Catégorie : PHONAK

Je m’excuse d’avance, auprès des puristes, pour ce néologisme de mauvais goût, mais la comparaison est de plus en plus frappante. PHONAK deviendra-t-il le premier acteur « global » de l’audioprothèse ? Les faits ne mentent pas ! Au même titre que google, PHONAK fait ses emplettes (en profitant de la période de relache que lui apporte la vente de l’activité audiologie de SIEMENS) et récupère dans son giron, les marchés de niches de l’audiologie (qui sont potentiellement des pépites) :

PHONAK est à l’heure actuel le leader incontesté de l’innovation et met en avant une image d’entreprise dynamique et victorieuse. Ceci dit, cette force peut également inquiéter. Comme GOOGLE, cette concentration d’innovation, de technologie peut déboucher sur une entreprise verticale qui maîtrisera la conception de l’audioprothèse (classique ou implantable) à sa délivrance. La tentation doit être grande et légitime ! Est ce que PHONAK y succombera… L’avenir nous le dira !

Cela vous est peut-être déjà arrivé : un patient dont il faut changer l’appareil pour un nouveau modèle, ou prêter un appareil de dépannage, et il faut refaire tous les réglages pour retrouver une bande passante équivalente, refaire tous les programmes avec leurs valeurs d’enclenchements, etc…

Je voulais vous parler d’une fonction que je découvre dans le iPFG 2.5 et dont je n’avais jamais vu l’équivalent à ce jour chez Phonak ou ailleurs : le transfert de réglages.

Elle permet d’utiliser les réglages (courbes de réponse et programmes) d’anciens appareils pour les injecter dans de nouveaux appareils, même d’un modèle différent ! Ceci permet donc de gagner un certain temps lorsque les réglages précédents étaient bons, en dépannage, ou comparatif de deux modèles…

Il faut tout d’abord activer la fonction dans le logiciel, dans le menu « configuration » « configuration du système » « tranférer les réglages » :

Option tranfert de réglage
Option tranfert de réglage

Ensuite, il faut sauvegarder les réglages des anciens appareils dans un fichier par le menu « adaptation » « sauvegarder les réglages dans… » :

Enregister le transfert
Enregister le transfert

et créer un fichier .tfb avec le nom du patient par exemple.

Ensuite, on sélectionne les nouveaux appareils puis on va rechercher les données des anciens par le menu « adaptation » « transférer les réglages » :

On recherche le fichier précédemment créé par le bouton illisible (un bug !) et si les réglages sont compatibles, il ne reste plus qu’à cliquer sur « Transférer », les réglages des anciens appareils seront transférés aux nouveaux.

Cela peut paraître superflu à première vue, mais quand vous avez un dépannage ou un renouvellement, avec toutes les fonctions bluetooth, sabot FM, programmes automatiques, amplification « qui allait bien », et j’en passe… le transfert de réglages peut être une aide précieuse.

XD

C’est l’histoire d’un « serpent de mer » de l’audioprothèse : les fabricants utilisent-ils les seuils subjectifs d’inconfort que nous prenons la peine de mesurer ?

Et je pense que beaucoup de monde a fait la même chose : saisir un audiogramme tonal à 60dB HL plat à droite, sans inconfort, et le même à gauche avec un SSI (Seuil Subjectif d’Inconfort) à 90dB HL sur toutes les fréquences. On rentre dans un logiciel d’adaptation, on choisi le même appareil des deux côtés, et on regarde ce qui se passe avec la formule par défaut du fabricant…

Et là, trois possibilités :

  • Aucune différence de réglages entre les deux oreilles (assez courant)
  • Aucune différence dans le réglage des compressions MAIS le niveau de sortie maximum, si le réglage existe, est corrélé au SSI (a tendance à se développer)
  • L’oreille présentant la dynamique réduite a des réglages adaptés en compression et niveau maximum de sortie (assez rare par défaut)

Donc on peut en déduire que majoritairement, les fabricants n’utilisent pas les seuils d’inconfort mesurés par les audioprothésistes, en tout cas pour leur calcul des compressions et autres points d’enclenchements.

Ce n’est pas tout à fait surprenant car la formule de calcul utilisée est souvent NAL-NL1 ou une adaptation « maison » de NAL-NL1. Or la formule australienne utilise un seuil d’inconfort statistique. Un peu vexant pour les audios qui pratiquent la mesure du SSI !

L’apparition de systèmes de gestion des bruits impulsionnels en entrée a modifié un peu cette approche puisque certains fabricants proposant ces systèmes proposent des « mix » entre un calcul des compressions basé sur la dynamique statistique et un MPO ou « pseudo-écrêtage » basé sur le SSI. C’est mieux, mais on ne nous laisse pas encore toutes les clés de la maison…

Par contre, il est toujours possible d’utiliser des formules de calcul intégrant le SSI mesuré dans le calcul des compression et MPO, c’est le cas de DSL I/O par exemple, souvent proposée par défaut lors des appareillages pédiatriques, bien qu’il ne soit pas évident d’obtenir un SSI avant 10ans.

Il faut reconnaître aussi que la mesure d’un seuil d’inconfort est très subjective (c’est le cas de le dire) : elle dépend presque autant du patient, de sa peur ou au contraire de sa bravoure (!), que du testeur et de sa limite posée (douleur ? limite du supportable ? réflexe cochléo-palpébral ?…). Pour ma part, après une consigne assez sommaire type « limite du supportable », je trouve que l’observation du visage est assez précise, et un re-test quelques années après donne souvent des résultats assez proches. Le seuil d’inconfort n’évoluerait donc pas trop avec le temps, ce qui n’est pas le cas du seuil de confort (que je ne mesure pas) mais qui semble évoluer à mesure que les patients nous demandent plus de gain « pour les voix », donc à niveau « moyen ». Ce fameux passage de courbes de transfert « concaves » à « convexes » qui rendait difficile il y a quelques années un renouvellement du Siemens Prisma 4D (courbes de transfert « convexes » à l’époque), et qui fait que les Widex sont très confortables au début (courbes de tranfert très « concaves ») mais un peu « mous » après quelques semaines (il faut redonner du gain à niveau moyen).

Mais le « grand maître » du seuil d’inconfort statistique est toujours sur son trône depuis les années 80 : c’est PASCOE la plupart du temps qui décide du seuil d’inconfort de votre patient. Ses recherches ont donné en 1988 des abaques de corrélation entre seuil d’audition et seuil d’inconfort par mesures de progression de la sensation sonore (tests LGOB). Et depuis, beaucoup de fabricants utilisent ces tables si vous ne rentrez pas de seuil d’inconfort, et même si vous en rentrez un d’ailleurs (pour certains) !!

Des études plus récentes ont affiné ce « seuil d’inconfort statistique » de Pascoe, et je suis surpris du « nuage statistique » dans lequel on fait passer ces droites de régression qui serviront de base à ces inconforts statistiques…

Et ces fameux « nuages statistiques », nous les voyons tous les jours : les patients sans aucun inconfort, ceux aux aigus insupportables, aux graves très gênants (ça arrive), etc… et pour des seuils HL finalement pas si éloignés. Alors au final, c’est vrai, il doit bien exister une « droite » qui passe par le centre de gravité de tous ces cas particuliers. Et ce que cherchent les fabricants qui utilisent ces statistiques n’est peut-être pas dénué de fondement : il vaut mieux une statistique 70% du temps juste plutôt qu’un inconfort 70% du temps mal mesuré (= aide auditive 100% mal réglée pour son porteur !).

Et si même, ne seraient-ce que 90% de nos évaluations du SSI étaient assez bonnes (pas moins bonnes que celles de Mr Pascoe en tout cas), je crois que de toutes façons nous n’avons rien à perdre à « individualiser » l’adaptation.

Vous trouverez en téchargement ici une étude sur l’utilisation des seuils d’inconforts saisis pour différents logiciels de réglages. Plusieurs choses ont été analysées: si un seuil d’inconfort est trouvé par le logiciel, l’utilise t-il pour le calcul des compressions ? juste pour le calcul du MPO/PC/SSPL90 ? pas du tout ? quelques surprises…

Article et étude rédigés conjointement par Thibaut DUVAL (pour l’étude des logiciels et tableau), Sébastien GENY et Xavier DELERCE.

PHONAK apporte une pierre à l’édifice. En effet, les outils de connaissance de l’audition restent peu nombreux. Ainsi, pointe depuis quelques années, des tests, que l’on peut qualifier de psychoacoustique, permettant de mieux appréhender l’aptitude à comprendre la parole. On peut citer les tests dichotiques. Néanmoins, ces tests restent relativement long à mettre en place.

Ainsi, on peut savoir si le patient est atteint de troubles centraux de la compréhension (APD). L’application immédiate est la détection des troubles de l’intelligibilité dans le bruit chez les sujets ne présentant pas de surdités sur les audiogrammes tonaux, mais qui se plaignent de pas correctement percevoir dans le bruit. On parle alors du syndrome de King-Kopersky. Ces tests existent mais sont difficiles à utiliser en routine.

PHONAK va plus loin en proposant de comprendre le fonctionnement chez le malentendant par le biais de tests. La nouveauté est évidemment de comprendre où se situe le dysfonctionnement parmis les nombreux étages du systèmes auditifs.

On est impatient de voir ce bijou en Français ! A noter qu’une équipe ORL de Bruxelles a sorti il y a 4/5 ans un CD proposant des tests dichotiques et permettant d’évaluer la présence d’ADP.

https://www.phonakpro.com/phonak/com/b2b/en/professional_tools/diagnostic/lisn-s/lisn-s_in_detail.html

Je viens de découvrir une fonction que je ne connaissais pas dans la dernière version 2.4 de iPFG (PHONAK) :
Lors de la sélection d’un appareil Audéo YES, si la coque d’écouteur fabriquée est de type Slim Tip (type coque d’intra, fermée à l’entrée) ou cShell (coque transparente pleine ou totalement évidée, ouverte à l’entrée), le logiciel préconise un évent AOV (évent optimisé acoustiquement). Cet évent est choisi lors de la commande.
Une fois sélectionné, le logiciel demande alors de saisir un code AOV, fourni par Phonak sur le bon de livraison, pour chaque coque.
Ce code renseigne le logiciel sur les paramètres exacts du moulage fabriqué : épaisseur, longueur, diamètre, profondeur, position de l’évent dans le conduit… tout ceci afin d’optimiser les caractéristiques acoustiques propres à chaque couple oreille/coque, ce que Phonak appelle la « masse acoustique de l’évent ». Ces valeurs serviront à affiner davantage le préréglage issu de l’AudiogramDirect. Toujours cette fameuse course au RECD (et accessoirement, à la résonance de Helmholtz)…
Ce code est dores et déjà donné pour toutes les coques Slim Tip et sera disponible en juillet pour les cShell ou xShell.

AUDEO YES

je sens que je ne vais pas être très objectif face à ce petit bijou… Mais force est de constater qu’il incorpore une armada d’algoritmespour répondre à presque tous les types de pertes auditives… D’abord en terme de puissance, on remarque un gain incroyable surtout avec un écouteur PP et une minicoque. En terme d’égalisation fréquentielle, on retrouve un nombre important de curseurs qui permettent de préciser le gain en fonction de la fréquence. Le nombre de curseurs dépend du type de Audéo choisi.

la version minimale dispose déjà d’une autocommutation en fonction des ambiances sonores.

Le plus produit, en dehors de la coque, se situe au niveau du soundrecover® et du système wireless qui permettent d’améliorer significativement la compréhension.

A découvrir !

Le tips :

attention pour les renouvellements, je conseille d’éviter d’enclencher le soundrecover qui vrisemblablement trouble les malentendants déjà équipés. Il est vrai que le soundrecover poussé au maximum ampute la réponse de ses fréquences les plus hautes.

onload = function() {

var s1 = new SWFObject(« flv-player.swf », »ply », »520″, »315″, »9″, »#FFFFFF »);
s1.addParam(« autostart », »true »);
s1.addParam(« allowfullscreen », »true »);
s1.addParam(« allowscriptaccess », »always »);
s1.addParam(« flashvars », »backcolor=ffffff&screencolor=ffffff&file=http://www.phonak.com/downloadfiles/audeo_yes_f.flv&image=audeo_yes_preview.jpg »);
s1.write(« container »);
}
<!– Video
–>

Les années 80/90 chez PHONAK :

Je me souviens avec émotion de mes premiers émois d’audioprothésiste : l’ouverture des petits livrets estampillés PHONAK qui nous promettaient de nous instruire des lois de l’audioprothèse ! Et bien force est de constater que plusieurs années après, un vif ntérêt s’empare de moi à la lecture de ces antiques écrits ! A croire que rien n’a changé : tout est là ! Je ne peux que vous inviter à compulser ses dossiers à la gloire de nos illustres prédécesseurs, qui jouaient du coude acoustique et de l’effet Horn pour maximiser le résultat prothétique !

Bref à lire !

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