Mesures in-vivo avec le Signal Vocal International de Test (ISTS) sur Affinity 2.0x

Written by xavdelerce on . Posted in Audioprothese, Investigations audiologiques, Le gain, Le niveau de sortie Max., mesure in vivo, mesure in-vivo, Réglages des appareils

Pour les possesseurs d’Affinity (avec l’option REM) en version 1.x ou 2.0x, il est possible d’importer un test déjà prédéfini sous la forme d’un fichier .iax .

Si vous êtes intéressés, à la fois par les mesures in-vivo (c’est un minimum !) et par le fait de tester in-vivo les aides auditives sans avoir à désactiver les algoritmes de traitement du signal ou sans utiliser les fonctions type « test-REM » des logiciels fabricants, il est possible pour celà d’utiliser le Signal Vocal International de Test (ISTS).

Ce signal est téléchargeable sur le site de l’EHIMA sous la forme d’un fichier .wav que vous copierez ensuite dans le dossier « Mes documents ». L’avantage énorme d’Affinity est de pouvoir utiliser comme signal de mesure n’importe quel fichier .wav que vous lui fournirez (le meilleur comme le pire, donc !), mais justement, l’ISTS est calibré, son spectre est connu, c’est de la voix « réelle », bref, un excellent candidat pour la mesure in-vivo ou chaîne de mesure (caisson).

Sur Affinity 1.x, on peut mesurer le niveau de sortie oreille nue (REUR), le gain étymotique (GNO ou REUG) sera automatiquement calculé. Le calcul du gain d’insertion est fait dès la mesure avec appareil, mais le niveau de sortie appareillé (REAR) n’est pas de lecture aisée, d’une part car sur cette version logicielle d’Affinity le seuil en dB SPL n’est pas représenté (c’est pour le moins gênant…), également, cette version logicielle ne permet pas la visualisation des crêtes et creux du signal. On travaillera essentiellement en gain d’insertion (REIG) sur cette version et c’est bien dommage.

Sur Affinity 2.0x, le logiciel a été totalement refondu et permet la visualisation des niveaux de sortie avec appareil (REAR) avec signal vocal en entrée, notamment grace à l’excellente possibilité d’affichage de la dynamique du signal (fonction « display peaks and valleys »). Sur Affinity 2.0x l’ ISTS est inclus dans la liste des signaux, pas besoin d’aller le récupérer dans les fichiers sons comme dans la version 1.x.

Après plusieurs mois de tatonnements, essais en tous genres, recherche de différents modes de lissage, étalonnages, etc… je suis arrivé sous Affinity 2.0 à créer un test qui me semble tenir la route, assez exhaustif (REUR, REUG, REAR, REIG, RECD, y’en aura pout tout le monde !!), et uniquement au signal vocal.

Surtout, je le redis, rien que pour l’affichage des niveaux de sortie (REAR) à la voix (ISTS) et affichage de la dynamique, on ne peut pas mieux faire pour savoir ce que le patient entend vraiment (pour le « comprend vraiment », c’est autre chose…):

Niveau de sortie appareillé ISTS

Niveaux de sortie avec AA et ISTS en entrée 62/75dB SPL

Si ça vous dit, vous pouvez télécharger ce test (fichier .iax) et l’importer sur votre Affinity 2 (voir plus bas).

Description et « trucs et astuces »:

  • L’étalonnage des sondes doit se faire face au HP, en dehors de la tête du patient, en tenant le casque REM à 40cm du HP (pour avoir testé, cette méthode donne de meilleurs résultats sur l’émission du signal)
  • Le test commence par la mesure du REUR (réponse du conduit nu). Avant cette mesure, une équalisation en fréquence se fera une fois pour toutes et le micro de référence s’arrêtera ensuite pour le reste des tests: pendant cette équalisation, veillez à ce que le patient regarde le HP, ne bouge pas et soit TRES silencieux.
  • Le REUG (gain naturel de l’oreille) est calculé automatiquement à partir de la mesure précédente.
  • Si ça vous dit, vous pouvez ensuite effectuer les mesures de gain d’insertion (un seul niveau prédéfini à 62dB SPL, mais vous pouvez faire varier l’intensité d’entrée).
  • Et surtout, la mesure des niveaux de sortie appareillé (REAR) avec affichage de la dynamique vocale vous renseignera sur la perception de votre patient pour trois niveaux: 55, 62 et 75dB SPL d’entrée (image plus haut).
  • Eventuellement, mesure Visible Speech (attention, moyenne obtenue après 8sec et facteur de lissage 7)
  • Et RECD si besoin…

Quelques précautions:

  • Tous les tests sont en mode « continu »: vous devez les arrêter vous-même, idéalement après un 10aine de secondes (après le mot « poderos » par exemple, bon courage ;-) ) pour qu’une intégration correcte puisse se faire (y compris pour le REUR).
  • Ma sortie son est définie sur FF2, si vous utilisez une autre sortie, veuillez la renseigner.
  • Le calque d’impression est créé.
  • J’utilise DSL V. 5 adulte et signal voix, je ne discuterai pas politique… mais vous pouvez changer la formule.
  • Téléchargez ce test, copiez le dans « mes documents » ou ailleurs et dans le module REM faites « Menu »–> »"Configuration »–> »Configuration REM440″–> »Importer » et allez chercher le fichier REM ISTS.iax.

Voilà, aucune excuse maintenant pour ne pas utiliser la fonction REM de ce merveilleux joujou !

XD

Variations autour de NAL-NL1

Written by Sébastien GENY on . Posted in Le gain, Méthodologie, Non classé, WIDEX

Tout a commencé avec un lien généreusement offert par mon ami clément SANCHEZ : le site de l’ORCA, encore une fondation, subventionnée cette fois-ci par WIDEX. Je surfe, je surfe… Et paf, je tombe sur une page décrivant les publications du centre de recherche : l’une d’entre elles m’a interpellé :

Je pense que tous nos lecteurs l’avaient ressenti : Le NAL NL1 de l’un n’est pas le NAL NL1 de l’autre… Je remarque tout de même que certains fabricants font remarquer qu’ils ont modifié l’algorithme (ce qui est bien ;-) ). Ce qui est rigolo, c’est que NAL NL1 est une méthodologie qui devrait être utilisée uniquement via une mesure in vivo (sic !)… que Dyllon a modifié une première fois pour l’adapter aux logiciels fabricants. Pour NAL NL2, l’in vivo est plus que recommandé !

Bref, cet article permet de bien comprendre les écarts de résultats que l’on peut retrouver lors de nos mesures à des niveaux d’entrées très importants, avec des prescriptions de niveaux de sortie équivalentes.

Effet d'occlusion

Written by Sébastien GENY on . Posted in Astuces sur les appareils, Investigations audiologiques, Le gain, Réglages des appareils

Cet effet se produit lorsqu’un embout ou une coque de l’appareil est inséré dans l’oreille. La sensation d’occlusion provoque une sensation d’oreille bouchée ainsi qu’une modification de la sensation de sa propre voix.

Les patients parelent alors de voix résonnante.

La mastication de nourriture peut devenir bruyante. Dans le cadre d’un essai, l’effet d’occlusion est un obstacle a éliminer au plus tôt pour que la séquence d’essai se déroule le mieux possible.

L’effet de résonance correspond à une réalité physique : le piège des ondes sonores entre la partie distale de l’embout et le tympan.

D’habitude, quand les gens parlent, les vibrations s’échappent par le conduit auditif externe. Mais quand le CAE est obturé par l’embout, les vibrations sont réfléchis sur l’embout en direction du tympan et une sensation d’augmentation de sa propre voix apparaît. Comparé à un CAE non obturé, l’effet d’occlusion peut amplifier (habituellement en-dessous de 500 hertz) la pression acoustique des basses fréquences dans le canal d’oreille de 20 dB.

Cette occlusion peut être mesurée à l’aide des sondes utilisées pour les mesures in situ. Il suffit de placer la sonde à 3 mm du tympan oreille ouverte et de faire prononcer par le patient une voyelle (exemple : aaaaaaaaaa). Ensuite, obturer, appareil éteind, le conduit auditif et réaliser la même mesure de la même voyelle. La comparaison graphique de la résonance permet de déterminer l’amplification des ondes acoustiques suite à l’obturation du conduit.

Il existe 2 manières de réduire cet effet :
1. eviter d’obturer complétement le conduit auditif externe, créer un évent la règle est simple plus le passage d’air est grand, moins l’effet d’occlusion apparaît.

Il existe plusieurs types d’évent :
la décompression : n’évite pas l’effet d’occlusion mais évite la sensation de plénitude procurait par les embouts complétement fermés. Il permet d’égaliser la pression atmosphérique avant et après l’embout. L’aide auditive en est plus confortable.

L’event classique (diamètre plus grand que celui de la décompression) qui permet de réduire l’effet d’occlusion mais qui entraîne des modifications dans la réponse de l’appareil : en effet les basses fréquences suivront le chemin de moindre impédance donc celles-ci s’échapperont proportionnellement à l’importance du diamètre de l’évent. Plus l’évent est grand, plus les basses fréquences seront éjectées hors du canal auditif externe. Cet effet sera positif pour les gens ayant une perte faible dans les graves, mais négatif pour l’audibilité des patients souffrant de pertes importantes dans les basses fréquences.

2. l’autre manière de réduire l’effet d’occlusion est d’employer des embouts longs, proches du tympan. En effet, en réduisant la cavité résiduelle derrière l’embout, les résonnances sont réduites puisque l’espace est réduit également.

Les commentaires récents

xavdelerce

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J’ai oublié de préciser: le ME-intra n’a jamais été normalisé, son niveau de sortie assez limité, et donc n’a jamais été considéré comme un transducteur audiométrique.
Par contre, Aurical donnait aussi la possibilité de faire la même mesure (REDD) avec un EAR 3A plus sonde in-vivo dans l’oreille pour la mesure du SPLoGramme. Et là c’était très intéressant…

xavdelerce

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Les inserts 3A et 5A sont des transducteurs audiométriques normalisés (norme ISO ou ANSI), dont on connait précisément le RETSPL (pour passer de SPL à HL dans le coupleur). Les EAR 3A sont le plus anciens, mais toujours très appréciés et vendus, les EAR 5A plus récents et pas forcément pratiques pour les audios désirant directement les brancher sur les tubes des embouts (ce que l’on fait rarement quand même).
Le ME-intra est en fait une sorte de porte-sonde mis au point sur l’Aurical ancienne génération. Ce porte sonde se branche sur l’écouteur du casque in-vivo ET sur le micro de mesure du même casque. Donc en gros, on faisait l’audiométrie par l’écouteur du casque in-vivo, en dB HL et la sonde avait mesuré préalablement le niveau résultant SPL en fond de conduit du HL envoyé. On avait donc directement le SPLoGramme. Ca s’appelle une mesure REDD (on envoie du HL et on mesure directement du SPL en fond de conduit).

micmac

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Bonjour, quelle est la différence entre insert 3A/5A et me intra?

Merci

micmac

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Bonjour, quelle est la différence entre insert 3A/5A et les me intra?

Merci

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