Cet effet se produit lorsqu’un embout ou une coque de l’appareil est inséré dans l’oreille. La sensation d’occlusion provoque une sensation d’oreille bouchée ainsi qu’une modification de la sensation de sa propre voix.

Les patients parelent alors de voix résonnante.

La mastication de nourriture peut devenir bruyante. Dans le cadre d’un essai, l’effet d’occlusion est un obstacle a éliminer au plus tôt pour que la séquence d’essai se déroule le mieux possible.

L’effet de résonance correspond à une réalité physique : le piège des ondes sonores entre la partie distale de l’embout et le tympan.

D’habitude, quand les gens parlent, les vibrations s’échappent par le conduit auditif externe. Mais quand le CAE est obturé par l’embout, les vibrations sont réfléchis sur l’embout en direction du tympan et une sensation d’augmentation de sa propre voix apparaît. Comparé à un CAE non obturé, l’effet d’occlusion peut amplifier (habituellement en-dessous de 500 hertz) la pression acoustique des basses fréquences dans le canal d’oreille de 20 dB.

Cette occlusion peut être mesurée à l’aide des sondes utilisées pour les mesures in situ. Il suffit de placer la sonde à 3 mm du tympan oreille ouverte et de faire prononcer par le patient une voyelle (exemple : aaaaaaaaaa). Ensuite, obturer, appareil éteind, le conduit auditif et réaliser la même mesure de la même voyelle. La comparaison graphique de la résonance permet de déterminer l’amplification des ondes acoustiques suite à l’obturation du conduit.

Il existe 2 manières de réduire cet effet :
1. eviter d’obturer complétement le conduit auditif externe, créer un évent la règle est simple plus le passage d’air est grand, moins l’effet d’occlusion apparaît.

Il existe plusieurs types d’évent :
la décompression : n’évite pas l’effet d’occlusion mais évite la sensation de plénitude procurait par les embouts complétement fermés. Il permet d’égaliser la pression atmosphérique avant et après l’embout. L’aide auditive en est plus confortable.

L’event classique (diamètre plus grand que celui de la décompression) qui permet de réduire l’effet d’occlusion mais qui entraîne des modifications dans la réponse de l’appareil : en effet les basses fréquences suivront le chemin de moindre impédance donc celles-ci s’échapperont proportionnellement à l’importance du diamètre de l’évent. Plus l’évent est grand, plus les basses fréquences seront éjectées hors du canal auditif externe. Cet effet sera positif pour les gens ayant une perte faible dans les graves, mais négatif pour l’audibilité des patients souffrant de pertes importantes dans les basses fréquences.

2. l’autre manière de réduire l’effet d’occlusion est d’employer des embouts longs, proches du tympan. En effet, en réduisant la cavité résiduelle derrière l’embout, les résonnances sont réduites puisque l’espace est réduit également.

Comments (2)

  • j’approuve également. j’ai une légère surdité à droite et assez importante à gauche et dans les graves. il semble bien que les appareils ne savent pas corriger un tel problème, même avec des appareils avec de nombreux canaux, les canaux étants dédiés pour la plus grande part aux aigus. Le port d’appareils dans ses conditions perturbent plus qu’ils ne corrigent. Dans mon cas, il s’est avéré impossible de supprimer totalement la résonance de sa propre voix et surtout de la voix des autres. En conséquence les sons de paroles sont bien amplifiés mais sont suffisamment altérés par la résonance pour finalement rendre les paroles moins compréhensibles par rapport à une écoute sans appareil. J’avais déjà essayé des appareils il y a 15 ans sans faire le pas. Cette année, le médecin et l’audioprothesiste m’ont convaincu de réessayer, en prétextant les nombreux progrès des appareils d’aujourd’hui. Mais ce n’est pas encore satisfaisant et je regrette mon achat de starkey livio 2000 chez ideal audition. Pendant la période d’essai, j’ai insisté sur le problème de résonance, et même demandé une mesure in situ. Il m’a été dit que la mesure in situ était inutile avec ces appareils et il ne m’a pas été proposé d’autres appareils. Si un audioprothesiste plus que compétent veut essayer de résoudre le problème, je suis preneur

  • J’approuve totalement ce qui est expliqué, il est dommage que nos audioprothésistes ne préviennent pas les patients, appareillé depuis 18 mois, il a fallu que j’insiste pour que l’on prenne ma requête en compte, (3200 €) d’investissement et mon problème n’est toujours pas réglé malgré de multiples interventions. J’en suis réduit à mettre mes appareils occasionnellements. Grâce à des articles comme celui ci , le phénomène est reconnu et sera peut être résolu.
    A.B

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