Une époque formidable

En dehors d’une actualité bien chargée en cette fin d’année, et quelques points qui mériteraient qu’on s’y attarde (et on s’y attardera…), je partage ici avec vous mon émerveillement pour les performances technologiques actuelles.

Il s’agit d’une aide auditive récente, mais (même) pas le haut de gamme de la gamme…


Le fabricant de cet appareil auditif, que nous nommerons X, conçoit et fabrique en Europe, ce sera le seul indice donné.

Ce modèle aurait pu être un Classe I, mais sera vraisemblablement un Classe II dans la nouvelle nomenclature. Et comme je l’ai déjà dit, ce n’est pas le haut de sa gamme. Là, je sens que vous êtes en train de faire de la triangulation 😉

Bref, le but n’est pas de donner des bons points, juste un coup de chapeau aux performances actuelles, qui sont de moins en moins rares. Montrer des courbes, des graphiques, ça n’engage tout d’abord que moi, ça pourrait tout à fait être factice, et puis ça représente quoi au juste ?

Ecouter un appareil prend tout son sens. Réaliser en une minute tous les mécanismes qui, les uns après les autres, se mettent en marche et aboutissent à ce que vous allez entendre.

Tout d’abord, ce qui se passe au microphone de référence, nous sommes à un RSB très défavorable, de -10dB :


Référence cabine – RSB -10dB

Avez-vous entendu et compris l’histoire qui se cache dans ce brouhaha ?

Et à la sortie de l’appareil auditif en question :


Appareil fabricant X – RSB -10dB en entrée

Après 20 secondes, en plus on avance, c’est « magique ». L’appareil à amélioré de 10dB le RSB, on arrive alors à 0dB de RSB pour -10 en entrée.

Voilà, c’est beau, ça marche parfaitement !

Les questions : les patients s’en rendent-ils comptent ? Quelle est la « consommation » de l’amélioration du RSB par la dégradation de toutes les structures auditives ? (on donne 10dB d’amélioration, mais quelle est l’amélioration réelle dans le bruit ?), etc.

A plus pour de nouvelles aventures !

Comments (2)

  • Bonjour Alexandre

    Oui, le brouhaha est une superposition de 4 ISTS tous décalés dans le temps les uns par rapport aux autres (afin qu’il n’y ait pas de sommation en phase).
    La configuration spatiale est voix devant, 0°, et bruit derrière à 180°. Un appareil est enregistré, mais un second fonctionne sur une seconde oreille afin de (potentiellement) utiliser leurs fonctions binaurales si elles existent.

    Je ne sais pas si l’appareil « découvre » la voix dans le bruit… je dirais que c’est plus subtil, et peut être un fait du hasard (si !) : je m’explique, l’appareil détecte, c’est peu de le dire, beaucoup de bruit derrière lui et passe donc en faisceau directionnel; et là, c’est probable, il détecte alors la voix devant en ayant réduit sa captation du bruit. Donc on peut présumer que d’autres mécanismes se mettent en place pour favoriser ce message utile. Car 10dB d’amélioration du RSB, je ne pense pas que ce soit atteint à la seule force des petits bras musclés de la directionnalité 😉

  • Alexandre STANIMIROVIC

    Salut Xavier,
    Vraiment impressionnant, dans ce babble on ne capte aucun « son utile » et après traitement c’est presque parfait…
    Mais comment l’appareil y arrive ?
    Ton brouhaha est bien une superposition de plusieurs ISTS ? Comment la « version Française » de ce même ISTS émerge suffisamment pour être perçue par les aca et être traitée ?

    Et encore merci pour tout ce que tu nous propose à chacun de tes posts !

    Alexandre

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