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Monitorage du « mixing point » du bruit composite des paramètres « anti-acouphènes » des aides auditives – version 1.2

Written by genyseb2 on . Posted in Acouphène, Astuces sur les appareils, Aurical, Mesure de la sonie, mesure in-vivo, SIEMENS AUDIOLOGIE

Les méthodes in vivo, après avoir s’être cantonnées strictement à l’application de méthodologies, se retrouvent partout : simulation acoustique, vérification phonétiques (usage du test ling6), vérification des critères de réglages hors méthodologies (compression fréquentielle, MPO, etc….). On peut désormais les utiliser pour la réalisation d’un mixing point hyper précis pour le traitement des acouphènes (même si je n’aime pas le terme de traitement…) :

mixing point acouphène blog audioprothésiste audition geny

schémas du mixing point

Je partage ici une manoeuvre expérimentale que je réalise avec le système Astera et freefit d’Otometrics. Plusieurs améliorations permettent désormais de réaliser efficacement et rapidement le masquage d’un acouphène (compter un bon trois quart d’heure pour réaliser cette technique). Pour le bien de la démonstration, j’utilise un appareil PURE MICOM 3 MI, écouteur de taille S de la marque SIEMENS.

Cette procédure est utile pour bien « monitorer » la réalisation du point de mélange masquage/acouphène. Elle doit bien évidemment être accompagnée de nombreuses explications sur les acouphènes et de questionnaires type THI pour « scorer » la sensation d’acouphène, sa répercussion sur la qualité de vie  et l’évolution dans le temps. Cette méthode fonctionne dans 60/70 %, même chez les sujets ne présentant qu’une très légère augmentation des seuils auditifs (panel de 16 personnes). j’aborderai ici que la partie technique.

Pour paraphraser mon ami Xavier DERLECE, une bonne audiométrie est une audiométrie faite aux inserts ! Alors ne nous dévoyons pas, dans le cadre d’une prise en charge d’un acouphénique, soyons le plus précis possible, eu égard à la souffrance ressentie par le client/patient ! Je ne reviendrais pas sur cette approche, pour plus d’infos consultez les pages suivantes >>ICI<<

A noter que je pratique une audiométrie par 1/6ème d’octave ce qui facilite par la suite la recherche de la hauteur de l’acouphène.

Dans un second temps, ASTERA permet, via le module « acouphène », d’enregistrer les caractéristiques clefs de l’acouphène : hauteur, intensité, masquabilité, qualité du masque, mixing point. les acouphènes larges bandes restent néanmoins difficile à préciser. Dans ces cas là, je définis les bornes fréquentielles de l’acouphène. De même pour les acouphènes qui varient (l’important est d’être facilement accessible pour l’acouphénique pour enregistrer les valeurs « hautes » de l’acouphènes, en cas de « crise »).

2013-12-14_1152

Dans ce cas, nous enregistrons un acouphène à +/- 4KHz avec une intensité de 6 dB SL. Lors de l’acouphénométrie, l’acouphène était masqué à 10 dB SL avec un bruit NB. Il est remarquable, quasi systématiquement, d’enregistrer des valeurs d’intensité très faibles : entre 0 et 6 dB SL…

Une fois que les caractéristiques précises de l’acouphène sont établies le plus précisément possible, j’utilise le module freestyle du freefit pour visualiser en fréquence et en intensité le « masquage » de l’acouphène procuré par l’aide auditive comme suit :

enregistrement réglage anti acouphène astera audition geny

Au niveau de l’audiométrie SPL droite ci dessus, je manipule les curseurs de réglage du PURE pour générer un pic plus large en fréquence que l’acouphène avec une intensité plus ou moins égale dans un premier remis à l’acouphène percu (vous pouvez remarquer, autour du 4KHZ, l’émergence de la courbe orange qui correspond au « masquage »). Après moult réglage, cette personne admet ressentir une amélioration de sa qualité de vie (THI à l’appui).

Conclusion : sans supprimer la présence de l’acouphène, on peut désormais quantifier et qualifier l’acouphène précisément et rigoureusement, apporter des solutions dans plus de 50 % du temps. Encore une victoire de canard :-)

NAL NL2 vs NAL NL1 dans connexx pour un patient expérimenté : différence.

Written by Sébastien GENY on . Posted in Chaînes de mesure, mesure in vivo, mesure in-vivo, Méthodologie, SIEMENS AUDIOLOGIE, Unity

On commençait à bien le connaître ce bon vieux NAL NL1 (peu de gain à 250 Hz ; gain max entre 1 et 2 KHz ; peu de gain au delà de 4 KHz ; un ratio de compression entre 1.8 et 2.5 de moyenne) ! Depuis 1991/1992, il a supplanté toutes les autres méthodologies généralistes pour l’appareillage auditif de l’adulte.

Après quelques manipulations, je commence tout doucement à découvrir NAL NL2 qui brise certains dogmes établis par NAL NL1, en particulier le gain au delà de 3/4 KHz et le niveau de la compression du signal (en gros, NL1 n’a jamais été en faveur d’un gain substantielle quand la perte dépasse 65 dB au delà de 4 KHz).

Il est très important de manipuler NAL NL1 & NAL NL2 pour bien comprendre les différences. NAL NL2 étant multi-factorielles, il est important de bien renseigner le logiciel d’une part et de bien connaître la pondération apportée par chaque critère à la modification de la cible (prise en compte du niveau de perte auditive ; du SSI ; de l’âge ; du genre ; de l’expérience ; modèle de préfèrence de compression en fonction du niveau de la perte auditive ; de la présence de zones mortes ; des mesures OEAP et  PEA). Ainsi, les 2 méthodologies peuvent afficher un écart important en fonction des différents critères. Des généralités sont difficiles à définir, et l’élaboration de la cible varie selon chaque cas. Néanmoins, on peut évoquer que :

  • la sensation sonore perçue par le malentendant est moins importante avec NAL NL2, y compris en cas de renouvellement.
  • L’accélération du gain dans les hautes fréquences en cas de perte auditive importante et d’expérience de l’appareillage auditif (sauf en cas de zones mortes cochléaires).

Celles-ci sont faibles dans le cas de surdité légère à moyenne : un niveau de sortie équivalent à 50 dB d’entrée et une compression plus importante dans les hautes fréquences. Par contre, en cas de surdité importante et de renouvellement (>70 dB au delà de 2 KHz), les différences s’inversent : Le gain dans les hautes fréquences devient supérieurs, tout en étant jumelé à un ratio de compression important.

fig 1 : niveaux de sortie obtenus en suivant les courbes proposées par NAL/NL1 et NAL/NL2 sous connexx

Le critère « expérience antérieure d’une aide auditive » est évidemment l’élément qui modifie fortement le gain de l’appareil, ainsi que l’âge du patient.

Dans le cas précis, le seul petit regret est que je n’ai pas pu renseigner sous connexx si il y avait ou pas une zone inerte cochléaire. Le gain prescrit aurait alors grandement changé (Cf la figure 2).

UNITY & AUTOFIT : un début de protocole automatisé incluant la mesure « In situ »

Written by Sébastien GENY on . Posted in mesure in vivo, mesure in-vivo, Non classé, SIEMENS AUDIOLOGIE

Le progrès pour une meilleure connaissance du niveau de sortie au tympan fait rage : UNITY, via autofit, propose un préréglage incluant une mesure systématique du niveau de sortie en sortie de l’aide auditive à 65 dB SPL d’entrée.

autofit

AutoFit est une fonction dans CONNEXX qui règle automatiquement la réponse en fréquences de l’appareil pour les adapter aux gains cibles, sans avoir à ouvrir le logiciel du module in situ.
Il utilise les mesures in situ réalisées directement sous CONNEXX pour prérégler les appareils en fonction des gains cibles personnalisés pour votre patient.
AutoFit n’est disponible que si le module in situ d’Unity est installé. Il fonctionne pour tous les appareils Siemens, mais n’est pas disponible en mode simulation ni avec ClinicalFit.

Le sondage du moment : qui va racheter SIEMENS AUDIOLOGIE ?

Written by Sébastien GENY on . Posted in SIEMENS AUDIOLOGIE

A vos souris ! A votre avis qui va racheter celui qui donne le « la » en matière de distribution d’aides auditives à travers le monde (c’est de moins en moins vrai, ceci dit…). Bref, on verra si nous avons , tous ensemble, le nez creux !

Qui va racheter SIEMENS AUDIOLOGIE ?

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Les commentaires récents

José SCANDELLA

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Ce style de vente est à déconseiller sincèrement. Surtout pour de l’appareillage auditif qui est malgré tout encore coûteux Siemens I pure à 1290 euros pièce! cela fait quand même 16000,00 F, (gym euro /francs)
par ailleurs, impossible de laisser des commentaires sur le site.
Egalement, vous ne rencontrez le vendeur qu’à la commande et 8 jours après pour l’achat ! ensuite pour des problèmes de panne au bout de 8 jours! une bonne dizaine de mails,des messages sur répondeur, bref j’ai attendu 3 mois! je ne suis pas le seul dans ce cas. je recommande plutôt l’achat chez un audioprothésiste, que vous pouvez rencontrer en passant au magasin. le cas présent, ce sont des permanences qui doivent être assurées suivant des jours précis, mais la grille est toujours baissée (avenue très commerçante à Toulon) ( les autres boutiques témoignent) et on prétexte être en déplacement ! je regrette d’être passé par ce système. Je suis ancien correspondant de la mutuelle hospitalière la MNH. Mieux vaut aller chez un audioprothésiste qui est présent et qui vous suit, c’est essentiel .

xavdelerce

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Non, DSL n’est pas une méthodologie assez mature encore…
Oeufs, farine, sucre vanillé, vin blanc, pastis: lou pastis Gascoun… boudiou ! Voilà une méthodologie qui marche !

xavdelerce

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Marrant de voir qu’en 5 ans, tous les liens sont « morts »… Le net a la mémoire bien courte et bien longue à la fois !

MOREL

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Bonjour, je réalise mon mémoire de fin d’étude d’audioprothese sur les piles rechargeables et votre article m’a beaucoup intéressé …
Je peux vous poser quelques questions par mail si possible ?
en vous remerciant et dans l’attente de vous lire

bien cordialement

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