Catégorie : Marques

… suite de la première partie.

En reprenant l’exemple suivant :

Capture

 

Environ 30dB SPL de bruit de fond (EINLevel) à 3KHz peuvent-ils être considérés comme gênants pour ce patient ?

On peut penser (mais je n’en ai pas la confirmation) que lorsqu’un fabricant met un modèle sur le marché, de surcroît s’il est censé pouvoir s’adapter sur des surdités légères à moyennes, il connait les limites de BDF acceptables issues de la littérature. Enfin, on espère…

Une solution radicale pour se garantir de toute perception de BDF serait de placer le 1er TK en entrée assez haut, mais pas trop quand même car il y aurait un risque de sous-amplifier les zones failles de la parole; disons 30/35dB SPL. C’est étrange, en explorant les courbes entrée/sortie (si par chance vous les avez), c’est justement la limite très commune d’expansion !

Un seul fabricant, depuis fort longtemps s’est quand même aventuré à passer sous cette barre : Widex, depuis le premier Senso. Mais quand vous voulez amplifier des niveaux très bas (5 à 30dB SPL) pour éventuellement les faire émerger au-dessus du seuil, il va falloir énormément de gain (si le larsen vous le permet). Et donc vous pouvez amener par la même occasion le bruit de fond en même temps que l’information dans la zone audible. Je crois me souvenir que tout avait été pensé chez ce fabricant pour maintenir le niveau du BDF toujours sous le meilleur seuil, notamment par la mesure du « sensogramme » qui était (est toujours) quasi obligatoire, comme celle du larsen. Très rapidement, l’effet d’évent (et pas uniquement son seul diamètre) a été également mesuré afin d’estimer la limite basse de TK sans larsen et/ou sans risque de BDF perceptible dans les BF.

Bref, pour passer sous la barre des 30dB SPL en entrée sans craindre une perception de BDF avec une méthodologie d’amplification non-linéaire, il vaut mieux avoir confiance en sa technologie…

Macrae et Dillon ont établi des niveaux de BDF acceptables en fonction du gain apporté (donc en fonction du seuil d’audition) à diverses fréquences, et mesuré dans un coupleur HA1 (intra). Pour donner quelques exemples (mais vous pouvez les retrouver sur l’article téléchargeable de la première partie) :

@1KHz, de 0 à 50dB de gain : env. 17,5dB SPL

@250Hz, de 0 à 45dB de gain : env. 37dB SPL

@2KHz, de 0 à 60dB de gain : env. 13dB SPL

Attention : il s’agit de bruit de fond à l’entrée, comme vu dans la première partie. On constate une gêne survenant plus rapidement après 1KHz. Etrangement, la « tolérance » au BDF semblerait importante dans les BF, mais ces zones fréquentielles sont souvent masquées (et le BDF avec) par le bruit ambiant, la « rumeur ». Et d’autant plus  l’appareillage présente un évent : le bruit ambiant entrant par l’évent minimise la perception du BDF de l’appareil.

Je vous passe les calculs éprouvants des auteurs, mais je reprendrais le résumé de leur méthode de calcul du EIN acceptable en fonction de la surdité : considérant un seuil à une fréquence donnée, ce seuil doit être corrigé avec NAL (et oui, c’est Dillon quand même !). Attention, ici, c’est NAL « old school » = formule linéaire d’avant NAL-NL1, c’est à dire NAL-R.

On a :

 EINL = Max( HTL + MAP – CG – Corr – 15,EINL0 )   (1)

Et là, oui, c’est beaucoup plus clair n’est-ce pas ?

En fait, NAL ne fournissant pas de cibles de niveaux de sortie en dB SPL au tympan (REAR), contrairement à DSL, Macrae et Dillon on converti la perte auditive (HTL), en niveau au tympan. Ils ont donc pour ceci ajouté au seuil HTL, le MAP (qui est le niveau d’audition minimal mesuré en dB SPL au niveau du tympan), ce qui a converti en quelque sorte le seuil HTL en seuil SPL au tympan. Mais comme la valeur du gain (CG) est donnée dans le coupleur d’intra (le HA1), ils ont ajouté une correction (Corr) pour passer du coupleur au tympan. Pour les puristes, cette valeur de correction provient de diverses tables de conversion toujours utilisées et très souvent citées dans la littérature : les valeurs de conversions (ou fonction de transfert) de Bentler & Pavlovic, et leur pendant en champ diffus. Aride… mais sachez quand même que ces valeurs se cachent encore dans tous nos logiciels de réglages et jusque dans nos chaînes de mesure (tables 1 & 2). Et enfin, la soustraction de l’EIN tolérable (EINL0) donnant 0dB SL (Sensation Level).

Vous retrouverez dans l’article (Table 6.) les valeurs de l’EIN max. acceptable, en fonction du seuil d’audition pour chaque bande de 1/3 d’octave.

Ce qui est intéressant, c’est de pouvoir saisir ces valeurs dans votre chaîne de mesure, comme ici pour un seuil de 0dB HL (ligne pleine) et un seuil, par exemple, de 50dB HL (carrés) :

Limites EIN

Par contre, il faut relativiser cette mesure, par l’apport de bruit de fond extérieur : performance du caisson de mesures (isolation) et BDF des transducteurs de mesure (microphones de mesure et de référence). Par exemple dans un caisson très performant, Bruël&Kjaer/Interacoustics TBS25 avec la config suivante:

20150306_173214

On obtient, au plus bas, cet EIN:

EIN TBS25 micros

Pour conclure, j’ouvrirais le débat sur les valeurs de Macrae et Dillon qui ont été obtenues à l’époque sur la base d’une formule linéaire (NAL-R). Il serait très intéressant d’avoir des valeurs aujourd’hui avec des formules de correction non-linéaires (NAL-NL et DSL) puisque les sons faibles sont nettement plus amplifiés qu’avec NAL-R, et que l’EIN risque donc potentiellement d’augmenter car le facteur CG de l’équation (1) augmente.

Avis aux étudiants de D.E. ou M1/2 en recherche de mémoire…

Tiré d’un article de Hearing Review, la courbe de progression des aides auditives type « Ecouteur dans le conduit » (RIC), que l’auteur qualifie de « Meteoric Rise », on devine pourquoi:

 

Nous on est français, alors on va faire ce qu’on sait faire le mieux: râler ! —> Est-il normal qu’un fabricant nous garantisse 4 ans (moyennant finance, ce qui est normal) un contour ou intra « classique », écouteur compris, et pas l’écouteur sur la même durée lorsqu’il s’agit d’un RIC ?  Ce dernier est garanti un an ou deux au mieux et n’est pourtant pas plus exposé (et pas moins) à la panne que dans le cas de l’intra-auriculaire ? C’est un peu le point négatif de cette « meteoric rise ».

Voilà, c’est dit !

Progression très impressionnante quand même…

Visage ISTS

Mieux que « Closer », plus intéressant que « Détective », plus informatif que « Mens’s Health »… quoique…

Voici enfin la vérité sur ce qui se cachait dans l’ISTS !

Scène du quotidien de l’audio qui fait de la mesure in-vivo :

Alors que vous êtes concentré(e) au maximum sur le réglage d’aides auditives à 458 canaux, sept TK et connexion sans fil à un four micro-ondes, dont on vous a fait la promotion au congrès, et qu’en même temps tourne en boucle l’ISTS, le patient vous dit soudain : « Mais je comprends rien, là ! ». Et par la même occasion fait échouer la mesure…

Oui, vous allez enfin connaitre, grâce au blog audio, l’histoire qui se cache au coeur de l’ISTS.

Rien de bien méchant, aucun croissant à l’horizon, pas de cueilleur de champignon kidnappé quelques heures par des Vénusiens ni de nouveau régime pour retrouver des pectoraux d’enfer en quatre semaines (je lis des trucs intéressants chez mon coiffeur !), bref: pas de quoi faire des cauchemars…

Voici enfin enfin révélée l’histoire en français:

Trouvé ici (avec les autres langues) dans la section « Original speech files of the ISTS and IFFM ».

AN: un bon fichier son pour un test ANL.

J’avais déjà évoqué la possibilité sur Affinity d’activer le microphone de référence opposé à la mesure in-vivo, et de l’intérêt de cette technique de mesure dans l’évaluation de l’ombre de la tête et de sa compensation par un système CROS.

Voici un cas clinique de validation de la mesure avec un patient appareillé dans un premier temps avec un Widex DREAM Fusion 330 à gauche, et cophose à droite:

Aud_CROS

Ce monsieur, très actif dans sa commune, participe à de nombreuses réunions et autres joyeuses activités associatives à base de canard gras dont Les Landes ont le secret…

Bref, sans surprise, il n’entend pas son voisin de droite, et ça l’embête bien. Donc une adaptation est programmée pour l’essai d’un système CROS Widex, qui en l’occurrence dans ce cas est un système BiCROS puisque son côté « bon » nécessite un appareillage.

La mise en évidence de l’ombre de la tête et le réglage de la balance microphonique se fait en trois étapes:

  1. Mesure in-vivo de la bonne oreille (Cas du CROS) ou de l’oreille appareillée (cas du BiCROS) avec HP à 90° (pile face à l’oreille)
  2. On laisse la sonde dans l’oreille et on fait tourner le patient de manière à présenter son oreille cophotique face au HP (mesure à 270°), MAIS on active le micro de référence opposé à la mesure =  mesure in-vivo oreille OK, mais micro de référence activé oreille cophotique –> on obtient l’ombre de la tête.
  3. Même mesure que 2 (toujours avec micro de référence activé à l’opposé de la mesure in-vivo), mais on place et on active le système CROS: si tout va bien on doit revenir à la mesure 1, sinon on ajuste le niveau de transmission dans le logiciel Compass GPS (ou Target 😉 ).

Démonstration pour ce patient:

REM_shadow

La partie colorée en jaune correspond pour ce patient à l’ombre de la tête.

On active le micro:

CROS_REM

La courbe bleue montre la captation de la bonne oreille/de l’oreille appareillée lorsque le son arrive du côté cophotique : l’ombre de la tête a été compensée.

Eventuellement, la balance microphonique permettra d’ajuster le niveau de la courbe bleue, jusqu’à coller à la noire:

CROX Dex

CQFD. Il restera à savoir si le patient en tire un bénéfice dans sa vie sociale.

Donc en résumé:

  • ça semble fonctionner et c’est un des rares moyens de mesurer cet « effet ombre »
  • ça permet d’ajuster la sensibilité du micro CROS avec précision et en connaissance de cause
  • permet de démontrer au patient le problème et la solution proposée…
  • attention aux appareils adaptatifs dans le cas du BiCROS, qui ont tendance, à l’opposé du HP, à augmenter l’amplification et donc à « gommer » l’ombre de la tête

Vous trouverez sous ce lien le fichier .iax pour Affinity permettant cette mesure. Attention: l’activation du micro de réf. opposé (en orange sur les copies d’écran) est à faire manuellement pour les étapes 2 et 3.

Mesures et création du test: Xavier DELERCE et Gilles ASSOULANT.

 

* The Pink CROS …

Découvrez Oticon Ria, la nouvelle famille d’aides auditives, qui redéfinit le segment entrée de gamme grâce à une qualité sonore remarquable, et des fonctions de personnalisation jusqu’ici non disponibles dans ce segment.

RIA BLOG AUDIOPROTHESISTE

La nouvelle famille d’aides auditives Oticon Ria redéfinit ce que les patients peuvent attendre d’appareils entrée de gamme. Oticon Ria Pro et Oticon Ria viennent compléter la gamme Performance qui propose déjà des solutions Premium avec Oticon Alta, et des solutions Avancées avec Oticon Nera. Les trois familles sont bâties sur la puissante plateforme de traitement Inium et offrent ainsi les meilleures caractéristiques technologiques et audiologiques dans leur segment respectif.

« Oticon Ria ajoute de nouvelles fonctions audiologiques exclusives au segment entrée de gamme » indique Christophe Aubert, Directeur Oticon France. « Alta et Nera ont relevé le niveau des attentes des patients en matière de performances, de personnalisations et de qualité sonore, et à présent, Ria confère ces « must have » dans ce segment « Essentiel » du marché. »

Pour une meilleure compréhension de la parole

Disponible pour la première fois dans ce segment entrée de gamme, la Synchronisation Binaurale garantit que deux aides auditives Ria Pro fonctionnent ensemble pour permettre aux patients de participer plus facilement aux conversations. Associée à des micros directionnels, la Synchronisation Binaurale confère une image sonore plus équilibrée permettant aux patients de comprendre plus facilement la personne avec qui ils parlent, tout spécialement dans les situations d’écoute difficiles.

La directivité Free Focus Essentiel est également proposée dans Oticon Ria afin que les patients se concentrent davantage sur les sons qu’ils doivent entendre, et ce, même dans les environnements sonores plus complexes.

Le profil par défaut de YouMatic Essentiel comprend 3 positions de personnalisation qui permettent d’ajuster les paramètres automatiques de base. Ainsi, les audioprothésistes peuvent ajuster la programmation des appareils en prenant en compte les préférences sonores de vos clients, afin de personnaliser au mieux les aides auditives. L’avantage est que les clients obtiennent une solution auditive personnalisée et bénéficient d’une expérience auditive plus confortable et plus satisfaisante.

RIA oticon bte intra

Réduire le Larsen pour optimiser l’audibilité

Oticon Ria délivre une qualité sonore remarquable, avec un signal clair et non déformé, affichant ainsi des performances inégalées à ce niveau de gamme « Essentiel ». Ce sont les fonctions et le traitement de la puissante plateforme Inium qui rendent cela possible. Le feedback shield d’Inium et le processeur Quad Core Inium maintiennent la netteté du signal sonore et réduisent considérablement les sifflements. Le feedback shield d’Inium réduit efficacement le Larsen tout en préservant les détails les plus fins des sons. Oticon Ria offre ainsi une qualité sonore remarquable avec moins d’artéfacts, ce qui permet à vos clients de se concentrer sur les sons du monde réel. Vos clients sont donc en mesure d’entendre plus clairement, sans effort, et ce même dans les environnements difficiles.

Une connectivité sans limite…

Avec le développement rapide des technologies de communication et de divertissement, l’importance de la connectivité ne cesse d’augmenter chaque jour. Notre système ConnectLine est la solution qui offre le plus d’opportunités de connectivité réunies en un seul système intégré.

Fonctionnant en toute transparence avec les 3 familles – Alta, Nera et Ria – ConnectLine permet à vos clients de communiquer avec leur téléphone portable ou fixe, d’écouter de la musique, de regarder la télévision, de profiter des systèmes à boucle magnétique, de la FM et bien plus encore. Ils peuvent également bénéficier d’une communication en face à face dans les situations sonores délicates. ConnectLine offre un maximum de possibilités de connexion au travers d’un seul dispositif simple à utiliser : le Streamer Pro.

Des styles pour répondre aux besoins de chacun

Robustes et fiables, les solutions auditives Oticon Ria sont certifiées IP 57. Ainsi, les styles mini RITE, RITE, mini BTE et BTE possèdent une conception unique et intelligente qui les protège de l’eau, de la poussière et des débris les plus petits.

Les méthodes in vivo, après avoir s’être cantonnées strictement à l’application de méthodologies, se retrouvent partout : simulation acoustique, vérification phonétiques (usage du test ling6), vérification des critères de réglages hors méthodologies (compression fréquentielle, MPO, etc….). On peut désormais les utiliser pour la réalisation d’un mixing point hyper précis pour le traitement des acouphènes (même si je n’aime pas le terme de traitement…) :

mixing point acouphène blog audioprothésiste audition geny

schémas du mixing point

Je partage ici une manoeuvre expérimentale que je réalise avec le système Astera et freefit d’Otometrics. Plusieurs améliorations permettent désormais de réaliser efficacement et rapidement le masquage d’un acouphène (compter un bon trois quart d’heure pour réaliser cette technique). Pour le bien de la démonstration, j’utilise un appareil PURE MICOM 3 MI, écouteur de taille S de la marque SIEMENS.

Cette procédure est utile pour bien « monitorer » la réalisation du point de mélange masquage/acouphène. Elle doit bien évidemment être accompagnée de nombreuses explications sur les acouphènes et de questionnaires type THI pour « scorer » la sensation d’acouphène, sa répercussion sur la qualité de vie  et l’évolution dans le temps. Cette méthode fonctionne dans 60/70 %, même chez les sujets ne présentant qu’une très légère augmentation des seuils auditifs (panel de 16 personnes). j’aborderai ici que la partie technique.

Pour paraphraser mon ami Xavier DERLECE, une bonne audiométrie est une audiométrie faite aux inserts ! Alors ne nous dévoyons pas, dans le cadre d’une prise en charge d’un acouphénique, soyons le plus précis possible, eu égard à la souffrance ressentie par le client/patient ! Je ne reviendrais pas sur cette approche, pour plus d’infos consultez les pages suivantes >>ICI<<

A noter que je pratique une audiométrie par 1/6ème d’octave ce qui facilite par la suite la recherche de la hauteur de l’acouphène.

Dans un second temps, ASTERA permet, via le module « acouphène », d’enregistrer les caractéristiques clefs de l’acouphène : hauteur, intensité, masquabilité, qualité du masque, mixing point. les acouphènes larges bandes restent néanmoins difficile à préciser. Dans ces cas là, je définis les bornes fréquentielles de l’acouphène. De même pour les acouphènes qui varient (l’important est d’être facilement accessible pour l’acouphénique pour enregistrer les valeurs « hautes » de l’acouphènes, en cas de « crise »).

2013-12-14_1152

Dans ce cas, nous enregistrons un acouphène à +/- 4KHz avec une intensité de 6 dB SL. Lors de l’acouphénométrie, l’acouphène était masqué à 10 dB SL avec un bruit NB. Il est remarquable, quasi systématiquement, d’enregistrer des valeurs d’intensité très faibles : entre 0 et 6 dB SL…

Une fois que les caractéristiques précises de l’acouphène sont établies le plus précisément possible, j’utilise le module freestyle du freefit pour visualiser en fréquence et en intensité le « masquage » de l’acouphène procuré par l’aide auditive comme suit :

enregistrement réglage anti acouphène astera audition geny

Au niveau de l’audiométrie SPL droite ci dessus, je manipule les curseurs de réglage du PURE pour générer un pic plus large en fréquence que l’acouphène avec une intensité plus ou moins égale dans un premier remis à l’acouphène percu (vous pouvez remarquer, autour du 4KHZ, l’émergence de la courbe orange qui correspond au « masquage »). Après moult réglage, cette personne admet ressentir une amélioration de sa qualité de vie (THI à l’appui).

Conclusion : sans supprimer la présence de l’acouphène, on peut désormais quantifier et qualifier l’acouphène précisément et rigoureusement, apporter des solutions dans plus de 50 % du temps. Encore une victoire de canard 🙂

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