LAFON 56 AUDITION ET LANGAGE (16)

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On exerce donc un métier formidable : l’audition permet de développer son langage qui, finalement, est une ouverture sur autre chose !

On exerce donc un métier formidable : on permet aux enfants que l’on appareille de développer/découvrir leur langage !

On exerce donc un métier formidable : on permet aux personnes âgées que l’on appareille de conserver leur langage à un bon niveau, donc d’être toujours dans l’action, d’y être efficaces, d’y être efficientes !

 

« Le problème que crée la surdité est différente chez l’adulte et chez l’enfant. Le premier a acquis grâce à l’audition intacte de l’enfance le sens de l’ouïe et a pu structurer son langage, c’est-à-dire acquérir à partir des sons perçus la notion de symbole phonétique sur laquelle repose les mots, les phrases et les idées portées par ces dernières. L’enfant atteint souvent congénitalement n’a, par contre, aucune possibilité de recevoir le message sonore, donc d’apprendre à connaître et à identifier la parole d’autrui. Gêné dans le contact social, comment le jeune sourd peut-il arriver à acquérir le langage alors qu’il est réduit aux mouvements des lèvres et aux gestes qui ne permettent guère que l’approche du concret et de l’objet mais non celle de l’abstrait et l’idée combien spécifique du langage humain »(1).

 

« Le langage ne s’apprend pas, le langage se découvre, et l’enfant découvre son langage, c’est quelque chose qui lui est personnel, et ce n’est que dans la mesure où la découverte est spontanée que les mécanismes du langage se créent »(2).

 

« Entendre n’est pas seulement la possibilité d’acquérir du langage, mais aussi de prendre une conscience plus complète du monde qui nous entoure ; l’audition structure essentiellement le temps… »(3).

 

« L’audition … constitue en effet la voie de choix de l’acquisition du langage, la vue et le tact ne sont que des voies de suppléance »(4).

 

« … dans le langage, il n’y a ni début, ni fin, c’est un continu. C’est un continu dans lequel tout est tellement intriqué que commencer à analyser, à détailler, à donner des étapes, c’est déjà complètement fausser ce qu’est le langage »(5).

 

JYM

 

(1) Professeur J.C. LAFON « amplification compensée » Bulletin d’Audiophonologie N°2 Volume 1 Année 1971 page 168.

(2) Professeur J.C. LAFON « texte sur le langage   exposé oral   Délémont 1977 » page 13.

(3) Professeur J.C. LAFON « amplification compensée » Bulletin d’Audiophonologie N°2 Volume 1 Année 1971 page 141.

(4) Professeur J.C. LAFON « amplification compensée » Bulletin d’Audiophonologie N°2 Volume 1 Année 1971 page 138.

(5) Professeur J.C. LAFON « texte sur le langage   exposé oral   Délémont 1977 » page 1.

 

Jean-Yves MICHEL

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