Étiquette : audika

Ce titre fait évidemment référence aux démêlées médiatiques Audika/Sonalto mais je ne souhaite parler ni des uns ni des autres. C’est l’occasion de revenir sur un dossier du premier semestre 2012 : la publicité qui concerne toute notre profession.

Comme vous le savez la loi « Bertrand » ou « Mediator », selon les terminologies journalistiques, visait -entre autres- à encadrer la publicité pour les dispositifs médicaux (DM).
Par publicité le texte comprend tout ce qui profite à la vente de DM, c’est à dire les publicités pour le DM lui même mais aussi pour la marque, le fournisseur, le principe etc…
De nombreux lobbies ont fait valoir leurs intérets afin de limiter la portée du texte selon le type de DM : pansement, implants, lentilles de contact, béquilles…. n’ayant ni la même dangerosité ni le même circuit de distribution.
Cette loi devait se prolonger par la publication de deux arrêtés et deux décrets d’application. Seuls ces derniers sont parus. Etant donné la complexité des textes, j’ai pensé qu’un petit schéma ferait le plus grand bien à ceux qui ne souhaitent pas tout lire. Cela peut permettre de comprendre comment les exceptions s’appliquent et en quoi les aides auditives seraient concernées.

PUB DM

Et donc , où en sommes nous aujourd’hui ?

Actuellement la publicité n’est pas vraiment encadrée et il n’y a pas de jurisprudence sur la question. Seul les audioprothésistes conventionnés par la sécurité sociale sont soumis à des règles interdisant « les procédés visant à drainer la clientèle » et interdisant « de faire pression sur les assurés au moyen (…) des ventes par démarchage« . Il leur est interdit de citer le remboursement du régime obligatoire.
Les sites internet et de nombreux audioprothésistes (mêmes conventionnés) ne se privent pas de faire de la publicité et/ou d’exposer les remboursements. Au pire il risquent de perdre leur convention. La publicité n’a jusqu’à présent pas été considérée par la justice comme un un procédé visant à drainer la clientèle puisqu’aucun audioprothésiste ne s’est vu interdire cette pratique.

Et demain ?

En principe à compter du premier janvier 2013, la publicité serait autorisée pour certains DM en respectant les mentions indiquées dans le décret.
Les aides auditives devraient être mentionnées comme « DM à faible risque » sur l’arrêté mais il n’est pas encore paru. Compte-tenu de la taille de la liste à définir cela pourrait prendre plus de temps que prévu : il existe plusieurs milliers de produits.
Si il ne parait pas, cela signifie que dans trois mois la publicité pour les aides auditives sera prohibée (ou la loi inapplicable ?).
Cela changerait pas mal la donne,  Non ?

Et pour conclure avec le titre de ce billet, les communications de ces sociétés seraient-elles encore exposées au grand-public ?

à suivre…*

Brice

PS : corrections du 28 sept en bleu

 

*clin d’oeil à nos amis bédéphiles

Un petit topo de ce qui se dit sur le web audio !

Une pincée de politique pour commencer…

Pour commencer : le dépistage néonatal qui passe en force par arrêté ministérielle. Suite aux nombreux rebondissants, traduisant une crispation des politiques sur l’article 25 de HPST, le dépistage précoce des troubles de l’audition est adopté. Et vous, qu’en pensez vous ?

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Autre actualité, lié à une décision politique, la classe PONTO (implant ostéo-intégré d’oreille moyenne) de la société oticon médical a reçu un avis favorable de la HAS ; agence qui statue sur la validité et le service médical rendu des dispositifs médicaux.

Un soupçon d’éco…

Quand AMPLIFON rit (+3,9 % au premier trimestre), AUDIKA pleure (-5,6 % au premier trimestre)… L’exposition uniquement franco-italienne du champion boursier français de l’audioprothése nuit à son chiffre d’affaire qui se replit à 25 Millions d’Euros. Le contexte politique, économique et climatique du premier trimestre n’a pas jouer en la faveur d’AUDIKA.

… et surtout quelques petits infos technicoscientifiques glanées sur le net !

L’exposition répétée à des niveaux de l’odre de 70 dB SPL peut provoquer à long terme une réduction de l’activité neuronale du système nerveux auditif. Cette altération provoque une réduction de l’intelligibilité, sans provoquer de lésions aux niveaux périphériques (audiométrie, PE du tronc cérébral et OEAP normaux !). Cette modification de l’activité du cortex auditif provoque une réorganisation de la carte tonotopique (augmentation de l’activité en dehors des zones fréquentielles sur exposées !). Bref, une personne se plaignant de moins bien entendre avec un audiogramme plat entre 0 et 20 dB peut tout de même souffrir de problème d’intelligibilité (à quand des tests plus sensibles ? ; cet article me fait penser au syndrome de king koperski).

It has become increasingly clear that even occasional exposure to loud sounds in occupational or recreational settings can cause irreversible damage to the hair cells of the cochlea and the auditory nerve fibers, even if the resulting partial loss of hearing sensitivity, usually accompanied by tinnitus, disappears within hours or days of the exposure. Such exposure may explain at least some cases of poor speech intelligibility in noise in the face of a normal or near-normal audiogram. Recent findings from our laboratory suggest that long-term changes to auditory brain function—potentially leading to problems with speech intelligibility—can be effected by persistent, passive exposure to more moderate levels of noise (in the 70 dB SPL range) in the apparent absence of damage to the auditory periphery (as reflected in normal distortion product otoacoustic emissions and auditory brainstem responses). Specifically, passive exposure of adult cats to moderate levels of band-pass-filtered noise, or to band-limited ensembles of dense, random tone pips, can lead to a profound decrease of neural activity in the auditory cortex roughly in the exposure frequency range, and to an increase of activity outside that range. This can progress to an apparent reorganization of the cortical tonotopic map, which is reminiscent of the reorganization resulting from hearing loss restricted to a part of the hearing frequency range, although again, no hearing loss was apparent after our moderate-level sound exposure. Here, we review this work focusing specifically on the potential hearing problems that may arise despite a normally functioning auditory periphery.

Test auditif gratuit

test auditif gratuit.....

Il existe deux poids deux mesures au niveau des tests auditifs gratuits proposés par les grands réseaux d’audioprothèses. Je suis ennuyé par la légalité de ces tests. En effet, on ne doit pas en tant qu’audioprothésistes proposer un test auditif en dehors du circuit médical (c’est l’ORL qui dépiste…) Je remarque que beaucoup de mes collègues pratiques l’audiométrie tonale oreille par oreille et s’en vante via la publicité… Je ne sais que penser. Pourquoi certains le feraient et pas d’autres…. J’ai l’impression qu’aujourd’hui si on ne propose pas ce test on perd du traffic au niveau de son centre… Qu’en pensez vous ? pratiquez vous ce test ?