DISPARITION DE L’UNSAF (?) ainsi que ses composantes (FNAF, SAF, SNUA)

Les plus anciens syndicats dataient d’avant la création du diplôme d’état d’audioprothésiste par la loi de 1967. A cette époque les aides auditives étaient distribuées dans les campagnes, par des représentants de commerce (les « itinérants »), par des pharmaciens (ayant parfois suivi une formation), par des opticiens, par des « acousticiens » (les « exclusifs »), par des commerçants de matériel électronique (TV radio etc..) dans leur magasin.

Avec l’obligation d’obtenir un diplôme pour exercer, dans des conditions définies par la loi, les pratiques ont évidemment convergé et les mentalités aussi.
Des différents syndicats -qui avaient déjà connus des remaniements- ne persistaient aujourd’hui plus que trois entités.

Même si des petites divergences liées à leur généalogie pouvaient exister, ces trois formations se sont depuis longtemps retrouvées sur des valeurs communes et avaient décidé de s’unir au sein de l’UNSAF. C’est donc l’UNSAF qui organisait le congrès des audioprothésistes.
Chaque syndicat oeuvrant à son initiative pour la défense de la profession.

Pour des raisons personnelles les adhérents choisissaient l’une ou l’autre des composantes de l’UNSAF ou préféraient ne pas choisir. Or la représentativité devant les pouvoirs publics est le seul garant de la légitimité de l’action syndicale, il faut par conséquent être unis mais aussi nombreux.

Face à des évolutions du marché tendant à faire croire qu’une aide auditive se vend -au pire- comme des chaussures ou -au mieux- comme des lunettes, nous devons insister et rappeler que notre travail est basé sur des examens préalables, une méthodologie précise, une prise en charge globale et est continu dans le temps.
Notre métier « de vente » ne peut donc être dissocié de celui d’adaptation sur mesure, d’accompagnement et enfin de suivi.

Ainsi le nouveau Syndicat National des Audioprothésistes a parmi ses objectifs de rassembler tous les professionnels salariés ou installés sur cette défense de nos conditions d’exercice qui est aussi dans l’intérêt de nos patients.

rajout du 6 avril 2011 : [ dans un premier temps le Syndicat va garder le nom UNSAF bien connu des différents acteurs. Peut-etre que les initiales ne signifieront alors plus « Union des syndicats d’audio »  mais « Union syndicale des audios »… ]

Espérons que l’unicité du syndicat fera adhérer sans état d’âme l’ensemble des professionnels concernés par l’avenir du métier.

Le site du SNA n’étant pas encore crée, tous les contacts sont donc à prendre auprès de l’ex-UNSAF : www.unsaf.org

B Jantzem

PS : et le SNITEM ou le SYNEA c’est quoi ??
Le Syndicat National de l’Industrie des TEchnologies Medicales comporte une branche regroupant les fabricants d’aides auditives. Il s’intéresse à la technologie et à sa fabrication et non au métier d’audioprothésiste.
www.snitem.fr

Le Syndicat National des Entreprises de l’Audition a été créé en 2008 succédant au SNPA.
Il n’est pas nécessaire d’être audioprothésiste pour adhérer car c’est le gérant qui fait adhérer son entreprise œuvrant dans le champ de l’audioprothèse.
Il s’agit donc d’un syndicat d’entreprises qui défend en particulier deux idées :
« Le nombre de diplômés nous semble insuffisant, la publicité-information devrait être systématique, … »
La première approche vise à saturer le marché en ayant à sa disposition un surnombre de diplômés les rendants peu coûteux et plus malléables.
Une fois le marché saturé par l’offre et son corollaire (publicité, remises etc…) le métier n’aura plus rien à voir avec ce qu’il est ajourd’hui.

Manque-t-on réellement d’audioprothésistes ? Une réponse simple est de se poser la question du délai d’obtention d’un rendez-vous chez un audioprothésiste.
Un autre chiffre est de considérer qu’avec plus d’une centaine de diplômés par an, on est passé de 1526 (1er janvier 2002) à 2352 (1er janvier 2010) audioprothésistes. Soit +54% en 8 ans…
Sur 15 ans le nombre d’audioprothésites a doublé. Le nombre d’appareils vendus par audioprothésiste (170 à 200) est stable ou baisse depuis 2004. Ce chiffre devrait etre stable dans les années à venir et, avec le meme nombre de diplomés annuels, il ne devrait augmenter qu’à partir de 2020.
On devine les grandes manoeuvres des 10 ans à venir…

Le deuxième point souhaite clairement que l’aide auditive soit un « produit » comme un autre. Pour preuve cet aveu entre les lignes : « Nous avons à coeur le professionnalisme, la qualité des services rendus, le suivi du client, trois notions essentielles qui sont placées au centre de notre profession.
Le traitement particulier de la correction auditive des « enfants sourds » reste toutefois un aspect à part. Car l’appareillage des enfants sourds exige des compétences particulières et un matériel adéquat dont ne sont pas équipés tous les centres d’audioprothèses
»
Autrement dit laissons aux spécialistes ayant des compétences et équipés de matériel adéquat cet aspect peu rentable et à faible potentiel de notre métier. Concentrons nos forces sur le développement de la vente de masse moins difficile.
Source : http://www.synea-infos.com/index.php

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