Plus de cibles sous CONNEXX

Vous êtes l’heureux possesseur d’un Aurical ou d’un Affinity et lors d’un réglage sous CONNEXX, vous constatez la disparition des cibles de gain sur le logiciel :

Pas de cibles sous CONNEXX

Assurez-vous que vous êtes bien en mode de calcul « StandardFit » (en haut à droite), et le cas échéant, cliquez sur : « Réglages »–> « ClinicalFit »            –> « Jamais »

Si le problème persiste, tout en gardant ouvert le logiciel, cliquez sur l’icône « Audiogramme » de Noah sous le menu « Edition », vous rentrez alors dans votre audiomètre, CONNEXX est toujours actif :

Pour Affinity, sélectionnez le dernier audiogramme validé et faites « Edition »–> « Transfert sur actuel » et enregistrez (en quittant ou sans quitter l’audiomètre, peu importe).

Pour Aurical, vous tombez directement sur le dernier audiogramme, modifiez un point (+/- 5dB à 250Hz par exemple), sauvegardez et quittez.

Voilà, dans l’onglet « Appareils auditifs » de CONNEXX, vous devriez voir réapparaître votre audiogramme et donc vos cibles.

Je me « traîne » ce bug depuis déjà plusieurs années sous Aurical et maintenant Affinity, et en discutant avec des confrères, je me suis senti moins seul…

En espérant que les concepteurs du logiciel feront enfin ce qu’il faut pour ceux qui n’ont pas Unity !

XD

Comments (12)

  • 1/ “REIG ou REAR” fait office d’un véritable débat aux Etats-Unis, d’après mes diverses lectures. Les auteurs se contredisent, avancent quantité d’arguments… La logique m’amène à penser que lorsque l’oreille d’un patient “dispose” d’un REUR éloigné de la normale (faible ou élevé), il serait intéressant d’en obtenir la valeur et peut-être judicieux de visualiser le gain d’insertion. Le patient a vécu toute sa vie d’adulte avec ce REUR très précis (sauf trauma récent qui justifie un tel REUR), il est donc habitué à jouir d’une telle amplification au niveau cortical. Si, pour ce cas précis, on travaille en niveau de sortie (REAR), on occulte la mesure du REUR (on obtient donc des cibles de prescription qui traduisent un REUR moyen !) et on pourrait faire l’impasse sur un possible déficit de correction ou même une surcorrection. Bien entendu, comme je l’ai précisé au début de mon intervention, vous trouverez forcément des arguments pour et contre cette observation !

    BRAVO BELLE DEMONSTRATION JE SUIS POUR 😉

  • Hop hop !!! Juste sur le NAL NL1…. je pensais que les prescriptions de l’équipe DILON étaient faites pour des calculs IN VIVO. J’ai toujours cru que des modifs avaient été apportées par SIEMENS pour obtenir un NAL plus soft… Merci de cette précision CG.

    Sébastien GENY

  • Vaste débat pour savoir si le Reur donnait une « identité acoustique » à son « porteur ». Les qques articles lus à ce sujet n’indiquent pas d’amélioration du seuil en champ libre à la fréquence du pic dans le cas d’un Reur atypique (en fréquence ou niveau). Je reste persuadé que la restitution du pic de résonance pour les surdités légères est un facteur d’acceptation de l’appareillage. Au-delà des surdités légères difficile de trancher…
    Quant au GI versus Rear, c’est un débat d’écoles (dsl a toujours travaillé en NS, NAL en GI).

  • Merci de votre réponse, j’ai moi aussi des petits éléments à ajouter 🙂

    1/ « REIG ou REAR » fait office d’un véritable débat aux Etats-Unis, d’après mes diverses lectures. Les auteurs se contredisent, avancent quantité d’arguments… La logique m’amène à penser que lorsque l’oreille d’un patient « dispose » d’un REUR éloigné de la normale (faible ou élevé), il serait intéressant d’en obtenir la valeur et peut-être judicieux de visualiser le gain d’insertion. Le patient a vécu toute sa vie d’adulte avec ce REUR très précis (sauf trauma récent qui justifie un tel REUR), il est donc habitué à jouir d’une telle amplification au niveau cortical. Si, pour ce cas précis, on travaille en niveau de sortie (REAR), on occulte la mesure du REUR (on obtient donc des cibles de prescription qui traduisent un REUR moyen !) et on pourrait faire l’impasse sur un possible déficit de correction ou même une surcorrection. Bien entendu, comme je l’ai précisé au début de mon intervention, vous trouverez forcément des arguments pour et contre cette observation !

    2/ Travailler en REIG sans in-vivo reste à mon sens louable, dans la mesure où tant qu’on ne fait pas d’in-vivo, ce qui s’affiche sur l’écran ne sert qu’à :

    a) Se donner un ordre de grandeur des quantités au tympan (en l’occurence, sur une oreille qui jouit d’un REUR et d’un RECD « moyens ») ;
    b) Visualiser les modifications de la courbe de réponse lors du « fine tunning » en fonction du ressenti patient (pratique très courante s’il en est).

    On peut même aller plus loin dans le raisonnement : tant qu’on ne fait pas d’in-vivo avec un périphérique dédié (modules REM d’Aurical, d’Affinity…), tout ce qu’on visualise sur un logiciel de réglage n’est que simulation (malgré l’import de la RECD et/ou de la REUR) ! Hawkins a montré en 2003 que même le gain 2cc simulé était très éloigné de celui mesuré chez certains fabricants… pourtant, le nombre de variables à prendre en considération est bien plus faible que pour le gain d’insertion (gain microphonique, RECD, venting, REUR) ou le gain in-vivo (gain microphonique, RECD et venting).

    3/ J’aimerais simplement pointer du doigt qu’il existe deux types de SPL-O-Gramme. Celui qui traduit la quantité acoustique proche du tympan (le plus communément utilisé : NAL et DSL), et celui qui traduit cette même quantité mais dans le plan du pavillon (représentation selon LE HER, avec correctif HL -> SPL fixe car correspondant à celui d’une lecture en champ libre, au sonomètre et sans le patient). J’ai mis beaucoup de temps à me persuader que le correctif HL -> SPL de RENARD et LE HER n’était pas un REDD !

    4/ Je suis tout à fait d’accord avec vous. Surtout que les ER-5A ont une dynamique d’utilisation franchement suffisante pour une routine clinique (110/115 dB HL sur le 6 000 Hz). J’ajouterai même qu’avec une atténuation des niveaux ambiants de 30/35 dB, ils sont une arme extraordinaire pour les locaux à l’isolation acoustique « borderline ».

    Pour finir, je souhaite simplement vous signifier que votre constat sur l’aspect plus ou moins « élitiste » d’une telle pratique s’observe également aux Etats-Unis (d’après, encore une fois, mes lectures) et j’ose supposer qu’il en est ainsi partout dans le monde.

    Une des raisons à ceci est peut-être que le réglage d’un appareil auditif, à une époque (et pendant longtemps), se basait exclusivement sur l’audiogramme en dB HL (NAL avec 0,31*HTL, Half-Gain, Third-Gain, Miroir de l’audiogramme…). Il me semble que la pratique sur la base des dB SPL nous vient du monde pédiatrique qui fût, pendant longtemps (encore maintenant ?), l’apanache d’une élite.

    Laissons le temps aux pratiques d’évoluer, de faire parler d’elles… et de gagner les écoles d’audioprothèse ! (ce qui n’est pas encore le cas – et je sais de quoi je parle puisque je ne suis encore qu’étudiant dans l’une d’elles).

  • Je ne pense pas que Siemens soit un spécialiste de la « petite cuisine » mais je saisis l’occasion de vos remarques pour abonder dans votre sens:
    1- le travail en niveau de sortie est à mon sens le SEUL valable
    2- et en conséquence, le gain d’insertion ne me « parle » pas (sa cible). Elle est obligatoirement fausse si elle n’est pas renseignée par un RECD, car c’est un calcul (par opposition au niveau de sortie, qui est une mesure « brute » et qui prend donc intrinsèquement en compte les phénomène propres au conduit fermé).
    3- le SPLoGramme n’est pas juste la transformation en dB SPL, c’est la transformation en dB SPL de valeurs coupleur « casque » (5cc) en valeur conduit fermé (RECD ou REDD), et tout ça doit être une opération bien périlleuse de la part des fabricants… Nous n’en avons pas toujours conscience, c’est dommage, juste pour savoir que l’on est pas que des presse-boutons, considérés comme tels.
    4- Un moyen très simple d’approcher au mieux ce fameux SPLoGramme: faire de l’audiométrie par inserts. C’est hygiénique, précis, pas plus compliqué que le casque, des transferts transcrâniens minimisés, on pourrait presque se passer de MIV ! Quand je vois le nombre d’Aurical en circulation, je me dis que c’est bien dommage que les ME-intra, la Rolls de l’audiométrie par inserts (car mesure RECD faite en calibration), ne soient pas plus utilisés. Et sinon, remplacer son TDH 39 par un casque EAR 5A, c’est bien aussi.
    Mais bon, je préfère ne plus trop communiquer sur ses sujets, j’ai l’impression de passer pour un farfelu 😉
    Et pourtant, rien ne change dans la routine de test…
    Merci CG de me permettre de me défouler 😉 et une petitte précision aussi: les mêmes réglages sont dispo chez Phonak et Unitron et Oticon je crois.

  • Je me suis un peu amusé avec Connexx en partant à la découverte de ClinicalFit.

    ClinicalFit semble prodiguer une méthode de travail des plus intéressantes puisque ce module nous permet de travailler avec un SPL-o-gramme simulé dans le conduit auditif externe.

    NAL-NL1 et DSL v5 sont utilisables, donc ce n’est pas un module uniquement tourné vers les enfants mais il s’adapte très bien pour les adultes puisque ces deux méthodes prescriptives les prennent en charge.

    Personnellement, j’ai beaucoup aimé le fait que le logiciel demande :

    – à la fois le type de transducteur utilisé pour effectuer l’audiométrie en HL ;
    – ainsi que la méthode de détermination de la RECD (embout ouvert ou mousse insert + quel type de coupleur utilisé).

    Cela prouve que pour convertir un seuil auditif en dB HL en dB SPL, le logiciel a utilisé des « quantités » (RETSPL) qui ne sont pas issus d’une petite cuisine chez Siemens mais bel et bien des ANSI et autre ISO. Ca fait toujours plaisir de voir qu’en prenant sa calculatrice on trouve exactement la valeur calculée par ClinicalFit.

    Par contre, bien que précisant que les prescriptions NAL-NL1 et DSL v5 soient les prescriptions « originales » (non-retouchée par Siemens), je trouve les TK particulièrement élevés lors du calcul avec DSL v5 (de l’ordre de 55-60 dB sur tous les canaux…).

  • J’oubliais que UNITY ouvre une fenêtre (assez minimaliste) lors d’une mesure in vivo sous CONNEXX, ce qui est pratique mais déconcertant ! A suivre, je vous en dirai plus après quelques essais !

  • J’avais compris que Clinicalfit était dédié aux enfants, mais je n’ai toujours pas saisi les différences entres les 2 volets de présentation de CONNEXX.

    Pour revenir à UNITY, je n’ai pas de soucis particulier au contraire. Sans rire, malgré certains détracteurs, le logiciel tourne bien et UNITY dispose d’un audiométrie haute fréquence, d’un Luscher rapide et d’options assez sympas ! Mais AURICAL reste supérieur dans sa représentation graphique du Gain d’insertion versus niveaux de sortie, qui il faut bien le dire est très efficace !

  • Ne me dis pas que même les possesseurs de Unity ont ce problème !
    ClinicalFit était activé par défaut, et si toutes les données audiométriques requises ne sont pas saisies, le calcul de la cible ne se fait pas, d’où la première précaution de le désactiver. Je crois que cette formule (ClinicalFit) concerne l’appareillage des enfants, mais je ne l’ai jamais utilisée (jamais adapté de Siemens à un enfant).

  • lol moi j’ai unity et je ferais 2 3 captures d’images histoire de te montrer la chance que j’ai de pouvoir utiliser toutes les fonctionnalités de CONNEXX.

    Tu vois une différence franche entre le clinical fit et la vision traditionnel de CONNEXX ?

    J’aimerais bien avoir ton avais la dessus !

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