dans l’ombre » (le dicton qui fait peur…)

Vous en avez assez des algorithmes de traitement du signal monstrueux, des appareils si petits que même vous, vous avez du mal à changer les piles ou la grille écouteur, marre des plans médias, raz-le-bol du développement des chaînes low-cost, des articles méchants, etc, etc…

Alors voilà du lourd, de la bakélite, de la bonne grosse pile polluante et du bon réglage (quand il y en a un) au tournevis cruci :

Telex modèle 36

Telex modèle 36

le Telex modèle 36 !! (année 1964)

On m’a fait cadeau du pépère il y a quelques années, et je l’avais rangé dans un tiroir avec un cornet acoustique et un sonotone (un vrai !). Et un jour qu’une pile 675 trainait par là, je me suis dit que j’allais peut-être lui donner à manger à ce petit gros coucou… Et là, déception : un couinement puis plus rien !

Je me dis « c’est fini pour lui ! », mais dans un éclair de génie (car il est modeste le Xavier…) je réalise que pour papy, le 1,3 Volt, c’est du guilli-guilli ! Il lui faut du brutal, du sauvage, pas de la 10AE de fillette, il veut son 1,5Volt qui pique !!!

Au risque de crâmer tous mes appareils qui suivront, je le mets dans mon caisson de mesure et je modifie ma tension en 1,5V. Et là, surprise, après plus de 40 ans de sommeil, le Beau-au-Bois-Dormant se réveille et me dit:

HIT Telex 36

Vous avez bien vu: pas plus de 5% de distorsions sur la bande d’amplification ! Respect !

Telex était un distributeur/constructeur américain d’appareils auditifs jusque dans les années 70/80. Ce modèle date du début des années 60, et je ne sais pas si la marque était distribuée en France ou s’il a été ramené de GB ou des USA « sous le manteau » (ou « sous le chapeau »). Aujourd’hui la société Telex existe toujours mais ne fabrique que des systèmes de communication essentiellement pour le domaine militaire.

Si un petit retour en arrière vous intéresse allez sur ce site et surtout, explorez les onglets sur la gauche, notamment « marketing of hearing devices » et vous verrez que les publicitaires actuels n’ont rien inventé (la pub du gars dans une bulle, ça ne vous dit rien ?).

Et si vraiment vous n’êtes pas lassés, il y a aussi celui là.

XD.

Les commentaires récents

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Blog audioprothésiste DLS, NAL, audioprothèse, méthodologie de réglage, cibles…

xavdelerce

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J’ai oublié de préciser: le ME-intra n’a jamais été normalisé, son niveau de sortie assez limité, et donc n’a jamais été considéré comme un transducteur audiométrique.
Par contre, Aurical donnait aussi la possibilité de faire la même mesure (REDD) avec un EAR 3A plus sonde in-vivo dans l’oreille pour la mesure du SPLoGramme. Et là c’était très intéressant…

xavdelerce

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Les inserts 3A et 5A sont des transducteurs audiométriques normalisés (norme ISO ou ANSI), dont on connait précisément le RETSPL (pour passer de SPL à HL dans le coupleur). Les EAR 3A sont le plus anciens, mais toujours très appréciés et vendus, les EAR 5A plus récents et pas forcément pratiques pour les audios désirant directement les brancher sur les tubes des embouts (ce que l’on fait rarement quand même).
Le ME-intra est en fait une sorte de porte-sonde mis au point sur l’Aurical ancienne génération. Ce porte sonde se branche sur l’écouteur du casque in-vivo ET sur le micro de mesure du même casque. Donc en gros, on faisait l’audiométrie par l’écouteur du casque in-vivo, en dB HL et la sonde avait mesuré préalablement le niveau résultant SPL en fond de conduit du HL envoyé. On avait donc directement le SPLoGramme. Ca s’appelle une mesure REDD (on envoie du HL et on mesure directement du SPL en fond de conduit).

micmac

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Bonjour, quelle est la différence entre insert 3A/5A et me intra?

Merci

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