Nous parlons souvent dans ce blog de formules de calcul de gains, de mesures in-vivo, de fonctions extraordinaires d’appareils sophistiqués, etc… et je crois qu’il le faut, car nous avons tous une forte demande de savoir ; il suffit de voir le monde présent aux EPU…
Mais pour une fois, je vais vous parler de « pifomètre », d’ à-peu-près et d’expérience de l’audioprothésiste (les uns n’entraînant pas l’autre !).

Le développement des mesures in-vivo par les aides auditives (mesure du RECD ou du niveau de sortie) a vu l’arrivée d’une nouvelle notion: le chemin électrique.
En effet, les mesures dans le conduit réalisées par ces nouvelles aides auditives le sont par un signal émis par l’écouteur, et non par un haut-parleur de champ libre. On parle donc ici du « chemin électrique » par opposition au « chemin acoustique ».

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Dans son livre « La machine à écouter » (Masson, 1977), l’acousticien E. LEIPP décrivait un cas (p. 166) rapporté par un certain RADAU en… 1867:
(je cite) « Une dame, assez sourde pour ne pas comprendre la parole normale, se faisait accompagner par sa bonne qui jouait du tambourin pendant qu’on lui parlait: elle percevait alors chaque mot ! ». A l’époque, cette dame passait au mieux, pour une « originale », au pire, pour une folle !